Tejay Van Garderen – 2e du général à 2'52"

Il était le dauphin de Chris Froome mardi matin. Il l'est encore ce mardi soir et, pour lui, c'est sans doute une vraie satisfaction. Même si, de 12 secondes, son retard sur le patron est passé à près de trois minutes. Mais il a assis son statut de candidat au podium dans cette première étape de montagne, qu'il redoutait tant. "La première étape de montagne est toujours dangereuse, ça peut être un choc pour le corps, surtout après une première journée de repos, souligne l'Américain. Je pense que ça ira de mieux en mieux pour moi et je suis très satisfait de notre position." Sans doute pas une menace directe pour Froome, mais il fait mieux que se défendre.

Tejay Van Garderen

Crédit: Panoramic

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Nairo Quintana – 3e du général à 3'09"

A la pédale, il est celui qui a le mieux résisté. Il était d'ailleurs le seul adversaire de Chris Froome à garder le contact avec lui avant que le Britannique n'attaque. Ensuite, il n'a pas été en mesure de répondre. Tout juste le Colombien a-t-il pu essayer de limiter la casse, perdant un peu plus d'une minute au sommet. "Je pensais que j'allais être bien dans la montée et d'ailleurs je pense avoir bien grimpé. Mais Froome a été plus fort que moi", a-t-il constaté. Mais s'il n'a rien pu faire contre Froome, il s'est installé sur le podium et son handicap au général, quoi que déjà conséquent (3'09") n'est pas encore rédhibitoire. Lui n'a pas le discours d'un battu. "Je me sens bien, physiquement et moralement, j'ai de bonnes sensations, ça ira mieux au fil des jours", se convainc-t-il.

Alejandro Valverde – 4e à 4'01"

A l'image d'une équipe Movistar qui a voulu prendre la course en main, Alejandro Valverde a essayé de secouer le cocotier en démarrant à plusieurs reprises dans la dernière montée. Mais en ce 14 juillet, ses tentatives ont viré au pétard mouillé. Il a fini par lâcher prise pour terminer à deux minutes de Froome. Reste qu'il est dans le coup : 5e de l'étape, 4e du général. "Froome est fort mais le Tour n'est pas fini", prévient le Murcien, qui se place plus que jamais en lieutenant de Quintana, n'évoquant jamais ses propres ambitions mais jugeant que "Nairo peut encore tout espérer sur ce Tour".

Alejandro Valverde

Crédit: AFP

Alberto Contador – 6e du général à 4'04"

On pouvait craindre pour lui qu'il coince dans la dernière semaine après les efforts consentis sur le Giro. Mais le voir coincer dans de telles proportions dès le tout premier col du Tour constitue tout de même une grosse surprise. Il termine tout de même derrière Geraint Thomas, Adams Yates et Tony Gallopin et ça, c'est inquiétant pour lui. A l'arrivée, le Pistolero ne s'expliquait pas vraiment cette défaillance. "Je voulais ne pas perdre de temps, mais je n'arrivais pas à respirer, à faire tourner les jambes, je ne sais pas pourquoi, s'est-il interrogé. C'était vraiment une mauvaise journée pour moi." Pour sûr. S'il admet que Froome a "montré son autorité", il est pour l'heure dominé par d'autres coureurs que le Britannique. "La priorité, juge-t-il, c'est de se reposer, de prendre du recul, d'étudier la situation à tête reposée et d'agir en fonction de tout cela." Une attaque de loin dès mercredi ? Encore faut-il en avoir les moyens...

Vincenzo Nibali – 10e du général à 6'57"

Après avoir vu son visage décomposé dans la montée terminale, c'est presque un miracle de se dire que Vincenzo Nibali figure encore dans le Top 10 au classement général. Il a été le premier des grands favoris à lâcher pris, à plus de 10 kilomètres du sommet. Après son petit coup de moins bien à Mûr-de-Bretagne, qui n'annonçait rien de bon, le Requin de Messine avait voulu tempérer les inquiétudes, assurant qu'il se sentait en forme. Ce n'est à l'évidence pas le cas. Il l'a admis mardi. "Je ne suis même pas le petit frère du Nibali de l'année dernière", a estimé le leader d'Astana. "Je n'arrivais pas à garder le rythme, à trouver le souffle. Comme si j'étais sans forces..." Nibali a même eu du mal à suivre ses propres équipiers. On le verra sans doute à l'attaque mais, sauf miracle, le Tour est déjà perdu pour lui.

Vincenzo Nibali à la Pierre-Saint-Martin

Crédit: Panoramic

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