LES GAGNANTS
Wout Van Aert (Jumbo-Visma)
A leader tout honneur. S’il n’a gagné aucune des trois étapes danoises, le Belge n’en a vraiment jamais été loin. Deuxième du chrono, Van Aert a encore été dauphin de Jakobsen à Nyborg avant d’être celui de Groenewegen à Sonderborg. Si la performance a quelque chose d’historique (il devient le … 2e coureur de l’histoire du Tour à réaliser pareil enchainement pour débuter l’épreuve, après Alfredo Binda en 1930), accumuler les secondes places commencent à l’agacer.
Mais toutes ses secondes de bonifications lui offrent un maillot jaune précieux, qu'il pourrait conserver un petit moment. Sa régularité lui permet aussi de faire la course en tête pour le maillot vert, un scénario inespéré vu le profil du triptyque danois et idéal vu celui des étapes restantes.
Van Aert : "C'est ma faute, je n'ai pas assez cru en Laporte"
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Quick Step-AlphaVinyl
Raillée - et même critiquée - pour s’être présentée au départ de la Grande Boucle sans Julian Alaphilippe ni Mark Cavendish, la formation belge a offert une magnifique réponse à ses détracteurs : deux victoires d’étapes, un maillot jaune porté et la sensation que le Tour des hommes de Patrick Lefevere est déjà réussi.
Et Lampaert réalisa : son émotion en images
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Si la victoire de Fabio Jakobsen à Nyborg était attendue, celle de Yves Lampaert sur le chrono inaugural de Copenhague a plus surpris. Mais elle rappelle une nouvelle fois que la principale arme du "Wolfpack" réside dans la force de son collectif. Quel qu’ait été son effectif au départ de l’épreuve, la Quick Step-AlphaVinyl n’aurait pu rêver d’un meilleur bilan au moment de revenir en France.
Magnus Cort Nielsen (EF Education-EasyPost)
Sur ses terres, le moustachu danois n’a pas remporté d’étape mais cela ne l’a pas empêché de lever les bras à deux reprises. Lancé dans une opération "maillot à pois", le tout-terrain de la formation EF Education-EasyPost a facilement réussi son coup, en se glissant à deux reprises dans la bonne échappée pour s’offrir un carton plein (6/6) au classement de la montagne. Avec, à chaque fois, une véritable célébration au dernier grimpeur de la journée, quitte même à s’offrir un sprint…alors qu’il était seul en échappée dimanche. L’unique show du week-end mais au plus grand plaisir du public danois.
Et Cort Nielsen a célébré : Le maillot à pois et le show pour le Danois
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Le Danemark
Difficile forcément de ne pas évoquer la réussite populaire de ce grand départ. Si le côté sportif a pu décevoir, en l’absence notamment de bordures, il est peu probable qu’ASO ou le Danemark regrettent de s’être associé pour ces trois premiers jours du Tour 2022. Fans du cyclisme et de la Grande Boucle, les Danois ont été, comme prévu, au rendez-vous, le bord des routes étant noir de monde tout au long du week-end, avec une ambiance et une ferveur extraordinaires. Sans oublier les paysages danois resplendissants dévoilés à la télévision. Une grosse réussite.
"Des souvenirs à vie pour Cort Nielsen" : Le public danois en feu pour "son" maillot à pois
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Dylan Groenewegen (Team BikeExchange – Jayco)
Son destin semble lié à celui de Jakobsen… Après leur terrible chute en Pologne en 2020, les deux Néerlandais avaient retrouvé le chemin du succès l’un après l’autre, sur le Tour de Wallonie l’an dernier et ils se sont donc à nouveau succédé sur la Grande Boucle. En répondant à son compatriote, Groenewegen s’est offert un gros bol d’air avec ce premier succès en World Tour depuis février 2020 (4e étape de l’UAE Tour) mais il a surtout d’ores et déjà permis à son équipe de réussir son Tour. Vu le profil des étapes restantes et la construction de la Team BikeExchange-Jayco, c’était presque aujourd’hui ou jamais pour le Néerlandais. Et il l’a fait.
Un sprint palpitant : Comment Groenewegen a soufflé la victoire à Van Aert
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LES PERDANTS
Filippo Ganna (INEOS Grenadiers)
Avec un chrono de 13km en ouverture, tout semblait destiné l’Italien, invaincu cette saison sur les contre-la-montre de plus de dix bornes, à revêtir le maillot jaune à Copenhague. Mais le champion du monde est passé à côté. Enfin, tout est relatif puisque le rouleur d’INEOS Grenadiers a conclu ce chrono à la 4e place, à 10’’ de Lampaert.
