Christopher Froome, encore à terre lors de la 8e étape... mais toujours dans le coup

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TOUR D'ITALIE - Christopher Froome a chuté lors de la 8e étape samedi, entre Praia a Mare et Montevergine, tout comme il l'avait fait lors de la reconnaissance du chrono inaugural. Rien ne lui sourit en ce début de Giro… et pourtant, le leader de la Sky reste en course pour la victoire finale. Après 8 étapes, il est 9e du classement général, à 1'10" du maillot rose, Simon Yates (Mitchelton-Scott).

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Crédit: Eurosport

Il ne se passait pas grande chose, ce samedi dans l’ascension finale de la 8e étape du Giro, jusqu’à ce que Christopher Froome y mette un peu de piment. A un peu plus de 5 kilomètres de Montevergine, le leader de la Sky a glissé dans un virage, sur une route détrempée, et a chuté en montée, à l’image de Denis Menchov lors du Tour de France 2008. Bien entouré, par Wout Poels, Sergio Henao et Kenny Elissonde, il a réussi à reprendre sa place en tête de peloton.

"Pas Froomey, pas Froomey..."

"J'ai entendu 'patatra' derrière moi et je me suis dit : 'pas Froomey, pas Froomey'... et c'était Froomey (Christopher Froome)" a raconté Kenny Elissonde après la course, au micro de la Chaîne L'Equipe. Il a fallu revenir, faire l’effort… On s’est ensuite mis devant, parce que c’était plus facile dans cette situation. Ce n’est pas un Giro facile... Encore une journée où on évite la casse (sic)."
Froome a terminé 22e de l’étape, à 7 secondes du vainqueur, Richard Carapaz (Movistar), dans les roues des autres candidats au maillot rose. Pas de quoi le rassurer sur sa condition, mais de quoi le maintenir en bonne position au classement général : 9e, à 1’10" du leader, Simon Yates (Mitchelton-Scott). Le quadruple vainqueur du Tour de France accumule les ennuis mais continue de passer, paradoxalement au vu de sa journée, entre les gouttes.

Test important dimanche

Vendredi 4 mai, lors du contre-la-montre de Jérusalem, il avait réalisé une performance plutôt décevante − 21e, battu par Domenico Pozzovivo (Bahrain-Merida) et Thibaut Pinot (Groupama-FDJ), entre autres − après avoir chuté le matin lors de la reconnaissance. Il a perdu un peu de temps mardi dernier, lors de la 4e étape, favorable aux puncheurs. Il a ensuite semblé très limite sur les pentes de l’Etna, deux jours plus tard, mais il a su finir dans le sillage de ses grands rivaux, Tom Dumoulin (Sunweb) y compris.
Son bilan après 8 étapes est loin d’être catastrophique, surtout à l’aune de la somme de pépins rencontrés. Reste à savoir si ses deux chutes, à chaque fois sur le flanc droit, vont l'handicaper dans les jours à venir… à commencer par dimanche, sur les routes de Gran Sasso d’Italia, où la lutte entre les candidats à la victoire finale promet d’être plus intense que samedi.
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