Vuelta 2026 | Avec une concurrence loin d'être redoutable, Tadej Pogacar court en Espagne contre lui-même et pour l'Histoire

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Après un cinquième Tour de France remporté facilement, Tadej Pogacar (UAE Emirates-XRG) a décidé qu'il était temps de revenir sur la Vuelta, terre de ses premiers exploits il y a sept ans quand il n'était qu'une promesse et qu'on le regardait avec plus d'enthousiasme que de lassitude. Promis à la victoire, le Slovène assure pourtant que rien ne sera facile en Espagne.

"Tour-Vuelta-Mondiaux, pour n'importe quel autre coureur, c'est impossible"

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Que pourrait bien dire d'autre Tadej Pogacar au départ de sa seconde Vuelta, la première dans la peau d'un favori, le seul d'ailleurs cette année ? Jeudi, à l'occasion de sa conférence de presse, exercice qu'il adore à l'évidence, le Slovène a assuré ne pas comprendre pourquoi tout le monde sans exception lui prédisait une victoire facile. Pogacar peut toujours feindre de ne pas le penser mais il ne peut décemment faire croire qu'il ne saisit pas la réflexion sous-jacente. Elle est pourtant simple : il y a bien longtemps qu'il ne se bat plus avec les autres sur les grands tours.
Nul besoin d'aller chercher du côté des sites de paris sportifs pour mesurer l'écart qui le sépare de ses rivaux au départ de Monaco, chez lui où il se voit bien endosser le premier maillot rouge, mû par la volonté de vite faire la différence pour s'assurer une fin de Tour d'Espagne facile et ne pas compromettre ses chances de triplé aux Mondiaux à Montréal fin septembre. Felix Gall, le mieux classé derrière lui au classement UCI, figure au 11e rang. Sans la présence du numéro un mondial, la Vuelta aurait été promise à une lutte de tous les instants. Avec lui, la liste de départ est un peu plus prestigieuse. 

Quel écart et combien de victoires pour Pogacar ?

Comment croire que l'Autrichien, certes dauphin de Jonas Vingegaard sur le Giro 2026, Oscar Onley, repoussé à 12 minutes il y a treize mois sur le Tour 2025 ou encore Richard Carapaz, relégué au rang de semi-pro sur les pentes du Haag en juillet dernier, le vétéran Primoz Roglic, Tobias Halland Johannessen et Mattias Skjelmose, qui sortent comme lui du Tour de France, pourraient réussir là où tout le monde se casse les dents depuis trois ans ? 
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Un chrono court et tortueux pour débuter : la carte et le profil de la 1re étape

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En vérité, les questions que l'on se pose au départ de Monaco concernent plutôt l'écart qui séparera Pogacar de son dauphin à Grenade dans trois semaines ou le nombre de ses victoires d'étapes même si l'on a bien compris qu'avec le Mondial en tête, le leader des UAE Emirates-XRG n'avait pas très envie de se faire mal jusqu'à ne plus rien avoir. Voilà des années, de toute façon, qu'il n'en a plus besoin sur les courses de trois semaines. 
Depuis son dernier revers (Tour de France 2023), "Pogi" a disputé quatre grands tours pour 21 victoires d'étapes et un écart moyen d'un peu plus de six minutes alors que ses rivaux s'appelaient le plus souvent Jonas Vingegaard ou Remco Evenepoel, soit une adversité un peu plus relevée que celle qu'il aura à affronter sur cette Vuelta. Ce que doit craindre Pogacar avant tout, ce sont les aléas, la grosse maladie ou la chute grave, des choses qui lui arrivent aussi souvent que la défaite ces dernières années.

Derrière Merckx

En réalité, il y a bien longtemps que le Slovène court après autre chose sur les grands tours. Cette Vuelta pourrait lui permettre de cocher la case des succès sur les trois grands tours avant, peut-être, en 2027 d'en faire de même sur les cinq Monuments. Court-il après Eddy Merckx ? Peut-être mais ce n'est pas seulement en accumulant les succès qu'il pourra mettre le Cannibale dans le rétroviseur de l'histoire. 
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Sivakov : "Suivre Pogacar à l’entraînement, c’est bon pour se casser le moteur !"

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En triomphant de la Vuelta, Pogacar portera à sept son nombre de grands tours décrochés contre onze pour son lointain adversaire qui le devance toujours aussi sur les Monuments (19 contre 13). Quatre d'un côté, six de l'autre, voilà qui pourrait être réglé en un peu plus de deux saisons par Pogacar, si et seulement si il conserve son niveau, la marge dont il dispose sur la concurrence et son envie de gagner tout le temps et partout. En attendant de poursuivre cette course aux records, Pogacar a une Vuelta à disputer et à gagner. Tout autre résultat qu'une victoire finale serait un séisme et ce fait ne saurait souffrir d'aucune contestation.
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