Van Aert mieux que Ganna, Pogacar sur ses talons : 2 minutes de feu au coeur du chrono
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Mais voir Ganna manquer la victoire sur un chrono parfaitement plat reste une énorme surprise. Même si le profil tortueux et les conditions climatiques inégales (Lampaert a roulé sur le sec, Ganna sous la pluie) ont forcément joué, l’Italien a raté ce qui était l’un de ses objectifs de la saison, avant de tomber le lendemain vers Nyborg. Non, vraiment, pas sûr qu’il garde de bons souvenirs du Danemark.
Caleb Ewan (Lotto-Soudal)
Caleb Ewan non plus d’ailleurs. Venu sur le Tour avec une formation Lotto-Soudal en grande partie construite autour de lui, mais pas forcément de la meilleure façon possible, l’Australien s’est raté sur les deux premiers sprints, ne pesant absolument pas dans la course à la victoire. 13e à Nyborg, 9e à Sonderborg, Ewan est très loin pour le moment du sprinteur qui dominait les arrivées massives les années précédentes. Il lui reste des opportunités encore, sans doute même plus qu’à d’autres sprinteurs, mais son début du Tour est raté. S’être fait rattraper lors du chrono inaugural par Nairo Quintana (Arkéa-Samsic) en est finalement le meilleur symbole.
Ewan, un maître dans l'art du sprint
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Bahrain-Victorious
Son Tour avait mal commencé avant même de débuter avec cette perquisition de la police danoise à l’hôtel de la formation bahreïnie et, le moins que l’on puisse dire, c’est que la situation ne s’est pas arrangée depuis. Constituée autour de Jack Haig et Damiano Caruso pour le général, la Bahrain-Victorious a vu ses deux leaders perdre déjà beaucoup de temps, alors même que les hostilités n’ont pas encore été lancées.
Une chute et le peloton s'est coupé en deux
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Déjà moyens sur le chrono (44’’ et 48’’ de concédées sur Pogacar), l’Australien et l’Italien ont été piégés ce dimanche dans une chute et ont de nouveau perdu du temps (39’’). S’il n’y a rien de rédhibitoire, les deux hommes pointent déjà à plus d’une minute trente du maillot jaune. Parmi les “leaders”, seul Rigoberto Uran fait pire.
EF Education-EasyPost
Il faut dire que le Colombien fait fort ! 114e du chrono à Copenhague, Rigoberto Uran a encore concédé 39’’ ce dimanche, pris dans une chute qui aura coûté du temps cette fois, contrairement à celle sur le Grand Belt samedi. Le voilà déjà repoussé à 2’ de Van Aert au général, un retard conséquent pour celui qui était encore 2e du général du Tour l’an dernier au soir de la 16e étape mais tellement symbolique du début de Tour catastrophique des EF Education-EasyPost.
Jakobsen déjà au top, le pont a fait flop : le résumé de la 2e étape
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Uran ? Distancé. L’homme en fort Ruben Guerreiro ? Il a chuté aussi et a déjà perdu toute ambition au général. Les rêves de victoire et de maillot jaune de Stefan Bissegger sur le chrono ? Envolés après deux chutes du Suisse sur sa discipline de prédilection. Sans oublier la lourde chute de Jonas Rutsch. Heureusement que Powless a évité les ennuis (pour l’instant) et que Cort Nielsen s’est paré du maillot à pois…
Mads Pedersen (Trek-Segafredo)
Ce n’est pas forcément un "perdant" de ce Grand Départ mais c’est sans nul doute l’un des plus grands déçus. Le Danois rêvait de maillot jaune sur ses terres ou, au moins, d’une victoire d’étape mais le destin ne lui a pas souri. Pourtant, le champion du monde 2019 avait fait le job en réussissant un gros chrono (6e à 15’’) à Copenhague mais il n’a pas connu pareille réussite dans les arrivées massives. Troisième à Nyborg, 12e à Sonderborg, il confirme qu’il est en forme mais n’a pas en su en profiter. Sans passer à côté pour autant. Son seul regret sera peut-être l’absence de bordures lors de la 2e étape. Et encore, Van Aert l’a battu de toute manière. L’opportunité de jouer le maillot jaune au Danemark n’est pourtant pas près de se présenter de nouveau…
Mads Pedersen (Trek-Segafredo) y a cru lors de la 2e étape mais il a finalement été devancé par Jakobsen (QuickStep-AlphaVinyl) et Van Aert (Jumbo-Visma)
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