Toujours vert

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Vainqueur pour la douzième fois sur le Tour, vendredi, à Alençon, Erik Zabel vise un septième maillot de meilleur sprinter. A 32 ans, l'ancien coureur de l'Allemagne de l'Est aborde son métier avec la même fraîcheur et le même enthousiasme qu'à ses débuts. Des qualités aussi apréciées en dehors du peloton.

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Vainqueur pour la douzième fois sur le Tour, vendredi, à Alençon, Erik Zabel vise un septième maillot de meilleur sprinter. A 32 ans, l'ancien coureur de l'Allemagne de l'Est aborde son métier avec la même fraîcheur et le même enthousiasme qu'à ses débuts. Des qualités aussi apréciées en dehors du peloton.
Résultat de la 6e étape du Tour
S'étant depuis le début du Tour de France contenté de portion congrue, Erik Zabel est bien devenu le caïd du peloton : après avoir pris ses marques sur le podium du Tour 2002, il en a monté vendredi la plus haute marche, après avoir signé son 12e "Z" sur l'échine de ses rivaux. Zabel n'est toutefois pas du genre à rester masqué comme Zorro une bonne partie du temps. C'est un coureur que l'on voit en effet du début à la fin de saison. Il n'est pas N.1 mondial pour rien.
On comprend mieux sa constance à l'analyse de son physique (1,76 m pour 69 kg). Racé et harmonieux, il passe les bosses et peut ainsi revendiquer un 7e maillot vert du classement par points consécutif à Paris. Ayant longtemps admiré le Belge Johan Museeuw, Erik Zabel constitue maintenant sa propre exception dans le milieu du cyclisme mondial. A 32 ans, il est notable sur toute sorte de courses, classiques ou à étapes. Coureur explosif, l'Allemand originaire de l'ex-RDA a été un excellent coureur de Six Jours où il a appris à frotter et sauter dans les roues.
L'homme est sérieux et croyant. "Je suis comme la plupart des gens. Je prie plus fort quand cela ne va pas trop bien", confie-t-il. Mais, il n'a pas eu à le faire en ce début de Grande Boucle, la présence de son épouse, Cordula à ses côtés, a suffi à remplacer le Seigneur.
Sans être facétieux, boute-en-train ou exubérant, Erik Zabel peut se laisser aller à quelques blagues pour mettre de l'ambiance dans l'équipe, comme ce fut le cas ces derniers temps après l'affaire Jan Ullrich. Il est par ailleurs d'un naturel optimiste, particulièrement apprécié de son entourage en certaines circonstances. Bref, il irradie sur la formation Telekom, où il a débuté en 1993.
Erik Zabel est resté fidèle à sa ville d'Unna, près de Dortmund, où son sous-sol constitue un véritable musée. Il y entasse, vélos, cadres, roues, et toutes sortes de choses touchant le cyclisme. Amateur de golf, il apprécie aussi le groupe anglais Depeche Mode, lui-même influencé par la musique électronique allemande.
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