Il y a de la Rumsas dans l’air !

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Le cas Raimondas Rumsas continue d’alimenter l’actualité du cyclisme. Le coureur lituanien devait arriver par avion mercredi à 10H30 à Lyon pour se présenter au SRPJ mais il est resté invisible. Sa femme, Edita, interpellée dimanche matin à Chamonix, est toujours écrouée. Le point sur l’affaire !

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Le cas Raimondas Rumsas continue d’alimenter l’actualité du cyclisme. Le coureur lituanien devait arriver par avion mercredi à 10H30 à Lyon pour se présenter au SRPJ mais il est resté invisible. Sa femme, Edita, interpellée dimanche matin à Chamonix, est toujours écrouée. Le point sur l’affaire !
Edita, j’ai raté l’avion !
"Il semble que M. Rumsas attende un avis des autorités consulaires et de son ambassade avant de se rendre en France, sachant que l'ambassadeur doit se rendre à Bonneville demain (ndlr: jeudi)", a indiqué dans l'après-midi son avocat lyonnais Me Pierre-Louis Piloix. L'ambassadrice, Asta Skaifgiryte-Liauskiene, devrait demander au juge l'autorisation de rencontrer sa concitoyenne qui est écrouée dans le quartier pour femmes de la prison de Bonneville, située à 500 mètres du palais de justice. Dans la matinée, l'avocat avait indiqué que le coureur lituanien avait prévu d'arriver par avion à Lyon vers 10H30 avant de déclarer que Rumsas avait raté son vol.
Troisième du Tour de France, Rumsas a regagné l'Italie dès dimanche soir après la fin de la course. Sa femme, interpellée dimanche matin à Chamonix, a été écrouée deux jours plus tard à Bonneville pour "administration, offre, cession et aide à l'usage de produits dopants" au terme d'une garde à vue de 48 heures. Au-delà de cette valse-hésitation, le cas Rumsas s'est compliqué par la révélation à l'AFP par une source proche du dossier que le contrôle urinaire fait le 22 juillet avait donné un résultat négatif parfaitement clair. Aucun élément suspect concernant la testostérone ou l'EPO, deux substances donnant lieu généralement à un problème d'interprétation, n'a été relevé par le laboratoire national de Châtenay-Malabry lors de ce contrôle urinaire, le second subi par le coureur lituanien pendant le Tour de France. Une analyse sans problème Le résultat de l'analyse touchant Rumsas a été "clair et précis", selon les termes utilisés de source médicale. Ce contrôle avait été opéré suite à un prélèvement sanguin inopiné qui avait donné une indication jugée troublante, à savoir l'augmentation de l'hématocrite (volume global des globules rouges).
Si l'analyse de Rumsas n'a pas posé de problème, cela revient par conséquent à supposer que le Lituanien n'a pas utilisé des produits dopants détectables (EPO par exemple), avant ce contrôle pratiqué lors de la seconde journée de repos du Tour. Rumsas n'a pas eu ensuite à se soumettre à un autre contrôle antidopage jusqu'à la fin du Tour. Mais le risque de devoir subir un prélèvement, notamment par le biais d'un tirage au sort "dirigé", existait fortement pour le Lituanien, qui occupait alors la troisième place du classement général.
En marge de l'affaire, le ministre des Sports Jean-François Lamour a annoncé un décret pour l'automne sur la lutte contre les trafics de produits dopants, qui portera sur la coopération entre police, douanes et services de répression des fraudes. "C'est une lutte entre le gendarme et le voleur", a déclaré M. Lamour dans la cour de l'Elysée à l'issue du conseil des ministres, en se refusant toutefois à tout commentaire sur l'enquête qui vise Rumsas. En ce qui concerne la répression du trafic de produits dopants, a-t-il souligné, "il faut absolument renforcer notre dispositif, que ce soit au niveau français mais également au niveau européen et international". Le décret portera sur l'échange d'informations en matière de lutte antidopage entre agents des douanes, de la répression des fraudes, du ministère des Sports et de la police judiciaire, a-t-on indiqué au ministère des Sports.
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