Tour de France 2023 - Vingegaard - Pogacar, show devant : "Un combat des chefs", "Du grand spectacle"

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Le duel entre Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar a encore pris une nouvelle dimension dans l'ascension du col de Joux Plane. Dans leur propre monde, le maillot jaune et son dauphin en blanc se livrent une bataille d'une hallucinante intensité. Elle est en prime magnifiée par un suspense d'une ampleur dont même Christian Prudhomme n'aurait osé rêver.

Course arrêtée, rythme effréné, duel ultra-serré : le film d'une grande journée

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Ils sont le Tour. Pour la troisième année consécutive, la quête du maillot jaune tourne intégralement autour de Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar. Samedi, sur les pentes si mésestimées de Joux Plane, ils ont écrit un nouveau chapitre de leur histoire commune et ce fut peut-être le plus intense et le plus fou de tous. Une attaque, un retour, du surplace, une moto qui bloque, un sprint ultra-tactique… Tout ça, à l'arrivée, pour une seconde, celle reprise par le Danois au Slovène par le jeu des bonifications.
C'est peut-être cela, le plus beau, dans ce duel. Ils ne jouent certainement pas aux épiciers. Ils s'attaquent, se livrent sans retenue mais sans que cela nuise au suspense de cette guerre de tranchées. 10 secondes séparent donc les deux hommes aux deux tiers du Tour ce qui, après tant de passes d'armes, apparaît presque inconcevable. La lutte sur la route est à la fois physique, stratégique et psychologique.
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En mode pistards : Le quasi-surplace de Vingegaard et Pogacar

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Sur ce dernier point, on ne sait d'ailleurs qui subit le plus le poids de la pression. Jonas Vingegaard, dont le maillot jaune tient à un fil depuis des jours, ou Tadej Pogacar qui, en dépit de tous ses efforts, semble à la fois tout près et toujours loin de déboulonner le tenant du titre de sa première place au classement général. "Je suis encore en jaune et c'est tout ce qui compte", a rappelé le Scandinave samedi soir à Morzine, reprenant, au mot près, les propos qu'il avait déjà tenus la veille au Grand Colombier.
Le dernier épisode en date de la super-série dont ils sont à la fois les deux acteurs principaux et les scénaristes n'a donc pas été le moins épique. "J'ai essayé mais Jonas était assez fort pour revenir. J'ai essayé avant le sommet, mais je n'ai pas réussi à le décramponner. Il est incroyablement difficile à décramponner", a confié le maillot blanc, toujours dans la position du challenger. Un compliment auquel le maillot jaune a répondu de la même manière : "Tadej est incroyablement explosif. Je ne peux pas suivre quand il attaque comme ça, mais je suis monté à mon propre rythme et, heureusement, j'ai réussi à revenir."
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Pogacar distance Vingegaard... qui reste à 3" puis revient dans sa roue : leur duel dans Joux Plane

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On sent chez ces deux-là un respect aussi mutuel mais sincère, doublé d'une volonté de faire mordre la poussière à l'adversaire. L'un n'empêche pas l'autre. Au contraire. Et si personne, pas même eux, ne peut prédire l'issue du combat, les deux monstres prennent visiblement du plaisir. "Notre niveau est incroyablement proche, ce qui rend le combat très intéressant. Nous sommes tous les deux très forts. C'est un grand combat, un combat des chefs", juge Vingegaard. "Les deux ferraillent, c'est du grand spectacle. Jusqu'à la fin, ce sera une belle bataille", renchérit de son côté Matxin Fernandez, le manager du UAE Team Emirates.

La bien nommée belle

La troisième bataille entre "Pogi" et "Vingo" est incontestablement la plus dantesque. Lors des deux précédentes éditions, ils étaient déjà bien au-dessus de la mêlée, mais l'un était également au-dessus de l'autre, limitant l'intérêt et la portée de leur confrontation directe. Rien de tel cette fois. Même s'il reste une semaine, cette belle qui porte bien son nom s'inscrit pour l'heure très au-dessus de la première manche de 2021 et de la revanche de l'an dernier.
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Pogacar est "confiant" : "C'était une bonne journée pour nous"

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"On attend ce nouveau duel avec impatience, parce que la légende du Tour n'est jamais aussi grande et aussi belle que quand elle est incarnée par une confrontation entre deux grands championsqui s'isolent", expliquait Christian Prudhomme quelques jours avant le Grand départ de Bilbao. Le directeur du Tour peut savourer. Il est servi. C'est lui, déjà, qui estimait l'été dernier que la victoire de Vingegaard était magnifiée par son dauphin. "On dit souvent 'Dis-moi qui tu as battu, je te dirai qui tu es'. La réponse pour Vingegaard est assez satisfaisante et c'est grâce à Pogacar", avait-il dit.
Dans une semaine, à Paris, il y a de bonnes chances que le même raisonnement tienne debout, dans un sens comme dans l'autre. Puissance 1000, même.
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La polémique : Quand une moto bloque l'attaque de Pogacar au sommet de Joux Plane

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