Getty Images

Ackermann n'a pas perdu de temps

Ackermann n'a pas perdu de temps
Par Eurosport

Le 12/05/2019 à 17:09Mis à jour Le 12/05/2019 à 18:06

TOUR D'ITALIE - Pascal Ackermann (Bora-Hansgrohe) s'est imposé lors de la 2e étape du Giro, courue entre Bologne et Fucecchio. L'Allemand devance Elia Viviani (Deceuninck-Quick Step) et Caleb Ewan (Lotto-Soudal). Primoz Roglic (Jumbo) reste en rose.

Décidément, Pascal Ackermann est un homme pressé. Pour sa première étape en ligne sur un Grand Tour, l'Allemand de la Bora-Hansgrohe s'est imposé ce dimanche à Fucecchio, au terme de la 2e étape du Tour d'Italie 2019. Parfaitement lancé par ses équipiers, il a devancé au sprint Elia Viviani (Deceuninck-Quick Step) et Caleb Ewan (Lotto-Soudal) pour s'offrir son premier succès sur un Grand Tour. Jamais inquiété, Primoz Roglic (Jumbo-Visma) conserve le maillot rose.

Avec 205 kilomètres entre Bologne et Fucecchio, ce 2e opus promettait une lutte entre les coureurs audacieux et les sprinteurs. Les montées de San Baranto (10km à 3%) mais surtout de Montalbano (6km à 7%) avaient de quoi surprendre certains sprinteurs. Il n'en a rien été, malgré les timides et vaines accélérations sur le sommet et dans les descentes de la Bahrain-Merida. Des mouvements de course qui ont un temps perturbé le peloton et causé quelques dégâts, à l'image de Laurens De Plus (Jumbo-Visma), 8e ce matin et qui aura perdu 12 minutes ce dimanche. Mais c'est finalement, de manière bien plus classique, entre les sprinteurs et l'échappée que la lutte a eu lieu. Même si l'issue n'a jamais fait de doute.

Ewan peut avoir des regrets

Partie dès les premiers kilomètres, l'échappée composée de huit coureurs (Frapporti, Ciccone, Maestri, Bidard, Owsian, Cima, Bennett et Clarke) n'a jamais réussi à creuser l'écart sur un peloton qui a contrôlé l'écart, pour toujours laisser moins de quatre minutes aux hommes de tête. Et aucun rêve de victoire d'étape. Déjà porteur du maillot bleu de la montagne, Gulio Ciccone (Trek-Segafredo) a toutefois profité de sa promenade à l'avant pour conforter sa tunique avant de voir le peloton le reprendre, à 6km de l'arrivée.

Auteur de la majorité du travail derrière l'échappée dans les vingt derniers kilomètres, la Bora-Hansgrohe a alors mis Pascal Ackermann sur orbite. L'Allemand a un temps pensé s'être fait surprendre lorsque Caleb Ewan (Lotto-Soudal) a lancé son sprint sur la droite, à 300m de la ligne. Mais l'Australien a trop anticipé et s'est finalement fait manger dans les cinquante derniers mètres par la puissance d'Ackermann. Dans la roue d'Ackermann dès le départ, Elia Viviani (Deceuninck-Quick Step) échoue lui à la 2e place tandis qu'Arnaud Démare (Groupama-FDJ), bien placé mais moins puissant, doit se contenter de la 5e place. Les cinq hommes devraient avoir une nouvelle occasion de s'expliquer, dès lundi, avec une arrivée à Orbetello promise aux sprinteurs.

0
0