Tour de France 2023- Pogacar - Vingegaard, du duel par hasard à la rivalité incontournable

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2021 : Tadej Pogacar devance Jonas Vingegaard. 2022 : Le Danois devance le Slovène à Paris. En deux éditions, les trois derniers maillots jaunes ont pris le pouvoir et ils n'entendent pas le rendre cet été. Au contraire. Plus que jamais, le Tour de France semble se résumer à un duel entre les deux hommes, tant la concurrence apparaît un cran en-dessous sur le papier.

Pogacar ⚔ Vingegaard : les grands moments d'une rivalité grandissante

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Le Tour de France fonctionne par cycles. Depuis toujours. Ils sont plus ou moins durables, plus ou moins marquants, mais avec Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard, le dernier en date semble avoir les moyens d'être à la fois l'un et l'autre. Parce qu'ils sont jeunes, et parce qu'ils ont d'ores et déjà mis une distance significative entre eux et le reste du peloton, il n'est pas interdit de penser que le Tour, comme ce fut le cas ces deux dernières années, continuera de tourner autour du couple slovéno-danois à l'avenir.
Pour ce qui est de cet été 2023, ce n'est pas loin d'être une garantie. Sauf fait de course ou circonstance exceptionnelle, à la pédale, on ne voit pas comment les trois prochaines semaines pourraient passer à côté du duel entre les deux hommes, d'autant qu'ils sont à la tête des deux équipes les plus fortes dans l'optique du classement général. Avec, au bout, à Paris, le troisième sacre de "Pogi" ou le deuxième de Jonas. Toute autre issue relèverait de l'énorme sensation.
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Joue-la comme Pogacar : la fusée Vingegaard décolle à 29 km de l'arrivée

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2001, l'acte de naissance fortuit

Que les choses sont allées vite avec ces deux-là... Ce duel, on le doit d'abord à Vingegaard. Sans son émergence, Pogacar s'élancerait samedi de Bilbao en quête d'un quadruplé. Vainqueur pour la première fois en 2020 à quelques jours de son 22e anniversaire, le Slovène a doublé la mise l'année suivante en écrasant la concurrence. C'est lors de cette édition 2021 qu'est née la confrontation Pogacar - Vingegaard, mais ce n'était alors qu'un duel de circonstance.
Au départ de ce Tour, le Scandinave n'est encore personne. Rien d'autre qu'un précieux équipier de son leader, Primoz Roglic. Une fois celui-ci hors-jeu, Vingegaard a dû s'improviser en plein Tour dans un rôle qui n'avait pas été dessiné pour lui mais pour lequel, on allait vite le comprendre, il était taillé. A défaut de pouvoir renverser la table et Pogacar avec elle, il a montré, notamment en secouant le maillot jaune du Team UAE sur les pentes du Ventoux, ce qu'il avait dans le ventre. Ce fut, entre eux, le premier moment marquant. D'autres allaient suivre.
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Premier (petit) aveu de faiblesse : Pogacar a coincé dans le Ventoux face à Vingegaard

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Il n'en reste pas moins qu'il y a douze mois, quand a démarré sur les terres de Jonas Vingegaard à Copenhague le Tour 2022, un monde séparait encore Tadej Pogacar de l'homme de la Jumbo - Visma. La question du leadership chez Jumbo n'était d'ailleurs pas encore tranchée. Roglic était encore là. Les énièmes majeurs juilletistes du triple vainqueur de la Vuelta ont fini de propulser le Danois à la place dont il rêvait, non seulement au sein de son équipe, mais aussi dans ce Tour de France qu'il a dominé pour mettre fin, au moins provisoirement, au règne de Pogacar.
En deux ans, tout a donc changé. Pour eux comme pour le Tour. On peut considérer cette Grande Boucle 2023 comme le troisième opus de leur rivalité, mais en réalité, tout ne fait peut-être que commencer. C'est en tout cas la première fois qu'ils se présentent au Grand départ en étant, ensemble, les deux immenses favoris du Tour. Pour un peu, cette 110e édition se résumerait à eux. Bien sûr, ce sera à la course de le confirmer ou non, mais la bande-annonce de ces trois prochaines semaines, c'est clairement : "Pogacar vs Vingegaard".
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Le grand tournant du Granon : Vingegaard à l'abordage, Pogacar à la dérive

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Or ce nouvel isolement, très prononcé, peut donner une autre envergure encore à leur histoire commune, et par la même occasion au Tour une autre dimension. C'est ce que semble espérer le directeur de l'épreuve, Christian Prudhomme. "C'est le match retour. Et peut-être la revanche. Ce qui est sûr, c'est que ça émoustille, salive le patron. En tennis, les Federer-Nadal, les Nadal-Djokovic, c'est quelque chose qui attire, qui fait aimer. Un duel, il n'y a rien de plus beau. C'est Anquetil-Poulidor. C'est Hinault-Lemond."
Les mano a mano les plus célèbres ont toujours magnifié le Tour. Il est encore un peu tôt pour savoir si ce duel-là s'ancrera sur les hauteurs historiques évoquées par Prudhomme, mais la voie est dégagée, au moins à court terme. Demain, la présence de Remco Evenepoel, l'émergence d'un Juan Ayuso, et peut-être d'autres, viendront-elles rebattre les cartes. Personne ne peut miser sur tel ou tel scénario. Mais à très court terme, c'est-à-dire en ce mois de juillet 2023, tout est en place pour maintenir la rivalité Pogacar-Vingegaard au cœur de l'action, et même à lui donner une nouvelle dimension.
Il est dans l'intérêt de cette édition que l'un et l'autre soient simultanément au rendez-vous. Le vide apparent derrière eux fait planer un risque potentiel. Si un malheur arrive au Danois ou au Slovène, au hasard, une chute, un test positif au Covid-19, l'autre se retrouvera sans doute sur une autoroute royale jusqu'à à Paris. Tant mieux pour lui, tant pis pour nous ? Le Tour pourrait être terminé sitôt la donne modifiée. Imaginez le Tour 64 sans Poulidor ou le Tour 86 sans Hinault. Qu'en resterait-il ? Sans doute pas grand-chose.
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Vingegaard marque les esprits avant le Tour de France : revivez sa semaine sur le Critérium

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