Vuelta 2026 | Enric Mas possible vainqueur de grand tour ? C'est sa chance, d'autres ne l'ont pas eue
Eurosport sur GoogleEnric Mas a-t-il fait le plus dur ? Sur une Vuelta où il reste encore plus de 20 000 mètres de dénivelé positif en neuf jours, c'est loin d'être évident mais au soir de la 12e étape, son avance n'a jamais été aussi élevée et il s'est peut-être mis à l'abri d'un retour de Primoz Roglic sur le contre-la-montre de la 18e étape si, d'ici-là, les positions n'ont pas bougé.
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Qu'un coureur trois fois deuxièmes de la Vuelta, à quatre reprises sur le podium en Espagne, à huit dans le Top 6 d'un grand tour puisse un jour, à 31 ans en ce qui le concerne, devenir le favori d'un Tour d'Espagne à une très grosse semaine de la fin n'a rien de surprenant mais pour Enric Mas, le train semblait être passé. Deux ans sans résultat significatif sur trois semaines et une génération d'intouchables suffisent à vous cataloguer has been. La chute de Tadej Pogacar et un niveau retrouvé ont tout changé. Pour Mas, c'est la chance d'une vie, celle qu'il ne pensait probablement jamais voir ou revoir… et qu'il saisit jusqu'ici.
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Il y a deux ans, Enric Mas terminait encore 3e de la Vuelta mais de chute en méforme, il avait disparu des hauteurs des classements généraux des grands tours et donc un peu des esprits. Puisque Tadej Pogacar était au départ à Monaco cette fois-ci, personne ne s'intéressait vraiment à d'autres vainqueurs éventuels. On citait bien l'Espagnol de 31 ans dans les candidats au podium mais il y a un monde entre le Top 3 et une victoire et Mas le sait bien.
Mas comme Chiappucci, Bardet ou Uran
A-t-il jamais réellement cru qu'il pouvait être l'homme d'un grand tour ? Au départ sans aucun doute. Proche de l'arrivée, c'est moins certain. L'ancien de la Quick-Step, bras droit en montagne de Julian Alaphilippe durant sa folle épopée sur le Tour en 2019, est de ces coureurs toujours placés mais jamais les plus forts. En grands tours, il a été battu par Tadej Pogacar, Primoz Roglic et Remco Evenepoel. Sans doute nourrit-il des regrets en repensant à la Vuelta 2018 et à Simon Yates en rouge mais pour le reste, il ne pouvait pas faire grand-chose de mieux.
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L'histoire du cyclisme regorge de ces coureurs solides, et même un peu plus que ça, mais jamais assez. Sans sa Vuelta 1964, Raymond Poulidor aurait pu être le plus fameux d'entre eux, titre qu'il doit peut-être laisser à Claudio Chiappucci (six fois sur le podium, neuf fois dans le Top 10). Dans cette catégorie pourraient figurer, pour la seule histoire "récente", les Rigoberto Uran (trois fois 2e, neuf Tops 10), Joseba Beloki (quatre podiums) ou encore Romain Bardet (deux podiums et huit Tops 10) et Thibaut Pinot dans une moindre mesure. De ce côté-là de la frontière, on a cru un temps qu'ils pourraient remporter un grand tour, ce qu'ils n'ont évidemment jamais fait.
Mas fait tout pour aller au bout de son rêve
Se sont-ils trouvés un jour dans une situation aussi ouverte que ne l'est Enric Mas ? Le Tour d'Italie 2017, peut-être, pour Pinot, quatrième et devancé par Tom Dumoulin, Nairo Quintana et Vincenzo Nibali. Le Giro 2022 évidemment pour un Romain Bardet pas loin d'être au sommet de son art, ce qu'il prouvera quelques semaines plus tard sur les pentes du Granon sur le Tour, et contraint à l'abandon alors qu'il n'était qu'à deux secondes de Richard Carapaz et six devant Jai Hindley, futur vainqueur.
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Comment expliquer que l'Australien ait pu mettre la balle au fond, que Chris Horner compte une Vuelta à son palmarès et que Fabio Aru aussi pendant que Mas, Pinot, Bardet, Uran, Beloki ou Chiappucci sont fanny dans le domaine ? C'est, pour une grande partie, une question de… chance. Gagner en grand tour demande beaucoup de choses, à commencer par un petit coup de pouce du destin, celui qu'Enric Mas a obtenu avec l'abandon de Tadej Pogacar. Rien ne dit qu'il ira au bout de son rêve et peut-être un Roglic emportera-t-il finalement la timbale mais jusqu'ici l'Espagnol fait ce qu'il faut pour s'y accrocher.
Nous étions tous curieux de voir comment il allait gérer l'après Pogacar ? C'est une chose d'être le "meilleur des autres", c'est complètement différent d'être le meilleur tout court. Non seulement Mas l'est mais il en profite pour augmenter son avance jour après jour. Sa minute 46 d'avance sur Roglic est-elle suffisante avec un chrono dans le viseur ? Possible mais comptez sur lui pour rendre son matelas plus confortable encore car Mas a compris que cette chance qui se présente ne reviendra probablement jamais après.
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