Eurosport
Vuelta 2024 | Primoz Roglic (Red Bull-Bora-Hansgrohe) vainqueur de la 4e étape, confirmation et signaux rassurants
Par
Publié 20/08/2024 à 19:34 GMT+2
Considéré par beaucoup comme étant le grand favori du Tour d'Espagne, qu'il a déjà remporté à trois reprises, Primoz Roglic (Red Bull-Bora-Hansgrohe) a envoyé un message fort ce mardi. Le Slovène s'est imposé au sommet du Pico Villuercas au terme d'une journée parfaitement maîtrisée. Et a prouvé, par la même occasion, que sa blessure de juillet ne l’handicapait pas tant que ça.
Roglic qui prend les commandes, bourde à l'arrivée : les temps forts de la 4e étape
Video credit: Eurosport
Le rendez-vous était pris. Avant même le Grand Départ de la 79e édition de la Vuelta, il paraissait évident que la première explication entre favoris au classement général aurait lieu ce mardi, à l'occasion de la première arrivée au sommet. Avec ses 14,6 km à 6,2% de moyenne et, surtout, ses rampes à près de 20% sur un revêtement en ciment, le Pico Villuercas est une vacherie sans nom. Certains y ont beaucoup souffert. D'autres, au contraire, s'en sont bien mieux tiré. À commencer par celui que tout le monde attendait : Primoz Roglic.
Le leader de la Red Bull-Bora-Hansgrohe s'est imposé tout en haut du point culminant de la Sierra de Guadalupe, en coupant la ligne juste devant l'étonnant Lennert Van Eetvelt (Loto-Dstny). Il a d'ailleurs fait coup double, en profitant de ce succès pour prendre la tête du classement général et récupérer le maillot rouge, jusqu'ici porté par Wout van Aert (Visma | Lease a Bike). Celui qui faisait logiquement figure de favori, du haut de son vécu et de ses trois sacres sur le Tour d'Espagne (2019, 2020 et 2021), a donc répondu présent dès le premier gros test. Et le mieux, dans tout ça, c'est qu'il l'a fait avec la manière.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/08/20/4029208-81721808-2560-1440.jpg)
Roglic d'un bras au Pico Villuercas : revivez la victoire du Slovène en vidéo
Video credit: Eurosport
En taulier, Roglic a pris ses responsabilités
Le Slovène a d'abord pu compter sur l'excellent travail de sa formation, qui a roulé aux avant-postes du début à la fin et n'a jamais laissé l'échappée prendre trop de champ. "L'équipe mérite plus la victoire que moi", a d'ailleurs souligné l'intéressé juste après la course. "Gagner n'était peut-être pas l'objectif principal de la journée, mais quand vous voyez les gars courir aussi fort dans cette chaleur, je suis content d'avoir fini le boulot au sommet", a-t-il poursuivi, même si on n'est évidemment pas obligés de croire qu'il n'avait pas l'intention de l'emporter ce mardi.
À cinq kilomètres de l'arrivée, quand ses équipiers se sont écartés, que la route s'est subitement élevée et que le bitume a laissé la place à un revêtement beaucoup plus ingrat, Roglic a pris ses responsabilités. En patron, il a roulé en tête d'un groupe des favoris de plus en plus mince, revenant progressivement sur Felix Gall (Decathlon-AG2R La Mondiale), qui avait anticipé. En vieux renard, il a ensuite attendu le bon moment pour lancer son sprint et griller la politesse à Van Eetvelt, qui regrettera sans doute longtemps d'avoir levé le bras un poil trop tôt. Ou quand la fougue de la jeunesse se fait punir par l'expérience du maître des lieux.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/08/20/4029238-81722408-2560-1440.jpg)
Une boulette qui coûte cher : "Si Van Eetvelt ne lève pas la main, il gagne"
Video credit: Eurosport
Sa mince avance de huit secondes sur Joao Almeida (UAE-Emirates) incite évidemment à la prudence, mais force est donc de constater que l'ancien sauteur à ski a déjà marqué les esprits en décrochant la 13e victoire de sa carrière sur la Vuelta. Ce qui n'a pas surpris Sepp Kuss (Visma | Lease a Bike). "Tout le monde savait qu'il serait très fort, comme il l'est toujours sur cette course", a salué le vainqueur sortant de l'épreuve, qui a limité la casse (11e de l'étape à 28''). "Toutes les victoires sont belles, a sobrement commenté "Rogla". Dans ma carrière, ça a toujours été dur. Il y a eu beaucoup de hauts et de bas, des challenges, des défis à surmonter."
L'un de ces défis, justement, a été de vite se remettre en selle après une énième déconvenue sur le Tour de France. Violemment tombé au cours de la 12e étape, alors qu'il était encore à proximité du podium au général, Roglic avait jeté l'éponge le lendemain. Affecté moralement, touché physiquement, il a su, encore une fois, relever la pente. "Après quelques heures d'efforts, je ressens encore des douleurs dans mon dos", a-t-il cependant avoué, comme pour rappeler que toutes les séquelles de son dernier gadin n'étaient pas effacées. Avant d'ajouter : "Heureusement, ça ne peut pas être pire."
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/08/20/4029215-81721948-2560-1440.jpg)
Roglic : "La victoire n'était pas l'objectif principal de la journée"
Video credit: Eurosport
Au-delà du résultat, sa performance a envoyé un signal rassurant concernant son état de forme. Pour le plus grand bonheur du principal concerné. "Je le dis assez rarement, mais j'ai dû travailler vraiment dur pour revenir à ce niveau et être en forme à temps pour être ici. Maintenant, je suis juste super heureux." Voilà donc Roglic bien dans ses baskets, ce qui doit être de nature à inquiéter ses rivaux.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité