La Vuelta - Sepp Kuss annonce qu'il n'y a pas de hiérarchie chez Jumbo-Visma avec Primoz Roglic et Jonas Vingegaard
Publié 11/09/2023 à 15:38 GMT+2
Maillot rouge de la Vuelta 2023 devant ses coéquipiers Primoz Roglic et Jonas Vingegaard, Sepp Kuss (Jumbo-Visma) est à six étapes de remporter son premier grand tour. Interrogé par Sporza, l’Américain a révélé que l’équipe n’avait pas instauré de hiérarchie pour la fin de l'épreuve. Avec trois arrivées en altitude d'ici jeudi, Kuss saura vite savoir s'il peut gagner ce Tour d'Espagne.
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Y’a-t-il une hiérarchie au sein de la Jumbo-Visma ? C’est la question à plusieurs millions d’euros que la planète cyclisme se pose avant d’attaquer la dernière semaine de la Vuelta 2023. En mode ogre sur ce Tour d’Espagne, la formation néerlandaise truste les trois premières places du classement général avec ses leaders. Mais, surprise, c’est le super lieutenant Sepp Kuss qui domine le duo Primoz Roglic - Jonas Vingegaard qui a tardé avant de mettre réellement la machine en route. Le grimpeur du Colorado a répondu à la fameuse question lors de la dernière journée de repos.
Interrogé par le média belge Sporza, lundi, Kuss a révélé qu’il n’y avait aucune hiérarchie d’établie par la direction sportive de l’équipe. C’est tout du moins le discours officiel qu’il doit prononcer devant la presse. “Il n’y en a pas directement (de hiérarchie). Nous voulons maintenir cette situation (d’avoir un Jumbo leader du classement général). Mais il n’y a pas de cadeau dans ce sport”, a rappelé, lucide, le leader du classement général. “Il ne faut pas perdre la vue d’ensemble : on veut gagner la Vuelta avec un de nous. On se doit d’être honnêtes les uns envers les autres. Qui se sent le mieux et qui peut aller gagner ?”
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Kuss : une Vuelta parfaite pour le moment
Pour Kuss, infatigable coéquipier modèle depuis cinq années - il avait fait ses débuts en Grand Tour en 2018 sur le Tour d’Espagne justement - c’est un excellent timing pour prouver qu’il peut devenir plus qu’un ouvrier de luxe dans les cols pour ses leaders. Régulier depuis le départ, jamais réellement mis en très grande difficulté, costaud mentalement, il a cueilli la tunique rouge au soir de la 8e étape à Xorret de Cati pour… ne pas la lâcher. Une invitation surprise dans le rôle de leader donc. Mais une position qu'il convoitait et espérait depuis moment lui qui arrive dans la fleur de l'âge pour un cycliste, à 28 ans.
Alors qu’il reste six étapes, Kuss dispose de plus d’une minute d’avance sur monsieur Vuelta - Primoz Roglic (1’37”) - et 1’44” sur Jonas Vingegaard, le nouveau roi du Tour de France. Face au vainqueur du Giro et de la Grande Boucle, a priori, le gregario qu’il est ne pouvait pas peser bien lourd auprès de ses patrons. Sauf que l’heure est au statu quo chez les Bataves qui respectent la loi du sport. Son pécule, lui, est intéressant mais ne lui donne pas droit au jour sans ou à une défaillance en montagne.
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Trois arrivées en altitude d'ici jeudi : l'ancien lieutenant saura vite
Si le placide Kuss ne ment pas, ce sera une bagarre à la pédale entre le lieutenant semi-rebelle et les deux ogres pour la victoire finale. Mieux entré dans ce dernier grand tour de la saison que ses compagnons, le patron de la course a évoqué la suite du parcours. De mardi à jeudi, il y aura trois étapes avec des arrivées en altitude. Mardi, ce sera l’apéritif à Beyes après l’ascension de la Hermida, une ascension de 2e catégorie à 8,8% de moyenne, avec quelques passages à 14%.
Puis, mercredi, il y aura le grand test à l’alto de l’Angliru dans les Asturies, avant une journée plus compliquée sur la durée jeudi avec cinq montées (trois en 1ère catégorie), dont la découverte du Puerto de La Cruz de Linares où sera jugée l'arrivée. Ce lourd programme ne fait pas peur à Kuss malgré l’inconnue qui tient en sa capacité à tenir en troisième semaine. Au contraire, cet enchaînement l'excite. Et même le monstre Angliru lui rappelle de bons souvenirs, ceux d’avoir des “bonnes jambes” lors de son dernier passage en 2020, au service d'un Roglic malmené ce jour-là.
"J'aime les cols qui arrivent maintenant dans les Asturies et en Cantabrie. C'est mon type de montées, les plus raides. Je me sens bien et je les attends avec impatience”, a soutenu le coureur de 28 ans. “Est-ce que j’ai peur d'une autre étape ? La 18e est délicate, la 20e (un véritable toboggan avec 4000 mètres de dénivelé et dix ascensions en 3e catégories) ressemble à une petite classique. C'est difficile de contrôler une telle journée. Cela peut être imprévisible, mais les jambes parleront."
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Une chose est sûre pour Kuss : le sport sera gagnant lors de ce dernier acte de la Vuelta et non pas les calculs internes d'apothicaire. C’est comme ça qu’il a toujours entendu la chose. Porter le maillot rouge ne doit pas être un faux passe-droit. Et de toute façon, dimanche soir il avouait qu'il se sentait de mieux en mieux.
"J'ai vécu des expériences merveilleuses et nouvelles la semaine dernière. Cette semaine est celle que j'aurais attendue avec impatience de toute façon". Place à l’explication interne. Kuss le sait, Roglic et Vingegaard prendront leur créneau s'ils ont une opportunité de le faire. C'est dans ses jambes et surtout sa tête pour aller décrocher son Graal.
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Sepp Kuss
Crédit: Getty Images
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