Alberto Contador (ESP/Discovery Channel): "C'est un rêve, c'est le paradis. Hier encore (samedi, contre-la-montre) j'ai eu une journée très difficile. J'ai fait ces 55 km à bloc pour garder un écart avec Cadel Evans. J'ai conservé un petit avantage qui m'a permis de gagner la course. Je suis marqué à vie par mon opération du cerveau, et ça me permet de mieux savourer aussi ce moment-là. C'est un jour extraordinaire pour ma famille, pour mes parents, pour mon frère".

Levi Leipheimer (USA/Discovery Channel): "C'est mon meilleur Tour de France, j'ai rêvé toute ma vie de ce moment. En plus j'ai gagné une étape. Je n'ai pas cherché à attaquer Evans aujourd'hui (dimanche) pour la deuxième place. Cette dernière étape est un jour de fête, je pense que le podium est juste, et, avec notre équipe, nous avons gagné le Tour: c'est le plus important".

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Johan Bruyneel (Directeur sportif Discovery Channel) :"Je n'en reviens pas non plus moi-même d'avoir gagné huit Tours de France comme directeur sportif. Tout le monde me dit, avec Armstrong c'était facile. Mais cette année, nous avons gagné avec un jeune coureur qui n'était pas programmé pour ça, qui n'était même pas dans les pronostics du Tour de France. Cette victoire cette année, c'est surtout grâce aux sept Tours de France que j'avais déjà dans la poche. J'ai pu rester plus calme et bien gérer les situations".

Patrice Clerc (président d'ASO): "Mes sentiments? Il y a une partie qui est de la colère, parce que ce qu'on a vécu, on aurait pu en grande partie l'éviter. On ne méritait pas ces coups de poignard dans le dos. Mais je retiens aussi le soutien formidable du public, j'ai observé une présence incroyable au bord des routes, et un soutien pour le Tour de France avec un message très fort: le public aime le Tour de France, mais il n'aime pas le dopage. Quand j'entends dans la bouche de certains que rien n'a changé depuis 1998, je m'inscris totalement en faux. On a vu pour la première fois une prise de conscience qui vient de la majorité des coureurs, de la majorité des équipes, qui disent aujourd'hui: plus jamais ça! Les équipes nationales ne sont pas la réponse au problème du dopage, mais (on peut envisager pour l'an prochain) un "mixte" d'équipes de marques et de quelques équipes nationales".

Daniele Bennati (ITA/Lampre): "Gagner ici à Paris, c'est un rêve. Je n'y crois pas encore. C'est plus qu'extraordinaire. Je crois que ma carrière commence maintenant. Gagner au Tour, ça fait de vous un coureur plus important. Je ne me définis pas comme un pur sprinteur. Ma première victoire sur le Tour (à Castelsarrasin) je l'ai obtenue en prenant une échappée, et en battant à l'arrivée mes trois compagnons d'échappée."

Thor Hushovd (NOR/Crédit Agricole): "C'est dommage, j'étais bien placé sur Bennati, mais je n'ai pas réussi à le doubler dans les derniers mètres. C'est dommage: je n'étais pas loin, mais je voulais vraiment gagner cette étape. J'ai souffert dans les Alpes et les Pyrénées mais je suis passé parce que je voulais être ici aujourd'hui. Tant pis, ce sera pour l'année prochaine".

Tom Boonen (BEL/Quick Step): "Mes jambes étaient bien, mais c'est le stress, et toute la tension nécessaire pour garder mon maillot vert. J'ai disputé tous les sprints de ce Tour, j'ai roulé pour gagner le maillot vert. Ici à Paris, j'ai pris le sprint derrière Hunter et Zabel. Quand on est derrière ces deux-là, c'est pas pour gagner, mais mon but était de marquer les points pour le maillot vert".

Mauricio Soler (COL/Barloworld): "Pour moi, c'est un honneur de succéder aux Colombiens qui ont gagné le maillot à pois autrefois. C'est magique, c'est incroyable, d'avoir 24 ans comme moi et d'avoir ce maillot dans la plus grande course du monde. C'est un rêve qui devient réalité, je suis très heureux, et j'envoie un salut amical à tous les Colombiens".

Amets Txurruka (ESP/Euskaltel) - Super combatif du Tour: "J'ai essayé de me battre tous les jours, j'avais une équipe efficace, on a été des guerriers, on a lutté étape après étape pour essayer d'en gagner une, tous les jours, tous les jours..."

Alejandro Valverde (ESP/Caisse d'Epargne): "En trois participations, je termine mon premier Tour de France, ce qui était mon objectif. Pour tout le monde, ce Tour a été très particulier, surtout à partir de la deuxième semaine. Je suis content d'avoir réalisé un bon Tour. Cela va de soi que j'aurais aimé pouvoir remporter une victoire d'étape. J'ai terminé une fois deuxième et une autre fois troisième. Je me suis très bien comporté dans les Alpes et ensuite j'ai connu une très mauvaise journée dans le chrono d'Albi. A partir de là, j'ai dû modifier ma façon d'envisager la course. Je savais qu'on ne me laisserait pas non plus me glisser dans une échappée pour aller chercher une victoire d'étape. Le plus important, c'est que j'ai énormément appris sur ce Tour. Ce qui me donne confiance pour revenir et lutter pour un podium et, pourquoi pas, pour le maillot jaune."

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