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Tour de Catalogne – Tadej Pogacar (UAE Emirates) gagne même lorsqu’il ne le désire pas vraiment
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Publié 24/03/2024 à 15:57 GMT+1
Et de quatre. Tadej Pogacar conclut sa semaine de rêve en enlevant une quatrième victoire dimanche sur la septième et dernière étape du Tour de Catalogne. Le coureur UAE Emirates a pourtant montré quelques signes de fatigue et donné l’impression de vouloir offrir la victoire à un équipier. Mais même sans le vouloir, la victoire (déjà 6 cette saison) lui tend (presque) toujours les bras.
Pogacar : "Gagner, ce n'était pas le plan originel"
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Que penser, que dire devant cette semaine irradiante de Tadej Pogacar ? Quatre victoires et cinq podiums en sept jours. Trois maillots décrochés sur quatre, ne lui manque que le seul pour lequel il ne peut plus concourir (meilleur jeune). Absolument rien n’a échappé au Slovène (25 ans, UAE Emirates), vainqueur de la dernière étape du Tour de Catalogne 2024 dimanche dans les rues de Barcelone.
Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Promis, même si le tableau final suggère un scénario lénifiant et écrit d’avance, l’affaire ne s’est en réalité pas déroulée comme prévu. Du moins pas tous les jours. Dimanche, dans les faubourgs escarpés de Barcelone, "Pogi" a d’abord affiché - surprise - un manque de tranchant. Sa première accélération, à 12 kilomètres du but, répondait à une attaque de Guillaume Martin (Cofidis). Rien de transcendant, puisque le Normand a pu suivre le sillage du natif de Komenda.
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Pogacar, l'ogre multicarte : sa victoire au sprint pour la der
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Une nouvelle fois trop fort pour ses équipiers
Une hypothèse germe alors : "Pogi" ne voulait pas agir seul. "C’était spécial cette étape, a confié le Slovène au micro de l'organisation. Je suis très content de gagner. Ce n’était pas le plan à l’origine, aujourd’hui on voulait y aller pour Marc Soler. Il a décidé de faire lui-même le travail dans les premiers tours (avant de s’écarter, ndlr). J’ai essayé juste de suivre les roues, de rester à l’avant." Soler passé par la fenêtre avant sa première attaque, Pogacar avait potentiellement aussi à l'esprit d'offrir la victoire à un autre équipier, Joao Almeida.
Pourtant, lorsque Stephen Williams (Israel-Premier Tech) s’est hissé sur les pédales pour prendre quelques mètres d’avance à 5km du but, le grimpeur, maillot blanc et vert de leader sur le dos, a eu toutes les peines du monde à raccrocher le wagon. Pire, il a dû se rasseoir au sommet de la dernière ascension du Castell de Montjuïc (2,5km à 4,6%).
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Dans la dernière montée, Pogacar s'est chargé de ramener Williams à la raison
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Un bref aveu de faiblesse rapidement effacé par la jonction d'un groupe de six sur l’homme de tête après le sommet. "A la fin, Joao a fait un super travail dans la montée, on était un petit groupe, a rembobiné le Slovène après l’arrivée. Il a ensuite fait une belle attaque dans la dernière petite montée. J’espérais qu’il puisse aller au bout." Avalé à 700 mètres de la ligne par une grappe de coureurs aspirée par l’arrivée en faux-plat descendant, Almeida n'a pu aller au bout, et ce malgré toutes les bonnes intentions de son leader.
Plus grand écart entre un vainqueur et son dauphin depuis 1983
Un leader qui termine l'épreuve avec quatre bouquets, une rareté sur les courses d’une semaine. Au général, son dauphin, Mikel Landa (Soudal Quick-Step), est repoussé à 3’41’’, soit l’écart le plus grand enregistré depuis 1983 sur le Tour de Catalogne. Il y aura décidément un avant et un après la venue de "Pogi" en terres catalanes.
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