Vuelta 2023 | Remco Evenepoel, troisième homme derrière Primoz Roglic ou Jonas Vingegaard ou patron ?

Eurosport sur Google

Tenant du titre du Tour d'Espagne, Remco Evenepoel (Soudal-Quick Step) n'avait pas prévu d'y retourner cette année. Son Giro achevé trop tôt l'a convaincu et s'il goûtera du déjà-vu au-delà des Pyrénées, une dose de nouveauté va tout changer. Double vainqueur du Tour de France, Jonas Vingegaard (Jumbo-Visma) sera là et sa seule présence change beaucoup de choses.

Van der Poel, Vuelta, Vingegaard... les attentes de Fritsch pour la fin de saison

Video credit: Eurosport

Vuelta-Giro-Tour de France, pas de retour en arrière et un grand chelem à accomplir. Voilà ce qu'était la vision de Remco Evenepoel et Patrick Lefevere, son boss chez Soudal-Quick Step. Dans un monde parfait, avec une petite dose de chance et beaucoup de talents, le Belge aurait vu son rêve s'accomplir pas à pas. Mais la vie d'un cycliste professionnel est rarement linéaire, surtout depuis 2020. Le Covid a frappé Evenepoel en Italie et l'a obligé à revoir ses plans. Il revient en Espagne avec le numéro un dans le dos mais est-il vraiment dans la peau du patron ?
Curieuse situation que celle de Remco Evenepoel au départ de Barcelone ce samedi. En mai dernier, il avait quitté le Giro à la suite d'un chrono moins impressionnant qu'attendu mais remporté à la fois contre ses adversaires et contre le Covid. Maillot rose, il avait quitté la course le soir même. Avec un brin d'exagération, on assurera qu'il n'a encore pas été battu sur une course de trois semaines depuis qu'il les aborde sérieusement, c'est-à-dire pas après dix mois sans courir comme ce fut le cas pour le Giro 2021.
picture

La fusée Remco a encore frappé : revivez le sacre d'Evenepoel sur le chrono

Video credit: Eurosport

Pas la même préparation que pour le Giro

Ce simple fait suffirait à faire de lui le favori logique à sa propre succession, d'autant plus que par ailleurs sa saison 2023 est une réussite avec notamment un deuxième succès à Liège-Bastogne-Liège, un troisième sur la Clasica et un premier sur le championnat du monde de contre-la-montre. Le Giro excepté, il a encore coché toutes les cases, comme ce fut le cas en 2023, de Liège aux Mondiaux en passant par la Vuelta.
Ce Tour d'Espagne justement ne devait pas figurer à son programme de 2023 mais il l'a choisi pour se remettre de l'immense déception italienne. Selon les confidences d'un membre de sa garde rapprochée, Louis Vervaeke, il ne lui a fallu qu'une semaine pour basculer. Mais est-il aussi bien préparé qu'en mai ? Non, répond Vervaeke à Cyclingnews. Pour la simple et bonne raison qu'il avait tant sacrifié pour le Giro (60 jours de stage) qu'il était impensable d'en faire de même une deuxième fois sur la même année.
picture

Bilbao n'a pas eu les jambes pour contrarier Evenepoel : l'arrivée en vidéo

Video credit: Eurosport

Reste que si doute il y a sur son statut avant cette Vuelta, il ne repose absolument pas sur sa forme mais bien sur l'adversité et en particulier sur une équipe. "Si vous regardez le parcours et la liste des départs, vous pouvez voir que ce sera une course très difficile", a justement souligné Evenepoel dans un communiqué de son équipe.

Vingegaard change tout

En Espagne, il retrouvera peu ou prou ses adversaires de l'an dernier (Roglic, Almeida, Ayuso, Mas…) mais aussi Jonas Vingegaard. Et c'est bien lui qui occupe les pensées d'Evenepoel, lui qui le fait potentiellement passer d'un statut de patron à celui de deuxième voire troisième homme puisque la présence du Danois augmente mécaniquement aussi les chances de Roglic, son coéquipier, par le jeu de la stratégie.
picture

Tonne d'attaques, suspense haletant… puis piétiné : c'était Vingegaard vs Pogacar, édition 2023

Video credit: Eurosport

Son match avec Vingegaard, sans oublier Tadej Pogacar évidemment, Evenepoel l'avait sans doute imaginé sur le prochain Tour de France. Le champion du monde de chrono fait face à un nouveau challenge. La forme du vainqueur du Tour pose question mais sa présence rebat les cartes. Au sein d'un collectif Jumbo-Visma effrayant, il ajoute une carte joker dont saura se servir la Jumbo-Visma dans un contexte favorable.
Favorable puisque ce deux contre un change toute la donne… d'autant plus qu'Evenepoel n'a pas, dans son équipe, les armes pour lutter collectivement contre la Jumbo-Visma. Seul, le Belge devrait l'être rapidement dans les ascensions et son salut passera sans doute par une grande patience pour ne pas se griller les ailes. Attendre que soit Vingegaard soit Roglic devienne équipier de l'autre semble être une première étape raisonnable. Pour passer du statut de troisième homme à celui de deuxième… en attendant mieux.
picture

Quand Fritsch se met dans la peau du staff de la Jumbo

Video credit: Eurosport

Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité