L’an dernier, il s’était accroché à son costume de puncheur qui joue étape après étape, version cycliste d’un des plus célèbres poncifs footballistiques. Presque aussi bien qu’il avait défendu la tunique dorée. Au cours d’un Tour de France qu’il avait illuminé, Julian Alaphilippe avait tenu à ne pas déroger à sa communication prudente. Douze mois plus tard, le 5e de la dernière Grande Boucle ne joue toujours pas au gros bras de la course au maillot jaune.

"On n’a pas l’équipe pour lutter pour le classement général [du Tour de France, ndlr], et moi je ne l’ai pas en tête", déclare ainsi le polyvalent coureur français de la Deceuninck - Quick Step à nos confrères de L’Equipe. Pas de général, donc, mais des bouquets à aller chercher. Alaphilippe compte bien se montrer compétitif sur les routes d’un Tour décalé de deux mois en raison de la crise sanitaire (29 août-20 septembre) : "Aujourd’hui, mes entraînements sont conçus en prévision du Tour, pas pour les Classiques."

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Sa saison redémarre par deux épreuves dont il est tenant du titre. Mais qu’il envisage comme un tremplin. "Ma priorité n’est pas d’être au sommet de ma forme sur les premières courses (les Strade Bianche, le 1er août, et Milan-San Remo, le 8 août, ndlr)", ajoute ainsi Alaphilippe, aucune victoire en 17 jours de course en 2020, dans cet entretien publié mercredi.

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"J’ai d’autres objectifs après…"

Pour autant, tout ne tourne pas autour de la Grande Boucle pour le Français de 28 ans : "Le but est de faire un beau Tour, mais aussi de ne pas le finir épuisé, car j’ai d’autres objectifs après : le Championnat du monde (le 27 septembre, sur un parcours sélectif en Suisse, ndlr), et les Classiques." Il devrait notamment découvrir le Tour des Flandres le 18 octobre prochain : "En termes de ‘reco’, je compte y retourner avec mon coéquipier Dries [Devenyns], qui habite dans le Vieux Quaremont, pour m’imprégner du parcours."

Tout a un goût nouveau, au sein de cette saison profondément bouleversée : "D’ici à octobre, il n’y aura jamais trop de temps de récupération entre chaque course. Or, la récupération sera un élément déterminant." Mais pas de quoi effrayer Julian Alaphilippe : "Il faut s’adapter et m’adapter, c’est quelque chose que j’ai souvent fait." Pas au point de gagner le Tour de France. Mais presque.

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