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Wiggins a tout pour lui

Wiggins a tout pour lui
Par Eurosport

Le 29/06/2012 à 19:12Mis à jour Le 30/06/2012 à 01:16

Sur un nuage cette saison, Bradley Wiggins est le grand favori du Tour de France 2012. Epaulé par une formation Sky impressionnante, le Britannique espère enfin inscrire son nom au palmarès d'une épreuve de trois semaines.

Passé sur le Tour: Une quatrième place finale sortie de nulle part en 2009, lors de sa troisième tentative. Et puis c'est tout. Finalement. L'histoire d'amour entre Bradley Wiggins, qui n'a jamais porté le maillot jaune ni gagné le moindre succès d'étape, et le Tour de France tarde à dessiner ses propres contours. L'an dernier, le divorce n'est pas passé loin d'être consommé. Candidat déclaré au podium, le Britannique, 24e en 2010, avait été contraint à l'abandon dès la 7e étape. La faute à une chute et à une fracture de la clavicule qui l'avait laissé sur le bord de la route vers Châteauroux.

L'enjeu: Faire oublier la déconvenue de la dernière Vuelta et prouve qu'il peut gagner un grand Tour. Enorme favori à quelques jours de l'arrivée, il s'était écroulé dans l'ascension de l'Angliru, se contentant de la 3e place à Madrid.

Forces: Wiggins semble être le mieux armé pour inscrire son nom au palmarès. En pleine confiance, après un parcours sans-faute en 2012, le leader du Team Sky roule sur un nuage depuis le début de la saison. L'équipe retenue pour le Tour a été imaginée pour lui. Celle-ci est impressionnante. Tous les favoris ne peuvent pas en dire autant. Ses qualités de rouleur sont son principal atout. Et il est à coup sur le grand bénéficiaire de ces 100 km de chrono. Ses progrès en montagne jouent aussi pour lui.

Faiblesses: Les pourcentages élevés et Wiggins n'ont jamais été très copains. Habitué à monter à son rythme, le Londonien s'expose aux attaques de ses adversaires. D'où la présence d'une armada autour de lui censée contrôler la course dès que l'épreuve prendra de la hauteur. Son manque de vécu sur le Tour de France ne joue pas en sa faveur. Et contrairement à son principal adversaire, Cadel Evans, Wiggins n'a jamais été en position de remporter la Grande Boucle.

La stat: 8. Comme le nombre de victoires du Britannique en 2012. Ce dernier, lauréat de Paris-Nice, du Tour de Romandie et du Critérium du Dauphiné, s'est transformé en machine à gagner cette saison. Depuis ses débuts dans le peloton (2000), Wiggins n'avait compilé que 13 succès en douze années professionnelles.

La question: Peut-il être aussi dominateur sur trois semaines que sur sept jours ?

L'oeil de Jacky Durand : "Pour moi, c'est le grandissime favori. Il a le même style d'approche qu'Evans l'an passé. Il s'est d'abord focalisé sur des courses par étapes de cinq-six jours, puis de huit jours. A chaque fois, il a répondu présent. Quand j'ai vu la présentation du Tour l'an dernier, je me suis tout de suite dit, 'c'est le seul qui peut gagner ce Tour'. Sa grosse force, c'est le contre-la-montre, son deuxième atout, c'est son équipe. Sauf chute ou conditions météos très défavorables, car ce n'est pas un super descendeur, je ne le vois pas perdre."

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