Comme chaque année, le Tour de France va découvrir un nouveau col de montagne. Après le Grand Colombier en 2016, le Mont du Chat en 2017, le col du Portet en 2018, le Prats d’Albis en 2019 et le col de la Loze en 2020, la Grande Boucle va cette fois faire la connaissance avec le difficile col de Spandelles, dans les Pyrénées, lors de la 11e étape.
Une ascension bien connue des cyclo-touristes et des férus des cols français, qui espéraient son apparition sur le Tour depuis bien longtemps. Pourtant, malgré son statut d’avant-dernier col de l’édition 2022 et ses 10,2km à 8,4% de moyenne, tout le monde n’a d’yeux que pour le col du Granon.
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"Le Granon, c’est du 9,2% de moyenne avec des passages à 10% !"

Plus apparu sur les routes de la Grande Boucle depuis 1986, pour ce qui constitue encore à ce jour son unique moment sur le Tour, le Granon n’en reste pas moins un col mythique dans l’esprit populaire. Il reste aux yeux de tous comme l’ascension où Bernand Hinault a dit adieu au maillot jaune après son 78e et dernier jour avec la tunique de leader sur les épaules, lors de la 18e étape.
"Ce sont des images qui ont marqué l'histoire du Tour, explique le directeur du Tour Christian Prudhomme. On avait la volonté de trouver une arrivée emblématique et très dure, c'est le col du Granon". Un maillot chipé par son coéquipier d’alors Greg Lemond, futur vainqueur et avec qui il arrivera le lendemain main dans la main au sommet de l’Alpe d’Huez, au terme d’une étape que les coureurs du peloton 2020 répèteront au mètre près, eux aussi le lendemain de cette première arrivée au sommer alpestre.
Mais le Granon, c’est avant tout une montée de très haute altitude, très dure. "Ses 2 413m furent pendant 25 ans la plus haute arrivée de l’histoire du Tour, rappelle d’ailleurs Prudhomme. Aucun prétendant au maillot jaune ne pourra rater ce rendez-vous". Car la moindre défaillance s’y payera très cher. Avec ses 11,3 km à 9,2%, le col du Granon est tout simplement l’ascension de l’édition 2022 qui présente le plus de pourcentages sur une telle distance.
Mais le plus effrayant, et le plus étonnant aussi, c’est son pourcentage maximal : 11%. C’est dire la régularité dans la difficulté de ce géant des Alpes. "Il est très beau, c’est une jolie montée régulière, mais régulièrement dure, explique Laurent Jalabert pour francetvinfo.fr. Il n’y a même pas un virage où la pente s’atténue un peu. C’est du 9,2% de moyenne avec des passages à 10%". Et, comme si cela ne suffisait pas, le vent pourrait encore un peu durcir la tâche des coureurs... s’il venait à être de la partie.

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"Un col où peut s’écrire la légende de la course"

"Quand on sort à 4-5 kilomètres du sommet, on est totalement à découvert, il n’y a plus de végétation, poursuit "Jaja". Souvent, ça souffle là-haut, donc ça peut jouer sur la partie finale. Ça peut aider à creuser des écarts pour les costauds, et à perdre encore plus de temps pour ceux en difficulté". Un véritable enfer, même pour ceux qui parviennent à le dompter. "Le col du Granon, c’est un souvenir aussi terrible qu’heureux, se souvient Greg Lemond pour LeDauphiné. C’était si dur, mais je suis impatient qu’il revienne au programme du Tour".
Et l’Américain, triple vainqueur de la Grande Boucle (1986, 1989 et 1990) n’est pas le seul à attendre énormément de ce col encore très méconnu par le peloton moderne mais qui fait déjà rêver. "L’étape du Granon ou celle d’Hautacam sont celles qui vont le plus me faire rêver, avoue le grimpeur français de la Groupama-FDJ, David Gaudu. Le Col du Granon peut être l’une des arrivées phares, très dures et il peut me correspondre. Ça a l’air d’être un col très dur, même si je ne l’ai jamais gravi. Si je dois en gagner une, j’espère que ça sera celle-là". Mais il ne sera pas le seul à vouloir graver son nom sur cette étape de prestige, destinée à marquer cette édition 2022. "C’est un col où peut s’écrire la légende de la course", estime Greg Lemond dans LeDauphiné. Elle a déjà commencé à s’y écrire il y a 36 ans et il n’y a pas de raison que cela s’arrête.

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