Tour d'Espagne 2026 - "Les 5 secondes les plus dures de la Vuelta" : Wout Van Aert, c’est encore les autres qui le racontent le mieux

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En échec depuis le départ de ce Tour d’Espagne, Wout Van Aert a cette fois levé les bras à Loja, au terme d’une 13e étape menée d’une main de maître par les Visma-Lease a Bike. Et la star belge en a été l’artisan majeur, impressionnant rivaux comme équipiers, conquis par la performance du maillot vert.

Van Aert et Brennan ont flingué à tout-va : le résumé en vidéo

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On a pourtant cru que la Visma-Lease a Bike allait encore se rater, comme à Elche de la Sierra, lors de la victoire de Brastian Tronchon. Que leur volonté de faire gagner Wout Van Aert allait à l’encontre de ce que demandait la route. "A une vingtaine de kilomètres de l’arrivée, j’avais presque envie de dire ‘Ils font n’importe quoi’, explique notre consultant Jacky Durand. On avait dix coureurs devant, Brennan qui caresse les pédales et qui est le coureur le plus rapide, donc la Visma avait de fortes chances de gagner avec lui. Derrière, qui roule ? Bruno Armirail, un autre Visma, qui ramène certes Van Aert et aussi beaucoup de monde". Mais tant qu’il y avait le Belge, rien ne pouvait arriver à la formation néerlandaise ce vendredi.
Tout le monde savait qu’à un moment, il partirait
Wout Van Aert était sur un nuage vers Loja, gérant sa journée comme une course Pro Cycling Manager, se permettant de laisser filer une échappée pour mieux revenir quand il l’avait décidé. Sans jamais s’affoler. "Ce que nous avons fait est tout simplement une leçon magistrale de victoire collective, avoue le Belge. Nous avons essayé d'avoir plusieurs coureurs en tête pour pouvoir jouer nos cartes, et ça a fonctionné. Bruno et moi avons pu rester dans les roues pendant une grande partie de la journée et économiser notre énergie. Ensuite, avec Matthew, on avait tous les deux une chance, mais on a compris à un moment donné qu’il allait faire en sacrifier un". Et après les trois succès décrochés par le Britannique, celui-ci s’est mis au service du Belge. Car le vainqueur du dernier Paris-Roubaix était dans une journée de folie.
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Van Aert : "On avait tous les deux notre chance avec Brennan"

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"Van Aert avait des jambes de feu, estime Jacky Durand. Tous les coureurs qui l’accompagnaient dans le final en témoigneront". Tous ne sont pas passés en interview d’après-course, mais il suffit de se fier au seul coureur à avoir réussi à accrocher sa roue dans le final pour comprendre la force de Wout Van Aert ce vendredi. "Je savais que Van Aert était la roue à suivre, témoigne Valentin Paret-Peintre. Quand il attaque à 3km, c’étaient vraiment les 5 secondes les plus dures de la Vuelta… J’étais à bloc dans sa roue". Lui a tenu, mais Fischer-Black (RedBull-Bora Hansgrohe), Widar (Lotto Intermarché) ou encore Kevin Vermaerke (UAE Emirates-XRG) ont eux tous explosé. Ils connaissaient le danger, comme le savoir n’implique pas toujours le pouvoir. "Tout le monde dans l’échappée savait qu’à un moment, il partirait, avoue Widar. Puis d’un coup, Wout s’est envolé…". Parce qu’en plus d’être le plus fort, Van Aert a aussi été le plus malin.
Heureux d'avoir pu contribuer à la victoire qu'il méritait
"Ce tronçon, à environ 3,5 kilomètres de l'arrivée, est le moment où les coureurs commencent à penser au sprint, explique-t-il. C'était assez près de l'arrivée pour tenter le coup et, si on parvient à creuser l'écart à ce moment-là, plus personne ne voudra le réduire. Et ça a marché". Il ne restait plus qu’à dominer Valentin Paret-Peintre, pas le moins véloce en petit comité, mais sans commune mesure avec la pointe de vitesse de Wout Van Aert. Surtout dans un jour comme celui-ci. "J’y ai cru dans le sprint, les premières secondes, j’étais à côté de lui et je me suis dit ‘pourquoi pas’, avoue le Tricolore. Mais c‘est Wout Van Aert et ensuite il est parti, comme une fusée".
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Paret-Peintre : "Les 5 secondes les plus dures de ma Vuelta"

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Comme si le grand van Aert était de retour, revigoré par l’approche des Mondiaux, l’un des derniers grands titres qui manquent à son immense palmarès qui comptent désormais 15 étapes en Grand Tour. Sans doute l’une des plus chargées en émotion, lorsqu’on voit l’accolade que le Belge et Brennan ont partagé après la ligne. "Ça faisait longtemps qu’on la voulait celle-là, raconte le Britannique. Travailler pour Wout, c’est presque plus fort que mes propres victoires. Ce n'est pas seulement une superstar, mais aussi un homme formidable qui fait beaucoup pour moi. Je suis heureux d'avoir pu contribuer à la victoire qu'il méritait".
Des morts forts qui touchent forcément le vainqueur du jour. "Cette accolade avec Matthew après l'arrivée, c'était un moment spécial, avouait van Aert pour l’Het Nieuwsblad. Quand j'entends ce qu'il dit de moi, j'en ai la chair de poule. Il est si jeune, mais il roule déjà avec une telle maturité. Son aide dans le final était incroyable". Et tout le symbole de ce que le peloton témoigne à Wout Van Aert : un respect immense, teinté d’admiration. Et quand on est contre lui, forcément, un peu résignation. C’est ça les grands champions.
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L'incompréhension de Bisiaux : "Certains veulent collaborer avec Brennan..."

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