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Giro - 15e étape : Fabio Aru (Astana) gagne la 15e étape, Rigoberto Uran reste leader

Aru n'était jamais monté si haut

Le 25/05/2014 à 17:13Mis à jour Le 25/05/2014 à 20:35

Au sommet de Plan di Montecampione, Fabio Aru (Astana) s'est adjugé la première grande étape de montagne de ce Giro. A 23 ans, il signe son premier succès professionnel, le troisième de rang pour les Italiens. Au général, Rigoberto Uran (Omega Pharma-Quick Step) reste en rose, avec 1’03 d’avance sur Cadel Evans (BMC). Aru est 4e.

C’était la première grande étape de montagne de ce Tour d’Italie 2014. On y voit désormais bien plus clair chez les ténors. Au sommet du Plan di Montecampione, une hiérarchie a commencé à se dessiner, à défaut d’avoir creusé des écarts conséquents. Auteur d’une ascension finale impressionnante, Fabio Aru (Astana) s’est offert sa première victoire professionnelle, la troisième de suite pour les Italiens. Troisième, Nairo Quintana (Movistar) a repris vingt secondes à Rigoberto Uran (Omega Pharma-Quick Step) qui conserve malgré tout son maillot rose de leader. Pozzovivo et Evans sont les grands perdants du jour.

Cette 15e étape ressemblait fortement à celle du Tour de France 2013 qui s'était achevée au sommet du Mont Ventoux. On y a eu un scénario assez comparable, où tout s’est logiquement joué entre les favoris de ce Giro sur les 19,3km à 7,6% de moyenne du Plan di Montecampione. L’échappée du jour a bien tenté de fausser compagnie au peloton et de tromper leur vigilance. Mais les douze hommes de tête - parmi lesquels Damiano Cunego (Lampre-Merida) ou Maxime Bouet (AG2R La Mondiale) - n’ont jamais compté plus de 7’15’’ d’avance. Insuffisant pour espérer aller au bout. La suite leur a donné raison.

Quintana et Aru montent en puissance, Uran et Pozzovivo inquiètent

Très vite sans équipier - à part Majka (Saxo-Tinkoff) qui pouvait compter sur Rogers -, les favoris ont d’abord effectué la sélection par l’arrière. C’est d’abord Basso (Cannondale) qui a dit adieu à tout espoir de podium final (il perdra 2’17’’ au final), tandis que Hesjedal (Garmin-Sharp) a coincé.

Comme souvent, Pierre Rolland (Europcar) a été le premier à bouger, à cinq kilomètres du sommet. Mais le Français a été contré par le maillot rose Uran, soucieux d’en imposer à ses adversaires. Ce mouvement a éliminé un premier favori, Pozzovivo, incapable de suivre le tempo. Désireux de reprendre du temps et de gagner une étape, Rolland est reparti à moins de quatre kilomètres, seul. Ce qui a eu le mérite de réveiller les cadors. Très facile, Aru a décidé de revenir sur le Français, suivi de suite par Uran, tandis que Quintana répondait à l’offensive de l’Italien avec un temps de retard. Mais le Colombien avait eu l’intelligence de ne pas se mettre dans le rouge, erreur commise par son compatriote d’Omega Pharma-Quick Step.

Nairo Quintana (Movistar) et Pierre Rolland (Europcar), à l'arrivée de la 15e étape du Giro 2014

Nairo Quintana (Movistar) et Pierre Rolland (Europcar), à l'arrivée de la 15e étape du Giro 2014AFP

Tandis que derrière Evans, Majka et Pozzovivo peinaient à limiter la casse, Aru s’est envolé subitement vers la victoire, à deux kilomètres, plus facile que ses adversaires. Au sommet, l’Italien a repris 22 secondes à Quintana, troisième et devancé par Duarte (Colombia), auteur d’une solide ascension. Lâché par le leader de la Movistar, Uran a concédé 42 secondes sur Aru, bien moins que Majka (+ 0’57’’), mais surtout qu’Evans, Keldermann et Pozzovivo (+ 1’13’’). Rigoberto Uran sera donc toujours en rose ce lundi pour la troisième et dernière journée de repos mais ses adversaires l’ont vu ce dimanche : il n’est pas irrésistible. Et dire que le plus dur est à venir…

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