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Ewan remet ça

Ewan remet ça
Par Eurosport

Le 23/07/2019 à 17:35Mis à jour Le 23/07/2019 à 18:22

TOUR DE FRANCE - Sans surprise, la 16e étape a permis aux sprinters de reprendre la main, mardi, à Nîmes. Dans la cité gardoise, Caleb Ewan s'est imposé sur le fil devant Viviani, Groenewegen et Sagan. C'est la deuxième victoire de l'Australien après celle décrochée à Toulouse. Pas de changement au général, Julian Alaphilippe conserve le maillot jaune. Son 12e, déjà.

Le grand sprinteur de cette édition 2019, c'est bien Caleb Ewan. L'Australien de la Lotto-Soudal s'est montré le plus rapide ce mardi pour remporter à Nîmes la 16e étape. En devançant Elia Viviani (Deceuninck-Quick Step) et Dylan Groenewegen (Jumbo-Visma), il signe son deuxième succès du Tour, après celui acquis à Toulouse. Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step) conserve sa tunique jaune de leader mais le Top 10 a perdu un de ses membres : Jakob Fuglsang (Astana), 9e du général, a abandonné sur chute. Lui aussi tombé, Geraint Thomas (Team INEOS) est reparti sans souci.

Vidéo - Le boss du sprint, c'est Ewan : Sa victoire lors de la 16e étape

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L'échappée aura tout tenté

Au lendemain de la journée de repos et deux jours avant le début des Alpes, les coureurs n'avaient visiblement pas le cœur à offrir une course de mouvement. Il y aurait eu de quoi pourtant. Avec une étape tracée autour de Nîmes et des routes exposées au vent sur le retour, on aurait pu assister à un remake de ce qu'il s'était passé à Albi. Mais personne n'en avait vraiment l'intention. Partis dès les premiers kilomètres, Alexis Gougeard (AG2R La Mondiale), Stéphane Rossetto (Cofidis), Paul Ourselin (Total Direct Energie), Lars Ytting Bak (Dimension Data) et Lukasz Wisniowski (CCC Team) ont dès lors longtemps fait de la résistance en tête de course. Malgré un écart qui n'est jamais monté au-dessus des 2'14'', les cinq hommes ont parfaitement géré leur aventure. Mais le peloton a fini par opérer la jonction à 3km de l'arrivée.

Alors que la Deceuninck-Quick Step était resté caché toute la journée, laissant le soin aux Lotto-Soudal et aux Jumbo-Visma d'assurer la poursuite, la formation d'Alaphilippe a mis en route dans le final, pour idéalement lancer Elia Viviani à 200m de l'arrivée. Mais l'Italien n'a rien pu faire face au retour de Caleb Ewan, impressionnant de puissance et de vélocité une nouvelle fois ce mardi. Vainqueur devant Viviani, Groenewegen, Sagan et Bonifazio (le premier top 10 de la Total-Direct Energie sur ce Tour), l'Australien imite ainsi un certain Mark Cavendish, vainqueur au sprint à Toulouse et à Nîmes sur la Grande Boucle 2008. En attendant pourquoi pas de tripler la mise sur les Champs-Elysées, à condition de passer les Alpes.

La nervosité fait des victimes

Comme souvent dans ces étapes de transitions assez plates mais nerveuses, le danger pour les favoris est venu des traversées de ville, sinueuses et propices aux chutes. Tout a commencé avec la chute de Geraint Thomas (Team INEOS) à Cavillargues. Touchant un trottoir dans un virage, le tenant du titre est allé au sol assez violemment mais a vite rassuré en repartant immédiatement. Jakob Fuglsang (Astana) n'a pas eu la même chance dans Uzès. Tombé à la sortie d'un rond-point, le Danois a été sonné sur le coup et on a vite compris que le 9e du classement général ne repartirait. Encore un Tour malchanceux, qui a toujours abandonné sur la Grande Boucle après avoir remporté le Dauphiné. Il laisse donc … l'Australien Richie Porte (Trek-Segafredo) faire son entrée dans le top 10. Décidément, c'était le jour des Australiens.

Vidéo - Pour Fuglsang, tout s'est arrêté à Uzès

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