Vuelta 2026 - 18e étape | Revenir ou mourir : la dernière chance de Primoz Roglic, c'est le contre-la-montre

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A quatre jours de la fin de la Vuelta, Enric Mas (Movistar) n'a jamais été aussi proche de sa première victoire en grand tour. L'Espagnol n'y croyait pas avant l'abandon de Tadej Pogacar mais il se comporte comme un leader solide depuis. En montagne, il semble intouchable alors le contre-la-montre de la 18e étape ce jeudi paraît être l'ultime moment dangereux pour lui.

Un chrono pour spécialiste : la carte et le profil de la 18e étape

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Quand Tadej Pogacar a chuté et qu'il a fallu, en quelques heures, échafauder des scénarios pour une Vuelta devenue subitement moins lisible, l'espoir était grand pour certains de voir un Primoz Roglic, version "papy marrant" depuis un an et demi, redevenir lui-même pour s'offrir une cinquième Vuelta et le record de victoires sur la Vuelta (il est à égalité avec Roberto Heras actuellement, ndlr). Il le méritait peut-être, quoiqu'on pourrait débattre de cette notion et du sport professionnel, mais sur la route, le leader de la Red Bull-Bora-Hansgrohe n'était pas le plus fort, loin s'en faut. Le chrono de ce jeudi décidera s'il peut encore y croire, ou non.
Quand Enric Mas a hérité du maillot rouge, ses deux plus proches poursuivants s'appelaient dans l'ordre, Primoz Roglic donc et Félix Gall. Deux petites semaines plus tard, le Slovène et l'Autrichien ont inversé leurs positions mais ils ont surtout doublé leur retard. Pour Gall, il faudra réussir à lâcher Mas en montagne, et probablement plutôt deux fois qu'une. Pour Roglic, l'opération remontée commence ce jeudi sur les 32 kilomètres du contre-la-montre entre El Puerto de Santa María et Jerez de la Frontera, le deuxième de cette Vuelta.

S'il y en a bien un qui peut y croire, c'est Roglic

Il faut descendre loin, probablement au niveau de Stefan Küng, 59e à presque deux heures au général, pour trouver un meilleur spécialiste que le quadruple vainqueur du Tour d'Espagne. Sur ses 92 victoires professionnelles, Roglic en a amassé 20 sur des chronos dont 8 sur les grands tours. Le dernier en date étant celui des Trois cimes de Lavaredo qui lui avait offert le Giro 2025 au nez et à la barbe de l'expérimenté Geraint Thomas. "Rogla" est un rouleur, un vrai. Au fait de sa carrière, il avait fait de cette arme et de son punch sur les arrivées au sommet les deux piliers de ses plus grands succès. 
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Le Slovène de 36 ans, en fin de contrat dans quelques semaines, a-t-il encore de la magie dans les jambes sur l'effort solitaire ? En montagne, il a concédé 1'10'' à Enric Mas en dix jours, pointant désormais à 2'10''. Sans un chrono de feu dans lequel il ferait les trois quarts de son retard, il n'y aurait plus grand monde pour croire à une cinquième victoire dans ce qui ressemble fort à sa dernière chance. Mais s'il y a bien un qui peut y croire, c'est lui, eu égard à son histoire personnelle donc mais aussi au CV de son adversaire, Enric Mas.

Mas peut-il perdre plus d'1'30'' ?

C'est bien simple, jamais l'Espagnol n'a battu le Slovène dans l'exercice solitaire. Pas plus tard que pour lancer cette Vuelta à Monaco, il avait lâché 11 secondes à Roglic sur… 9,4 kilomètres seulement. Leur affrontement le plus parlant et le plus récent remontant au Tour de Suisse en juin quand, sur 23,7 kilomètres, le maillot rouge avait perdu 1'17''. Ramené à 32 kilomètres, l'affaire pourrait se jouer autour de la minute 45, un peu plus peut-être, un peu moins si le maillot rouge donne des ailes à un Mas impressionnant de solidité dans les jambes et dans la tête depuis qu'il a récupéré la tête du général et la pression qui va avec. 
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Promise à un suspense permanent après l'abandon de Pogacar, la Vuelta s'est résumée à un cavalier seul de Mas, il est vrai dans des proportions bien moins folles que ne le fait le Slovène habituellement. C'est parce qu'il n'a pas totalement refermé la porte derrière lui que le leader de la Movistar est encore en danger. Un danger lointain pour l'instant. Pour l'instant.
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