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Romain Bardet : "Vivement les Pyrénées !"

Bardet : "Vivement les Pyrénées !"

Le 22/07/2018 à 11:01Mis à jour Le 22/07/2018 à 11:02

TOUR DE FRANCE – Incapable de suivre les meilleurs dans la Côte de la Croix Neuve, samedi lors de la 14e étape, Romain Bardet a encore perdu du temps. Mais le Français, toujours 5e du classement général mais repoussé à 3'21" du maillot jaune Geraint Thomas, garde confiance et ne veut pas encore abdiquer. Surtout, il attend l'arrivée des Pyrénées avec impatience.

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De l'aveu du principal intéressé, "c'était encore brutal aujourd'hui !". Samedi, Romain Bardet n'a pas été à la fête. Le matin même, au micro d'Eurosport, le Français avait promis qu'il y aurait bagarre "si les jambes répondaient". Celles-ci l'ont quelque peu laissé en plan là-même où il avait été piégé deux ans plus tôt par Stephen Cummings. A Mende, Bardet fait malheureusement partie des perdants du jour. A l'arrivée, il a concédé 22 secondes sur Primoz Roglic et 14 sur le trio Thomas-Froome-Dumoulin. Ce genre d'arrivée était pourtant faite pour lui mais rien n'a fonctionné ce samedi.

Tout avait d'ailleurs mal débuté pour les Terre et Ciel, retardés par le vent… et la Sky juste après le départ réel. "L'étape est partie très vite, et nous nous sommes fait piéger dans un premier temps, a regretté son équipier Pierre Latour. Mais c'est vite rentré dans l'ordre." Repoussé un temps à une trentaine de secondes du groupe de tête, AG2R-La Mondiale a finalement pu revenir après que la formation du maillot jaune a coupé son effort après un changement de cap du parcours au 12e kilomètre. Mais des forces ont été laissées sur les routes de la Drôme.

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" Une étape de plus de passée "

Le coup de bordure évité, l'équipe de Vincent Lavenu, réduite à cinq éléments après l'abandon de Tony Gallopin jeudi, a pu se concentrer sur la protection de son leader. Au pied de la montée finale, Bardet a même pu compter sur le travail de Latour et du Suisse Mathias Frank. "Nous sommes arrivés bien placés dans la montée finale. Mathias puis moi avons poussé un peu, explique Latour. Sur la dernière partie, Romain a lâché un peu de temps, mais nous gardons confiance."

Incapable de suivre les meilleurs dans le money time de cette 14e étape, l'Auvergnat de 27 ans accuse le coup même s'il s'en défend. Jour après jour, les objectifs visés s'éloignent néanmoins. "C'est monté à fond dans la dernière côte. Je n'étais pas dans une grande journée, j'étais à fond, a regretté celui qui reste sur deux podiums sur la Grande Boucle (2e en 2016, 3e en 2017). "Mais c'est une étape de plus de passée avant les Pyrénées." Moins tranchant que dans le passé, Bardet répète à qui veut l'entendre qu'il s'est préparé en vue de la troisième semaine. "Vivement les Pyrénées", conclut-il dans un léger sourire. A-t-il volontairement gardé de la fraîcheur pour ceux-là ? On sera rapidement fixé. Lui, le premier.

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