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Démare tient au maillot cyclamen : "Je vais me battre pour le garder"

Démare tient au maillot cyclamen : "Je vais me battre pour le garder"

Le 22/05/2019 à 22:25Mis à jour Le 23/05/2019 à 00:25

TOUR D'ITALIE - Arnaud Démare a manqué de peu le doublé, mercredi, à l'arrivée de la 11e étape, à Novi Ligure. Vainqueur la veille, le sprinteur de Groupama-FDJ a cette fois terminé 2e. Suffisant pour s'emparer d'un maillot cyclamen qu'il compte bien porter jusqu'à Vérone. Il a 11 points d'avance sur Pascal Ackermann (Bora-Hansgrohe), l'un de ses deux principaux adversaires. L'autre ? La montagne.

Pour Arnaud Démare, le contrat est rempli. Le sprinteur français de la Groupama-FDJ a claqué son étape sur ce Giro en s'emparant de la 10e levée, mardi à Modène. Mais plus la course avance et plus son objectif secondaire, le maillot cyclamen, prend corps. Seulement battu par Caleb Ewan (Lotto Soudal), mercredi à Nove Ligure, Démare a pris la tête du classement par points à Pascal Ackermann (Bora-Hansgrohe, 3e).

Juste après la course, la déception a pourtant pris le dessus pour Démare, qui a tutoyé un doublé : "Je ne suis pas passé loin (…) Ewan est très explosif, c'était dur de revenir." Le coureur français de 27 ans a estimé qu'il avait commis une erreur stratégique, son train prenant la tête des opérations dès la flamme rouge malgré peu de personnel : "Avec le vent de face et un léger rétrécissement aux 750 mètres, on avait pris l'option d'être devant. C'était un peu tôt, ça faisait long pour Ramon (Sinkeldam) et Jacopo (Guarnieri)". Mais après avoir qualifié le maillot cyclamen de "consolation", Démare s'est rapidement projeté sur les jours à venir : "Je vais me battre pour le garder."

De -52 à +11 en deux jours

En tête du classement par points, Arnaud Démare compte 11 unités d'avance sur Pascal Ackermann, qui le devançait de 52 points il y a deux jours encore. La chute de l'Allemand dans le final de la 10e étape, remportée par le Français, a rebattu les cartes. Tel un pied de nez à la suffisance dont faisait preuve Ackermann, selon Démare. Le sprinteur de la Groupama-FDJ a expliqué à nos confrères de la Chaîne L'Equipe que son jeune rival de 25 ans, dont c'est le premier Grand Tour, était venu le voir pour lui confier, un tantinet moqueur, son étonnement face à sa persévérance, alors que le maillot cyclamen était encore solidement accroché à ses épaules.

Pascal Ackermann kann ins Ziel fahren

Pascal Ackermann kann ins Ziel fahrenGetty Images

" Il faudra rentrer dans les délais"

C'est maintenant au tour de Démare de ne pas crier victoire trop vite. Et de ne pas résumer cette lutte à un duel. Alors que Fernando Gaviria (UAE Emirates) a abandonné lors de la 7e étape, Elia Viviani (Deceuninck - Quick Step), déjà hors du coup, et Caleb Ewan ne repartiront pas jeudi. Parmi les cinq hommes les plus véloces de ce Tour d'Italie, il ne reste plus que Démare et Ackermann, qui ont respectivement 144 et 133 points d'avance sur Richard Carapaz (Movistar) et Davide Cimolai (Israel Cycling Academy), leurs plus proches adversaires. Mais le parcours de ce 102e Giro, qui s'achèvera le 2 juin à Vérone, est un ennemi bien plus menaçant que la concurrence.

"On va défendre le maillot cyclamen au maximum dans la montagne… il faudra rentrer dans les délais", a ainsi déclaré Démare, conscient du risque que représente une deuxième partie de Tour d'Italie hallucinante de difficulté, avec pour point d'orgue la 16e étape, entre Lovere et Ponte di Legno, son passage au sommet du Gavia (à 2618m d'altitude, si le temps le permet) et ses 5700 mètres de dénivelé positif. Outre leur bataille, commune, contre le chrono, Ackermann et Démare auront des sprints intermédiaires pour se disputer le paletot cyclamen. Voire une étape, la 18e. A condition d'être au départ de celle-ci.

Giro d'Italia - Sprint Feature - Caleb Ewan, Arnaud Démare

Giro d'Italia - Sprint Feature - Caleb Ewan, Arnaud DémareGetty Images

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