Soudet, Tourmalet… La traversée des Pyrénées sera courte mais musclée
Par Laurent Vergne
Publié 04/07/2023 à 23:13 GMT+2
Si le week-end inaugural a tenu toute ses promesses, le Tour 2023 aborde un nouveau diptyque de première importance mercredi et jeudi en s’attaquant aux Pyrénées. Au menu sur l’ensemble de ces deux journées, cinq cols, dont deux classés en hors catégorie. De quoi offrir un terrain à une vraie bataille entre les favoris pour le classement général.
Laruns 2020, ou la première de Pogacar
Video credit: Eurosport
"Les Pyrénées sont incontournables, indispensables et même indissociables de la grande légende du Tour de France". Les mots sont de Christian Prudhomme au moment de la présentation du Tour de France 2023 en octobre dernier. Personne ne peut contester le point de vue du patron de la Grande Boucle, mais en choisissant un Grand Départ au Pays basque espagnol, les organisateurs se sont imposé un petit casse-tête, justement quant à l’utilisation du massif pyrénéen.
En 1992, lorsque le Tour s’était élancé de Saint-Sébastien, les coureurs avaient aussitôt emprunté quelques cols pyrénéens. On en retrouve d’ailleurs certains en 2023, comme le Jaizkibel ou Marie-Blanque, mais globalement, les Pyrénées avaient été gentiment escamotés. Christian Prudhomme et Thierry Gouvenou voulaient éviter cela cette année et ils semblent avoir trouvé la bonne formule en insérant deux journées plus plates (lundi et mardi).
L’avantage ? Une grande lisibilité du parcours dans sa première partie : deux étapes pour puncheurs le week-end inaugural, deux autres pour les sprinteurs, puis deux dans les Pyrénées le mercredi et le jeudi pour lancer définitivement la bagarre pour le classement général. Résultat, le premier massif sera un vrai premier massif, contrairement à 1992, tout en prenant soin de ne pas en faire trop, comme l’avait expliqué Prudhomme sur France Bleu : "Nous voulions avoir de belles Pyrénées, mais pas des Pyrénées décisives. En tant qu'organisateurs et fans, nous n'avons pas envie de tout voir dès la première semaine."
On ne verra donc pas tout, mais si les coureurs utilisent le terrain proposé durant ces deux journées, on devrait en voir suffisamment. Voici donc, en détail, le menu de ces 5e et 6e étapes.
5e étape
Mercredi 5 juilletPau – Laruns : 162,5 km
Deux ans après, bis repetita pour le Tour de France, qui s’offre une nouvelle étape Pau-Laruns par-delà le col du Soudet, le col d’Ichère et le col de Marie-Blanque. En 2020, le succès avait été au rendez-vous avec une grande passe d’armes entre les favoris, mais l’étape était alors en sortie de Pyrénées, juste avant la journée de repos.
Son placement est moins favorable à une grande bagarre cette fois mais on aura tout de même de premières réponses et l’état de forme des favoris. Avec la montée du Soudet par son versant le plus dur (15,2km à 7,2%) et les pentes infernales du Col de Marie-Blanque (7,7km à 8,6%, dont les 4 derniers km à 11% pour finir), gare aux défaillances.
Pour Christian Prudhomme, l’arrivée à Laruns était la meilleure possible pour le dynamisme de la course. "Il faut aussi être un bon descendeur, être un vrai montagnard pour gagner. Il fallait aussi des arrivées plus bas, mais au plus près du dernier col. Laruns réunit les conditions idéales", selon le directeur de l’épreuve.
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Stage 5 profile and route map: Pau - Laruns
Video credit: Eurosport
Col de Soudet
Hors catégorie15,2 km de montée à 7,2% de moyenneDénivelé : 1092 mNombre de passages sur le Tour : 9Premier passage : 1987Dernier passage : 2020
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Le profil du col du Soudet
Crédit: ASO
Col de Marie-Blanque
1re catégorie7,7 km de montée à 8,6% de moyenneDénivelé : 705 mNombre de passages sur le Tour : 16Premier passage : 1978Dernier passage : 2020
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Le profil du col de Marie-Blanque
Crédit: ASO
6e étape
Jeudi 6 juilletTarbes – Cauterets-Cambasque : 144,9 km
Vingt-quatre ans après, le Tour fait son retour au plateau de Cambasque. L’ascension pyrénéenne n’avait été empruntée qu’une seule fois dans l’histoire, lors de l’édition 1989, avec la victoire de Miguel Indurain. Pourtant, la montée au-dessus de Cauterets présente 16km à 5,4%, avec une pente irrégulière et notamment 3km à plus de 9% dans sa portion finale, de quoi offrir un terrain de jeu intéressant aux favoris s’ils en ont envie, surtout après les ascensions – habituelles – de l’Aspin et du Tourmalet, par son versant le plus dur.
Mais pour les grandes manœuvres, il faudra peut-être attendre encore, tant le sommet du Tourmalet est éloigné des fortes pentes de Cauterets (43km). A moins de glisser des équipiers dans l’échappée, qui pourrait bien aller au bout tant le départ d’étape lui est favorable. Quoi qu’il en soit, l’ensemble des difficultés sur ces deux jours sont suffisamment significatives pour que l’on en apprenne beaucoup plus sur chacun.
Col d’Aspin
1re catégorie12 km de montée à 6,5% de moyenneDénivelé : 785 mNombre de passages sur le Tour : 76Premier passage : 1910Dernier passage : 2022
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Col d'Aspin
Crédit: Eurosport
Col du Tourmalet
Hors catégorie17,1 km de montée à 7,3% de moyenneDénivelé : 1255 mNombre de passages sur le Tour : 88Premier passage : 1910Dernier passage : 2021
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Le profil du col du Tourmalet
Crédit: ASO
Montée de Cauterets-Cambasque (Arrivée)
1re catégorie12 km de montée à 6,5% de moyenneDénivelé : 785 mNombre de passages sur le Tour : 1Premier passage : 1989Dernier passage : 1989
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Le profil de la montée de Cauterets-Cambasque
Crédit: ASO
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