La bombe Armstrong

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Lance Armstrong a utilisé de l'EPO lors du Tour de France 1999, selon l'Equipe de mardi. Le quotidien affirme que le septuple vainqueur du Tour a été convaincu de dopage par des analyses effectuées a posteriori. L'Américain a une nouvelle fois nié sur son

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Crédit: Eurosport

Parti en retraite après sa septième victoire lors du Tour de France 2005 en juillet dernier, Lance Armstrong risque de ne pas profiter pleinement de son temps libre. Le champion texan devrait de nouveau faire la Une des quotidiens. Et ce ne sera pas pour ses balades avec George W. Bush.
Mardi, le monde du cyclisme a été frappé par un coup de tonnerre. Selon le quotidien L'Equipe, l'Américain a été convaincu de dopage par des "analyses récentes pratiquées sur des échantillons datant de son premier Tour de France victorieux en 1999". L'intéressé a de nouveau nié les faits sur son site internet mardi. "Encore une fois, un journal européen rapporte que j'ai été contrôlé positif à des drogues favorisant la performance mais je n'en ai jamais pris".
"Le journal admet que la méthode est défaillante"
Le laboratoire national de dépistage de Châtenay-Malebry aurait trouvé des traces d'érythropoïétine (EPO) sur des échantillons d'urine congelée prélevés à l'issue de six étapes lors de son premier Tour victorieux en 1999 et analysés rétrospectivement. Le retard de cette annonce s'explique par les avancées scientifiques. En effet, l'EPO est une hormone de synthèse améliorant les performances grâce à une augmentation du nombre de globules rouges. En 1999, elle était difficilement dépistable. Les tests de dépistage n'ont été utilisés que lors de la saison 2000.
Malgré tout, l'Equipe souligne que ses résultats ne proviennent que de l'échantillon "B" qui ont été descellés. Il n'y aura donc pas de contre-expertise, point sur lequel le Texan s'engouffre."Le journal admet même dans son propre article que la méthode scientifique en question ici est défaillante et que je n'ai aucun moyen de me défendre. Ils disent: il n'y aura donc aucune contre-expertise, ni poursuites réglementaires, au sens strict, puisque les droits de la défense ne peuvent être respectés, poursuit-il. Je répèterai simplement ce que j'ai dit à maintes reprises: je n'ai jamais pris de drogues favorisant la performance".
Vers des recours juridiques
Après sa lutte contre un cancer des testicules et son retour exceptionnel, l'ancien leader de l'US Postal a toujours démenti les soupçons de dopage. "Je voudrais adresser un message aux gens qui ne croient pas au cyclisme, aux cyniques, aux sceptiques. Je suis navré qu'ils ne croient pas au miracle, au rêve. Tant pis pour eux," s'était-il exclamé lors de l'annonce de sa retraite sur les Champs Elysées à Paris en juillet dernier. Ces déclarations semblent maintenant sonner creux.
Par ailleurs, le dossier pourrait avoir des suites. Non pas disciplinaires mais juridiques. En effet, l'Agence Mondiale Antidopage étudie la possibilité de recours juridiques. Pour L'Equipe, l'affaire pourrait aussi trouver des suites par l'intermédiaire de l'agence américaine antidopage. L'USADA a en effet démontré dans le cadre de l'affaire BALCO que des athlètes pouvaient être sanctionnés même s'ils n'avaient pas été contrôlés positifs au préalable. On risque donc d'entendre parler dans les semaines à venir du champion américain.
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