Vuelta 2023 | Chute d'Evenepoel, chrono dans le noir, temps gelés... Trois jours et trois polémiques

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Barcelone, la Catalogne, Andorre… L'organisateur de la Vuelta se disait sans doute que la carte postale serait belle pour ces trois premiers jours de l'édition 2023. Avec un chrono par équipes, un final difficile et une arrivée au sommet, tout était même en place pour que le spectacle soit au rendez-vous. Problème, les polémiques font de l'ombre aux champions depuis le départ.

Evenepoel ensanglanté : sa chute après l'arrivée

Video credit: Eurosport

"Ça commence à me casser les c***". Toujours sans filtre, Remco Evenepoel (Soudal-Quick Step) mâche rarement ses mots. Mais même pour le Belge, la sortie interpelle. Elle témoigne du franc ras-le-bol que le nouveau maillot rouge ressent après seulement trois jours sur la Vuelta 2023. Ils ont suffi pour une nouvelle fois faire pleuvoir les critiques sur l'organisation du troisième grand tour de la saison, et pas seulement d'un strict point de vue calendaire.
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Evenepoel : "Ça commence à me casser les c***"

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Gâté par le plateau des candidats à la victoire finale avec notamment les vainqueurs des trois derniers grands tours (Vingegaard, Roglic, Evenepoel), le Tour d'Espagne a manqué son premier week-end. Tout avait démarré par un contre-la-montre par équipes tracé sur des routes dangereuses (18 virages en moins de 15 kilomètres). L'organisation n'est ni responsable de la météo, ni des risques pris par les coureurs, mais les dernières équipes en lice samedi n'ont justement pas pu en prendre, trop concentrées qu'elles étaient à rester sur le vélo dans la nuit noire d'un Barcelone plongé dans l'obscurité par un temps exécrable.

L'équité bafouée sur le chrono

Ce jour-là, c'est à l'équité même que l'on a touché, ce principe qui permet à chacun de croire qu'il est logé à la même enseigne que les autres au départ. Comment les têtes pensantes d'un des trois grands tours de la saison n'ont-ils pas pu anticiper que les derniers coureurs sur la route le seraient possiblement de nuit ? "Je dois admettre que nous sommes responsables de ce qui s'est passé. Mais la Vuelta ne s'improvise pas, tout était calculé, tout était prêt, mais pas que la nuit s'abatte aussi brusquement sur Barcelone", s'est bien mal défendu le patron de la course, Javier Guillen.
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"On ne voyait rien" : plongé dans le noir, Evenepoel a trouvé l'horaire du chrono "ridicule"

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Tout juste remis de cette première émotion, le peloton a ensuite dû gérer la prise d'une décision qui a fait parler : fallait-il geler les temps à 9 kilomètres de l'arrivée de la 2e étape comme le réclamaient certaines équipes, la Jumbo-Visma en tête ? Le principe de sécurité a primé et les récents événements, en course et hors de celle-ci, prouvent qu'il est rarement de trop mais l'on se demande un peu quel a été le processus autour de cette décision, surtout quand pendant l'étape la Jumbo-Visma a abusé de son statut d'équipe la plus puissante du peloton pour mettre celui-ci au pas et permettre le retour d'un Primoz Roglic qui avait chuté.

Evenepoel s'en remettra mais…

Ce dimanche, ce n'est pas le Slovène qui a goûté au bitume. D'ailleurs, personne pendant la 3e étape, qui a mené les coureurs en Andorre, n'a chuté. En revanche, après… Comment expliquer que le vainqueur de l'étape n'ait eu aucune chance d'éviter la vingtaine de personnes qu'il a découverte face à lui après avoir hurlé sa joie d'avoir fait la nique aux Jumbo-Visma ? Habituellement, les coureurs ont un couloir pour éviter photographes et assistants qui les attendent. Pas ce lundi au sommet d'Arinsal où, pourtant, l'organisation avait justement prévu de limiter le nombre de personnes.
Une arrivée dix mètres plus tôt, une vraie zone de "freinage" puisque la descente démarrait juste avant la ligne, aucun assistant posté si proche de celle-ci… Autant de bonnes décisions qui auraient permis d'éviter un nouvel épisode embarrassant. Remco Evenepoel se remettra de ce gadin mais le pire n'est jamais loin dans ces situations et le Tour d'Espagne aurait pu perdre l'une de ses têtes d'affiche en même temps que de s'offrir un vrai camouflet qu'elle n'est d'ailleurs pas certaine d'avoir évité.
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Pourquoi Evenepoel a-t-il chuté ? L'analyse des RP

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Arrivées scabreuses, réalisation pas toujours au niveau, public peu présent et enthousiasme très limité pour un parcours parfois lénifiant sur de longues autoroutes, la Vuelta se taille déjà la part du lion dans les critiques adressées aux trois grands tours. Année après année, son statut de troisième course de trois semaines de la saison se confirme et ce alors que les cadors ne la boudent jamais tous ensemble. Elle sait dénicher des arrivées inédites et impressionnantes, le spectacle n'y manque jamais mais elle doit encore s'améliorer pour gommer son retard sur ses deux grandes sœurs.
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