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Tour de France 2024 | Ça, c'est le vélo !
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Publié 07/07/2024 à 20:47 GMT+2
La 9e étape du Tour de France tracé autour de Troyes et via des chemins blancs a livré un magnifique spectacle, du départ à l'arrivée, chose assez rare sur la Grande Boucle pour être soulignée. Anthony Turgis, Tadej Pogacar, Remco Evenepoel, Mathieu Van de Poel ou Jonas Vingegaard ont tous servi la cause d'une grande journée de vélo qui se nourrit toujours de sa variété.
Les cadors en action, Turgis leur vole la vedette : résumé d'une étape passionnante
Video credit: Eurosport
Ce sont toujours les mêmes qui râlent, toujours les mêmes qui poussent des cris d'orfraie dès que le Tour sort des sentiers battus, en l'occurrence les routes goudronnées, pour en rejoindre d'autres, pavés ou caillouteuses. Le Tour grandit toujours quand il quitte les chemins que d'autres veulent tracer pour lui. Autour de Troyes, Thierry Gouvenou et sa bande avaient livré une jolie toile que les coureurs, grands ou petits, favoris du général ou non, se sont évertués à magnifier. Si elle n'a pas fait d'écart entre Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard et Remco Evenepoel, cette 9e étape restera pour autant un grand moment du Tour de France 2024.
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Anthologie Turgis : comment le Français s'est imposé au bout d'une journée épique
Video credit: Eurosport
Scrutez les visages après la ligne d'arrivée est souvent une bonne manière de mesurer la difficulté d'une journée sur le Tour. Ce dimanche, tout le monde a galéré. Anthony Turgis pour s'offrir la plus belle victoire de sa carrière, les équipiers de Jonas Vingegaard pour tenir en laisse Tadej Pogacar et Remco Evenepoel, le gros du paquet pour survivre et les derniers pour finir, tout simplement. Du premier au dernier kilomètre, on n'a pas débranché ou presque et rares sont, finalement, les étapes à proposer un tel spectacle continu, y compris en haute montagne.
Pogacar était le plus fort, il a tout essayé
Il a fallu d'abord se démener pour être dans la bonne échappée. Affaire de timing évidemment, de grosses cuisses aussi puisque la première heure de course fut avalée à plus de 50 km/h de moyenne. Et nous n'avions alors même pas abordé le moindre chemin blanc, promesse d'un spectacle absolu même si ici et là, chez Soudal et Visma pour les nommer, on trouvait que tout ceci n'était pas une affaire du Tour. Au printemps, d'accord, où il s'agit de tout mettre sur la route pendant une journée, à l'été en juillet, jamais ! Pensez-vous, on pourrait tout perdre. Un certain Tadej s'imaginait plutôt tout gagner. Question de point de vue…
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Violente attaque d'Evenepoel, Pogacar et Vingegaard suivent avec un temps de retard
Video credit: Eurosport
Le Slovène a essayé, une, deux, trois fois. Seul ou magnifiquement accompagné par un Remco Evenepoel tout prêt à jouer. Cerné par la puissance Visma | Lease a Bike qui a retrouvé son statut de boss du peloton, le maillot jaune a essayé de capitaliser sur son avantage du jour. Il était le plus fort alors pourquoi ne pas en profiter ?
Heureusement pour nous, suiveurs du Tour qui avons regretté, samedi soir, un Tour de France diesel jonché de quelques bons moments mais pas encore de grands, la route n'a que faire des craintes de la veille. Sitôt le drapeau baissé, ne compte que l'envie de gagner, de faire mal ou de s'accrocher. Toutes les manières de courir ne se valent pas forcément mais chacune d'entre elles ajoute son écot à une partition globale, une symphonie un peu cacophonique qui vous scotche à votre siège.
L'important n'est pas la destination, c'est le voyage
La guerre pour l'échappée, finalement victorieuse preuve qu'il fallait y croire même quand l'ombre de l'ogre Pogacar a grossi dans le rétroviseur, les coups de semonce du maillot jaune qui a couru avec le coeur plus qu'avec la tête, la sortie de Remco Evenepoel, aussi inattendue eu égard à sa promesse de prudence d'avant-Tour qu'emballante, tout a servi la cause d'une grande journée. Et qu'importe s'il n'y a pas eu d'écart entre leaders à l'arrivée, l'important ce n'est pas la destination, c'est le voyage.
Le vélo se nourrit de sa variété. Sa saison l'emmène sur tous les continents et sur toutes les routes. Non, Paris-Roubaix, le Tro-Bro Léon, les Strade Bianche ou Paris-Tours ne peuvent pas être cantonnés à leur pré-carré. Un soupçon d'Enfer du Nord ne fait pas de mal au Tour de France, au contraire. Une louche de Strade Bianche ne le dénature pas, il le relève. Preuve en a été faite ce dimanche. Les années 2020 ont marqué l'avènement des coureurs complets, alors pourquoi la plus grande course du monde ne devrait-elle pas embrasser le phénomène ?
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