Chris Froome, deuxième version, an I. 2021 a été une année particulière à tous points de vue pour Christopher Froome. Après une décennie chez Sky/Ineos, le Britannique a connu une nouvelle équipe. Israël-Start Up Nation s'était mis en tête de le reconstruire un an et demi après sa chute sur le Dauphiné 2019. Une ambition qui n'a rien donné d'un point de vue des résultats puisque Froome n'a pas brillé en 2021. Mais le coureur, lui, voit de la progression. C'est tout ce qui compte aux yeux de celui qui se croit toujours capable de remporter un 5e Tour de France.
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"Il n'y a aucune garantie que je puisse gagner un autre Tour, un cinquième, après tout ce que j'ai traversé, dit-il dans une interview accordée à Cyclingnews. Je le sais mais ça reste mon objectif. C'est ce qui me pousse à donner 100%." Voilà quatre ans, un chiffre qui montera à cinq au départ du Danemark en juillet prochain, qu'il n'a plus remporté le Tour de France. Trois qu'il n'est plus monté sur le podium et qu'il n'a plus décroché de grand tour (Giro 2018). "Ce sera peut-être en 2022, l'année d'après ou la suivante encore. C'est ce qui me motive. Je n'arrêterai que quand ça ne sera plus possible".
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Voir Paris et souffrir

Pour l'instant, le quadruple vainqueur se contente de peu. Il revient de trop loin pour s'agacer de ses médiocres résultats actuels (133e du Tour 2021). "Revenir sur le Tour était un énorme but pour moi. J'y ai pensé depuis ma chute", explique-t-il. Écarté par Ineos en 2020, il faisait bel et bien partie de la sélection de sa formation en 2021. Las, le rêve s'est vite transformé en cauchemar quand il a été pris dans l'une des très nombreuses chutes du départ en Bretagne. "Tomber dès le premier jour a été très dur à encaisser", regrette le Britannique.

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"J'aurais sans doute abandonné sur d'autres courses, même sur le Giro ou la Vuelta. J'avais beaucoup de douleurs après la chute. Je sentais encore des douleurs dans les côtes sur les pavés des Champs-Elysées. Je suis resté sur le Tour et j'ai souffert pour atteindre Paris. Mais je voulais retrouver le rythme de la Grande Boucle. Je suis allé très loin dans la douleur. Atteindre Paris fut un succès personnel très important." On imagine aisément qu'après avoir frôlé la mort et après avoir passé de longues semaines fin 2020 à n'être presque pas un coureur professionnel, voir Paris fut un soulagement.
Comment Froome fait-il pour croire à sa propre rédemption alors qu'objectivement son niveau semble à des années lumières de celui des protagonistes actuels des classements généraux, Tadej Pogacar, Primoz Roglic et les autres ? Parce que ce n'est qu'en juin dernier qu'il a senti que ses blessures étaient derrière lui. "Je vois ce moment comme un nouveau départ sur la voie de ma reconstruction", assure-t-il. De quoi espérer pour 2022 ?
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