L’histoire va bien s’écrire. Quarante-quatre ans après le dernier succès belge en Grand Tour, Remco Evenepoel va remporter la Vuelta 2022. Le maillot rouge a tenu bon dans cette 20e et pénultième étape, revenue à Richard Carapaz (INEOS Grenadiers), ultime résistant de l’échappée du jour pour s’offrir un troisième succès sur cette Vuelta. Le Belge de la QuickStep-AlphaVinyl n’aura finalement été attaqué qu’une seule fois par Enric Mas (Movistar), incapable de décrocher le maillot rouge qui compte toujours 2’05’’ d’avance avant l’étape de Madrid. Sauf incident extra-sportif, il remportera son premier Grand Tour dimanche, à seulement 22 ans.
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Evenepoel n’a jamais tremblé

C’était la journée de tous les dangers. La journée "la plus importante de sa vie" selon l'intéressé. A l’arrivée, elle a été beaucoup plus tranquille que prévu. Sur un terrain qui empruntait les mêmes routes que la 20e étape du Tour d’Espagne 2015 où Fabio Aru avait renversé Tom Dumoulin, tout le monde attendait de voir si Enric Mas et la Movistar allaient être capables de mettre la QuickStep-AlhpaVinyl et Remco Evenepoel en difficulté. On ne pourra pas leur reprocher de ne pas avoir essayé, avec un plan qui était parfait : placer Alejandro Valverde et Gregor Mülhberger dans l’échappée et imposer un énorme tempo au pied du Perto de la Morcuera, à 45km de l’arrivée.
La Movistar a même réussi à rapidement isoler Evenepoel. Malheureusement pour la formation espagnole, Mas n’avait pas ses meilleures jambes et l’a rapidement compris après son unique attaque, à 40km de l’arrivée. Une attaque facilement suivie par le maillot rouge, qui n’a jamais réellement semblé en difficulté. Très tranquille, serein, le Belge a contrôlé cette ultime journée difficile, bien aidé par l’absence de nouvelle attaque de Mas qui avait baissé les bras. Evenepoel s’est alors contenté de suivre le tempo des UAE Team Emirates. Après avoir tenu les différences offensives de Miguel Angel Lopez (Astana Qazaqstan Team), en quête de la 3e place de JuanAyuso, la formation émiratie a roulé pour la victoire d’étape. En vain.

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Encore une 2e place pour Mas

Une nouvelle fois dans l’échappée, avant tout pour consolider un maillot à pois bleu de la montagne qu’il a rapidement assuré, Richard Carapaz était tout simplement trop fort. L’Equatorien d’INEOS Grenadiers a tout fait pour écœurer ses compagnons d’échappée, attaque après attaque, ascension après ascension. D’un groupe de 20 coureurs en contre où l’on retrouvait Alejandro Valverde (Movistar), Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) ou Vincenzo NIbali (Astana Qazaqstan Team), où l’entente n’a jamais été au rendez-vous, il est d’abord revenu sur la tête de course, puis est parti dans la Morcuera, seulement accompagné par Louis Meintjes (Intermarché - Wanty - Gobert Matériaux) et Sergio Higuita (EF Education-EasyPost), qu’il a lâché en deux temps dans la dernière ascension.
Avec 18’’ d’avance sur le groupe des favoris, encore fallait-il résister sur le faux-plat final. Mais Carapaz a parfaitement géré son effort pour aller décrocher sa 3e victoire d’étape sur cette Vuelta. Lui qui venait pour le général s’est parfaitement rattrapé de ses déboires en première semaine et a sauvé un peu plus le Tour d’Espagne des INEOS Grenadiers, qui ont vu Carlos Rodriguez perdre deux places (7e désormais) au général ce samedi. Trop touché pour lutter, l'Espagnol a lâché prise. Son calvaire profite à Joao Almeida (5e) et l’étonnant Thymen Arensman (6e), qui gagnent une place au général. L'Espagnol qui monte sur le podium s’appelle donc Juan Ayuso, 3e d’un podium sur lequel montera Enric Mas pour la troisième fois en cinq éditions. La troisième à la 2e place. Mais le patron de la Vuelta s’appelle bien Remco Evenepoel.

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