Vuelta 2023 – Un premier test attend Evenepoel, Vingegaard, Roglic et Ayuso lors de la 6e étape

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L’heure de la haute montagne a sonné sur la 78e édition de la Vuelta. L’ascension finale de la 6e étape, le Pico del Buitre (10,9 km à 8%), a toutes les caractéristiques pour provoquer des écarts entre les favoris. De quoi dresser une première hiérarchie entre les Evenepoel, Roglic, Vingegaard, Ayuso & co. Pour la victoire d’étape, les échappés auront un coup à jouer, à l’image de Bardet.

Roglic et Valverde battus par Lopez : en 2019, l'Observatoire de Javalambre avait fait des dégâts

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Pour une fois sur cette 78e édition, le sort a décidé d’épargner les prétendants au général, revigorés après une 5e étape déroulée sur un train processionnaire. Les coureurs savent qu’un tel acte roboratif annonce des lendemains sulfureux. Jeudi, la 6e étape va en effet clouer les favoris à leur place. Entre la défense du maillot rouge de Remco Evenepoel, le leadership chez Jumbo-Visma et le dévoilement des forces réelles des pensionnaires d’UAE : nombre de questions trouveront un semblant de réponse au sommet du Pico del Buitre, où trône l’Observatoire Astrophysique de Javalambre.
Il ne sera pas question d’une arrivée en petit comité, à l’image de l’étape andorrane remportée par Evenepoel (Soudal – Quick Step). Les pourcentages du Pico del Buitre relèvent d’une autre affaire, bien plus sévère (10,9 km à 8%). Si le pourcentage moyen n’évoque pas la même crainte que d’autres géants de la péninsule, il convient d'ajouter que les deux premiers kilomètres culminent entre 3 et 5 %. Cela vous donne une idée des rampes vertigineuses qui attendront ensuite les coureurs (avec de multiples passages à 15%).
Outre l’inclinaison de la pente, l’altitude trouvée au sommet (près de 2000 mètres) achèvera de provoquer une première sélection chez les cadors. Lors du dernier passage au sommet du col aragonais, sur la Vuelta 2019, les favoris ont coupé la ligne en ordre dispersé. Un scénario qui devrait se répéter cette année. Pour notre consultant David Moncoutié, le Pico del Buitre présente effectivement "un terrain où on peut faire des écarts. Il n’y aura certainement pas la minute, mais un peu plus d’écart qu’en Andorre."
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Evenepoel, surpris d'avoir gagné 6 secondes : "Je pensais qu'il n'y en avait que 3"

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Actif mercredi pour aller chercher six secondes de bonification, Evenepoel, s’il a les jambes, pourrait y tester ses adversaires, les Jumbo-Visma en tête. Chez les frelons, la pancarte de leader est toujours déchirée en deux parts égales. Arrivé en pleine forme, Primoz Roglic a goûté au bitume et ressent encore des séquelles de son gadin, tandis que Jonas Vingegaard semble, comme à son habitude, attendre son heure, sans s’éparpiller. Les pourcentages de l’ascension finale de jeudi favoriseront à dresser une hiérarchie claire entre les deux hommes. Même constat chez UAE Emirates, bien que Juan Ayuso ait montré en Andorre avoir les cannes pour rééditer son podium de l’an passé.

Martinez et Bardet : les Français (aussi) seront attendus

Au milieu de ces têtes d'affiche, un jeune prince parfait ses gammes. Lenny Martinez (Groupama-FDJ) abordera cette 6e étape dans la peau du troisième du général, maillot blanc sur le dos. Pas mal pour le benjamin de ce Tour d’Espagne (20 ans), dont l’ascension du Pico del Buitre constitue un premier gros test. "Ce sera un gros test (pour Martinez, ndlr) avec l’ascension finale qui est vraiment très dure avec des grosses pentes, détaille son directeur sportif Benoît Vaugrenard. On va voir comment ça court, si Quick Step veut laisser le maillot ou pas. Demain, il risque d’y avoir du sport."
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"L'ascension finale est vraiment très dure" : gros test pour la Groupama-FDJ

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Vaugrenard ne s’y trompe pas. A l’instar de 2019 (Angel Madrazo), l’hypothèse de voir un coureur échappé s’imposer au sommet de l’Observatoire Astrophysique de Javalambre est crédible. A ce jeu-là, Romain Bardet (DSM-Firmenich) a pris de l’avance…en coupant la ligne à Burriana avec plus de cinq minutes de retard. L’Auvergnat a faim de victoires et de moments d’extase. Pour les Français aussi, la 6e étape agira comme un révélateur.
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