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Qu'Ineos se rassure : Thomas, c'est (très) solide

Qu'Ineos se rassure : Thomas, c'est (très) solide

Le 11/07/2019 à 21:04Mis à jour Le 11/07/2019 à 21:11

TOUR DE FRANCE – Quatrième de la 6e étape, Geraint Thomas a envoyé un message à la concurrence ce jeudi au sommet de la Planche des Belles Filles. L'impression laissée par le tenant du titre doit forcément mettre des doutes dans la tête de ses adversaires. Et notamment de celle de son équipier chez Ineos, Egan Bernal.

Geraint Thomas avait prévu son coup. Sûr de sa force, le co-leader de la formation Ineos en a bluffé plus d'un à l'arrivée de la 6e étape, au sommet de la Planche des Belles Filles. "Nous en saurons plus ce soir (jeudi). Ce sera bien de voir où tout le monde en est", avait prévenu le Gallois mercredi. La concurrence est désormais "rassurée" sur son état de forme. Le tenant du titre, qui avait montré des signes alarmants en abandonnant sur chute lors du dernier Tour de Suisse, n'a pas prévu de céder sa couronne sans se battre.

Quatrième de ce premier opus montagneux, favori à la victoire finale le plus convaincant, Thomas, qui n'a pas levé une seule fois son arrière-train de sa selle et qui préfère les cols plus réguliers, plus roulants, pouvait arborer un large sourire devant les médias jeudi soir. Son équipe n'a pas réellement eu à s'employer et lui a marqué des points. "Je me sentais très bien. Pourtant, ces montées abruptes sont rarement ma tasse de thé. Au final, c'est une très bonne journée", s'est réjoui celui qui n'a pas encore levé les bras cette année.

Vidéo - L'arrivée des deux "vainqueurs" du jour : A Teuns l'étape, à Ciccone le maillot jaune

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" A 350m, j'ai commencé à souffler "

"Quand la Movistar a commencé à rouler avec Valverde, c'était du costaud. Je ne savais pas trop ce que ça allait donner dans la dernière montée", a avoué le cinquième du général, à 0'49" du maillot jaune, Giulio Ciccone. "Il faut être patient dans ce genre d'ascension", a expliqué Thomas, qui avait reconnu ce final juste avant le Tour de Suisse, fin juin. "Ce type de montées favorise vraiment les grimpeurs les plus "punchys", les plus purs, comme Egan, (Adam) Yates, Quintana ou encore Alaphilippe. Quand ce dernier a démarré aux 800m, j'ai eu assez de confiance pour le laisser devant et grimper à mon rythme pour tenir jusqu'à la ligne. A 350m, j'ai commencé à souffrir, a-t-il ajouté. Mais c'était du solide."

L'attentisme de ses principaux adversaires a également surpris le Gallois : "Je m'attendais vraiment à ce que Porte, Quintana et évidemment Egan (Bernal) soient devant là-haut." Il n'en a rien été. Notamment pour son coéquipier colombien. Et forcément, la question sur leur "co-leadership" va revenir sur la table à un moment donné. Pour l'heure, seules quatre petites secondes séparent les deux hommes au classement général. Une broutille. Mais l'impression laissée ce jeudi dans les pourcentages les plus forts de la Planche des Belles Filles n'a trompé personne. Le principal intéressé espère monter en puissance au fil des semaines. Une chose est certaine : il faudra compter sur Geraint Thomas jusqu’à Paris.

Geraint Thomas

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