Eurosport
Vuelta 2024 | "Si j'avais été battu différemment…" Lennert Van Eetvelt (Lotto-Dstny), une bourde et des regrets
Par
Publié 20/08/2024 à 20:22 GMT+2
Alors qu'il paraissait en très bonne posture pour remporter la 4e étape du Tour d'Espagne, ce mardi, Lennert Van Eetvelt (Lotto-Dstny) a levé le bras droit un peu trop prématurément… ce qui lui a valu d'être dépassé de justesse par Primoz Roglic (Red Bull-Bora-Hansgrohe). Le jeune Belge avait de quoi nourrir de gros regrets après l'arrivée, même si sa journée a été positive à d'autres égards.
Van Eetvelt : "Si j'avais perdu d'une autre manière..."
Video credit: Eurosport
À quoi ça tient, une victoire sur un grand tour ? Parfois, à très peu de choses. On se souvient par exemple de Bryan Coquard, battu pour 28 millimètres à peine par Marcel Kittel. C'était sur le Tour de France - à Limoges, pour être précis -, en 2016. Ce jour-là, le "Coq" est passé tout près d'un succès qui aurait donné une autre dimension à sa carrière. Depuis, le sprinter français n'a plus jamais eu une telle occasion de lever les bras sur une course aussi prestigieuse. Lennert Van Eetvelt, lui, a bien levé un bras ce mardi. Mais c'est sans doute ce qui l'a fait passer de la catégorie des vainqueurs à celle des vaincus aux immenses regrets.
À quelques centaines de mètres de l'arrivée de la 4e étape du Tour d'Espagne, jugée au sommet du Pico Villuercas, le jeune Belge (23 ans) faisait partie de la poignée de coureurs encore en mesure de jouer la gagne. Sur le papier, il était d'ailleurs celui qui avait la meilleure pointe de vitesse. Après avoir laissé Mikel Landa (T-Rex Quick-Step) partir de loin, le coureur de la Lotto-Dstny a lancé son sprint. L'accélération était franche et semblait le porter jusqu'à un succès mérité. Pour célébrer, le Brabançon a commencé à lever le bras droit, alors que l'arrivée était tout près.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/08/20/4029238-81722408-2560-1440.jpg)
Une boulette qui coûte cher : "Si Van Eetvelt ne lève pas la main, il gagne"
Video credit: Eurosport
Une 5e place au général pour se consoler
Erreur fatale : en embuscade, Primoz Roglic (Red Bull-Bora-Hansgrohe) a profité de la légère décélération de son adversaire pour passer devant et couper la ligne en premier. Immédiatement, Van Eetvelt a compris son erreur, frappant de rage sur son guidon. "Si j'avais été battu différemment, je pense que ça aurait été un bon résultat, mais c'est comme ça", a-t-il pesté au moment de débriefer devant les médias, ajoutant que "plein de choses" lui étaient passées à travers la tête à ce moment-là.
Le récent 3e de la Clasica San Sebastian risque de ruminer pendant quelque temps ce petit geste prématuré qui l'a privé d'un bonheur intense. Ou peut-être préférera-t-il se souvenir qu'il a lutté avec les meilleurs jusqu'au terme de la première étape de montagne, et que cela peut lui ouvrir de belles perspectives au général, dont il occupe la cinquième place. "Je peux être très heureux de la forme que j'ai", a ainsi insisté le vainqueur sortant de l'UAE Tour, qui a rappelé être venu "pour le classement général." Malgré la déception, Van Eetvelt aurait en effet tort de tout jeter. S'il continue ainsi, l'opportunité de triompher devrait se présenter à nouveau. Et si c'est le cas, gageons qu'il attendra d'avoir franchi la ligne pour lever les bras.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/08/20/4029260-81722848-2560-1440.png)
Roglic qui prend les commandes, bourde à l'arrivée : les temps forts de la 4e étape
Video credit: Eurosport
Sur le même sujet
Publicité
Publicité