Tour d'Espagne 2026 - Wout Van Aert (Visma - Lease a Bike), c'est sa semaine

Eurosport sur Google

En choisissant la Vuelta, Wout Van Aert savait que son heure viendrait ici, en deuxième semaine. À l’approche des Mondiaux, le Belge de la Visma-Lease a Bike doit monter en puissance et en confiance, et cette semaine semble idéale, avec quatre des six étapes qui lui tendent les bras et moins de travail à fournir pour Matthew Brennan. Comme si la hiérarchie retrouvait son cours naturel.

Sivakov a essayé de prendre la relève de Pogacar, Mas a frappé du poing sur la table

Video credit: Eurosport

Il y a des semaines où l’on travaille pour les autres, et celles où l’on vient chercher sa récompense. Pour Wout Van Aert, la deuxième semaine de cette Vuelta ressemble furieusement à la seconde. La première partie aura été marquée par son travail pour Matthew Brennan, d'abord, et par l'abandon de Tadej Pogacar, surtout. La chute du maillot rouge a complètement changé la donne pour la suite de ce Tour d'Espagne, y compris pour le Belge de la Visma-Lease a Bike. Car d'ici dimanche prochain, la Vuelta entre dans cette partie de la course où les jambes se mettent à peser lourd, mais où les opportunités d'échappées commencent à fleurir.

Une revanche à prendre sur la Vuelta 2024

Autour des deux arrivées au sommet à Calar Alto et à la Pandera, les routes espagnoles offrent cette semaine un terrain plus ouvert, plus incertain, où la puissance et l’instinct peuvent faire la différence. Un terrain sur lequel Wout Van Aert entend bien laisser son empreinte. Parce que le Belge est toujours prêt à jouer les équipiers modèles, surtout quand son "leader" désigné s'impose comme Brennan l'a fait à Manosque et à Roquetes, mais un champion de trempe ne peut pas vraiment se contenter de ne faire que ça. Surtout vu sa forme affichée depuis son retour à la compétition fin juillet. Surtout sur le Tour d'Espagne, avec lequel Van Aert a une histoire à terminer.
picture

Des Flandres à l'Espagne : 2024, année noire de van Aert

Video credit: Eurosport

En 2024, il avait ébloui de sa classe et de son talent les deux premières semaines, gagnant 3 étapes (et 7 podiums en tout) et filant vers le maillot vert avant de chuter lourdement vers les Lacs de Covadonga. Le voir renoncer était un déchirement dans une année maudite, cinq mois après sa chute sur A Travers la Flandre qui l'avait privé de Paris-Roubaix.
Deux ans plus tard, tout a changé. Wout Van Aert a enfin conquis l'Enfer du Nord, déjà gagné sur les trois Grands Tours depuis son succès à Sienne sur le Giro l'an passé et on sent le Belge investi d'une confiance et d'une décontraction qu'on ne lui avait jamais connues. Alors, forcément, lorsque l'on combine cela avec le tracé proposé par la Vuelta dans cette deuxième semaine, difficile de ne pas imaginer le vice-champion d'Europe et du monde 2023 triompher à plusieurs reprises d'ici dimanche. À commencer par mardi.

4 étapes sur 6 taillées pour Van Aert

Fidèle à ce qu'elle sera toute la semaine, la route de la 10e étape proposera un toboggan toute la journée entre Alcaraz et Elche de la Sierra. Et si rien ne sera vraiment dur, l'enchaînement d'une bosse non répertoriée de 1km à 8,6% et du Puerto de Socovos (9,8km à 3,5%) à 24km de l'arrivée, avec une montée finale en deux temps (1,7km à 5,5% puis 4,1km à 2,6%) semble trop dur pour les sprinteurs, mais parfaite pour Wout Van Aert, que ce soit au sprint ou en échappée. Bis repetita le lendemain, avec une arrivée à Lorca par-delà l'Alto del Morrion de Totana (7,8km à 4,5%), placé à 32km de l'arrivée.
picture

Carte à jouer pour les baroudeurs : le profil de la 10e étape

Video credit: Eurosport

Si la 12e étape, à Calar Alto, paraît évidemment trop dure pour le Belge, il sera de nouveau l'un des favoris jeudi vers Loja, avec trois cols - Venta de la Cebda (14km à 5%), Alto del Legionario (5,8km à 4,9%) et Puerto de Granada (6,5km à 6,2%) - où une échappée victorieuse est très probable. Sans oublier l'étape de dimanche, à Cordoue, avec de multiples montées toute la journée mais un nouveau final plat, idéal pour sortir la majorité des sprinteurs. Quatre étapes et autant d'opportunités pour Wout Van Aert. Surtout depuis l'abandon de Pogacar.

L'abandon de Pogacar, le coup de pouce involontaire

Car lorsque le Slovène est là, et encore plus quand il domine un Grand Tour, les chances d'échappées victorieuses sont souvent réduites à peau de chagrin. Y compris dans les massifs intermédiaires, où UAE Emirates-XRG contrôle, parfois à l'excès. En son absence, les attaquants pourront s'en donner à cœur joie car personne, de la Movistar aux INEOS Netcompany, en passant par les Decathlon-CGA CGM et les RedBull-Bora Hansgrohe ne voudra rouler dans le peloton. Ils n'en ont pas intérêt, quand bien même ils en auraient les moyens. Reste évidemment les équipes de sprinteurs mais Kaden Groves a abandonné, Jordi Meeus est dans l'équipe du 2e du général… Ne reste que la Visma-Lease a Bike, qui tient donc le scénario de la majorité des étapes de la semaine entre ses mains.
picture

Pas de quoi faire peur aux sprinteurs ? La carte et le profil de la 11e étape

Video credit: Eurosport

À voir ce que la formation néerlandaise a entrepris depuis le grand départ, et après l’explosion de Sepp Kuss dans l’Alto de Aitana, il y a fort à parier que les "Abeilles" seront encore nombreux à se glisser dans les échappées. Et parmi eux, Wout van Aert. Cette fois, inutile de lui demander de se mettre au service d’un équipier. Cette moitié de l’histoire a déjà été écrite. Il est désormais temps d’ouvrir l’autre chapitre, celui d’un coureur qui, lorsqu’il sent le vent de la liberté lui caresser le visage, change de dimension. Parce qu'en échappée, le vainqueur de Paris-Roubaix 2026 ne se rate pas souvent, surtout sur un terrain qui semble dessiné pour lui comme l'est cette deuxième semaine. Celle-ci doit être la sienne, celle où Wout van Aert cessera de courir pour les autres pour courir, simplement, vers sa propre histoire. Une histoire à la touche espagnole avant de tourner le regard vers un autre horizon, celui des Mondiaux. Avec le même appétit.
picture

Mas vs Roglic, mais pas seulement : "Gall et Onley sont les deux plus forts"

Video credit: Eurosport


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité