Vuelta 2023 | Sepp Kuss, Primoz Roglic et Jonas Vingegaard : Jumbo-Visma a repris la main sur Remco Evenepoel

Eurosport sur Google

Remco Evenepoel (Soudal-Quick Step) n'a beau plus être le leader du Tour d'Espagne 2023, aucun favori ne pointe devant lui au classement général malgré son retard de 2'47'' sur Lenny Martinez. Pourtant, la 6e étape a sérieusement inversé la tendance dans son duel avec la Jumbo-Visma. Celle-ci a remporté l'étape, replacé Sepp Kuss et lui a repris du temps avec Primoz Roglic et Jonas Vingegaard.

Martinez en rouge à 20 ans, gros coup des Jumbo, Evenepoel dans le dur : résumé de la 6e étape

Video credit: Eurosport

Un chrono dans le noir, un sprint au sommet, une bonification. Il n'avait pas fallu pour Remco Evenepoel déployer des montagnes d'effort pour se faire un petit matelas sur Jonas Vingegaard (37'') et Primoz Roglic (43''). On se projetait même aisément sur la minute d'avance sur le duo à l'issue du contre-la-montre qui lancera la deuxième semaine, mardi. Tout a volé en éclats, son matelas et les conjonctures ce jeudi sur les pentes du Pico del Buitre où Jumbo-Visma a sérieusement repris la main.
picture

Kuss en costaud, Martinez en rouge : revivez l'arrivée en vidéo

Video credit: Eurosport

Insolente, la formation néerlandaise a joué un double sale coup à son rival le plus menaçant. Et le tout était prémédité comme l'ont reconnu les principaux intéressés avec les éléments de langage qu'il fallait. "On voulait essayer d'aller dans l'échappée pour tester Quick-Step", a fait savoir Sepp Kuss. "Dès le départ, les gars ont été géniaux, on a mis la pression sur la Soudal", a renchéri Jonas Vingegaard. Et force est de constater qu'ils ont… raison.

Kuss, une épine dans le pied supplémentaire pour Evenepoel ?

Parfois habituée à la stratégie simple, pour ne pas dire simplissime, du rouleau-compresseur en tête de peloton, la Jumbo-Visma a cette fois pris le parti de profiter d'une étape folle pour placer des pions à l'avant. En nombre et avec de la qualité puisqu'il y avait là Kuss donc mais aussi Atilla Valter et Jan Tratnik. Les deux derniers avaient pour consigne de bosser pour le premier, propulsé dans la lutte pour le maillot rouge qu'Evenepoel avait promis de lâcher ce jeudi.
picture

Première défaillance pour Evenepoel, Roglic en profite : revivez l'attaque du Slovène

Video credit: Eurosport

La formation du Belge a dû chasser, notamment en faisant relever les deux équipiers présents à l'avant (Cattaneo et Vervaeke). Suffisant pour ramener l'écart à une hauteur raisonnable, insuffisant pour ne pas permettre à Kuss de compter désormais 2'39'' d'avance sur Evenepoel. "Je ne suis pas là pour remporter le classement général, calme cependant l'Américain qui se pose quand même en empêcheur de tourner en rond. Pour moi, remporter une étape, c'est déjà génial. Je ne sais pas où je suis au classement général."
Le fantastique grimpeur n'est sans doute pas là où il s'attendait être mais ses leaders eux sont assurément plus proches de là où ils s'imaginaient après six jours de course et deux arrivées en altitude. Une attaque de Primoz Roglic a suffi à lâcher Remco Evenepoel, bientôt laissé seul par des équipiers qui ont travaillé toute la journée. "J'avais de meilleures jambes mais l'arrivée est loin, a-t-il clamé. C'était une belle journée, on s'est fait plaisir. C'était notre plan tout ça, on ne va pas se plaindre". Et comme Vingegaard a pu revenir tranquillement dans sa roue une fois la menace belge écartée, tout a effectivement parfaitement fonctionné.

Vingegaard a-t-il attendu Roglic ?

Le Danois s'est d'ailleurs senti mieux que lundi, preuve qu'il monte en puissance. "J'étais plutôt pas mal, c'était mieux que les jours précédents. J'ai un peu souffert au départ de l'étape mais heureusement j'ai retrouvé les jambes", a réagi le vainqueur du Tour. A-t-il dû réfréner ses ardeurs dans le dernier kilomètre ? A l'image, on a cru le voir ralentir pour ne pas larguer Roglic, comme une réminiscence du Dauphiné 2022 qui annonçait sa prise de pouvoir à venir sur la Grande Boucle. Alors qu'il avait grimpé jusqu'à 40 secondes, l'écart avec Evenepoel est tombé à 32 sur la ligne.
picture

Roglic : "On a récupéré du temps, c'était notre plan"

Video credit: Eurosport

Un regret ? Même pas. Tout va bien dans la galaxie Jumbo-Visma. S'il y avait eu une cerise sur le gâteau, elle aurait pu être le maillot rouge pour l'équipier de luxe, Sepp Kuss, un "mec incroyable qui l'aurait mérité" selon son leader danois. Et puis au fond, les Néerlandais n'ont pas besoin de ce symbole pour se savoir patrons de la Vuelta. Merijn Zeeman, directeur sportif, conclut : "La victoire de Sepp et des gains de temps pour nos leaders ? On ne pouvait pas rêver mieux." Quand on vous dit que tout va bien…
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité