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Premier bouquet pour Impey, coup d'épée dans l'eau pour Bardet

Premier bouquet pour Impey, coup d'épée dans l'eau pour Bardet

Le 14/07/2019 à 17:35Mis à jour Le 14/07/2019 à 18:32

TOUR DE FRANCE - Membre d'une échappée au long cours composée de quinze éléments que le peloton a laissé filer, Daryl Impey (Mitchelton-Scott) s'est montré le plus costaud entre Saint-Etienne et Brioude dimanche. Le Sud-Africain, ancien porteur du maillot jaune en 2013, a réglé au sprint son dernier compagnon de fuite, le Belge Tiesj Benoot, pour décrocher sa première victoire d'étape sur le Tour.

Daryl Impey avait déjà connu la joie de porter le maillot jaune sur le Tour de France. Il a découvert ce dimanche celle d’y remporter une étape à titre individuel. Le Sud-Africain de la Mitchelton-Scott s’est imposé au sprint à Brioude devant Tiesj Benoot (Lotto Soudal), seul membre d’une échappée de quinze coureurs encore à ses côtés. Jan Tratnik (Bahrain-Merida) complète le podium de cette 9e étape de la Grande Boucle. Du côté des favoris à la victoire finale, rien à signaler, malgré une attaque de Romain Bardet, sur ses terres en ce dimanche de fête nationale, dans la dernière difficulté du jour. Julian Alaphilippe conserve donc la tunique dorée.

Vidéo - Impey était trop fort pour Benoot : l'arrivée de la 9e étape

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Sur ce parcours vallonné de 170,5 kilomètres, l’échappée avait la faveur des pronostics. Cela n’a pas loupé. Logiquement, beaucoup espéraient se faire la malle dès le départ, à Saint-Etienne. Après une quinzaine de bornes, un groupe de quatorze coureurs s’est extirpé du peloton. Marc Soler (Movistar) puis Rui Costa (UAE Emirates) sont sortis, à contre-temps, pour faire le jump. Le vainqueur de Paris-Nice 2018, parti avec 40 secondes de retard, a réussi à intégrer le groupe de tête, à la faveur du redoutable Mur d’Aurec-sur-Loire (3,2 km à 11%). Le champion du monde 2013, en revanche, a fini par se résigner.

Impey a bien caché son jeu

La présence du vainqueur du jour au sein de l’échappée est vite devenue une évidence. Nicolas Roche (Sunweb), homme le plus "dangereux" pour la Deceuninck-Quick Step d’Alaphilippe, affichait en effet 23 minutes de retard au général sur le Français, au matin de cette étape. Seuls deux des quinze coureurs en fugue avaient déjà gagné sur le Tour : Edvald Boasson Hagen (Dimension Data) et Tony Martin (Jumbo-Visma). Ce sont eux qui ont le plus vite montré des signes de faiblesse. Ils ont été largués avant même le final corsé, tout comme les deux Français de l’échappée, Anthony Delaplace (Arkéa-Samsic) et Romain Sicard (Total Direct Energie).

La côte de Saint-Just (3,6 km à 7,2%) a alors permis aux plus costauds de s’expliquer. Lukas Pöstelberger, qui avait pris le pari d’anticiper, y a vu ses espoirs de victoire s’envoler. Nicolas Roche et Tiesj Benoot ont cru faire le break sur Oliver Naesen (AG2R-La Mondiale), Jasper Stuyven (Trek-Segafredo) et Daryl Impey, les meilleurs sprinteurs encore présents dans l’échappée. Ils n’avaient qu’en partie tort, puisque seul Impey est parvenu à revenir sur eux au sommet de cette bosse, à 13 kilomètres du but. Dans le final, Roche a fini par céder, sur une nouvelle accélération de Benoot, que le champion d’Afrique du Sud, premier maillot jaune africain du Tour en 2013, a aligné sans souci dans la dernière ligne droite.

Au moins, Bardet a tenté

Le peloton a été sorti de sa léthargie dans la côte de Saint-Just, quand Romain Bardet a tenté de s’en extirper. Le leader de la formation AG2R-La Mondiale a été propulsé par son équipier Tony Gallopin et suivi par les outsiders George Bennett (Jumbo-Visma) et Richie Porte (Trek-Segafredo). Mais Ineos a contrôlé avec une grande facilité, Michal Kwiatkowski rappelant tout ce beau monde à l’ordre et les favoris ont finalement coupé la ligne groupés, 16'25" après Impey.

Le terrain n’était pas très propice à une bagarre entre cadors, qui plus est avec le vent de face des derniers kilomètres. Bardet, originaire de Brioude, le savait. Mais sur ses terres et après un début de Tour de France raté, il a sans doute cherché à se rassurer sur ses sensations. Il n’aura plus l’occasion de le faire avant jeudi et l’arrivée du peloton dans les Pyrénées.

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