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Tour de France 2024 | Le Tour du jour : Tadej Pogacar, un drôle d'air du Giro
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Publié 19/07/2024 à 18:02 GMT+2
Une, deux, trois et quatre. A Isola 2000, Tadej Pogacar (UAE Emirates) a remporté sa quatrième victoire d'étape sur ce Tour de France comme il l'a montré avec ses doigts. A sa victoire probable, le Slovène ajoute une domination sans partage qui rappelle furieusement celle qu'il avait imposée sur le dernier Tour d'Italie là où, disait-on, la concurrence n'était pas suffisante.
Paysage lunaire, Pogacar solaire, Vingegaard résigné : le résumé de la 19e étape
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Le fait du jour
Cette révérence, cette maudite révérence pour ses adversaires, des Dolomites aux Alpes, de l'Italie à la France. A Isola 2000 où il a définitivement mis la main sur son troisième Tour de France, ce dont personne ne doutait vraiment au matin de cette étape dantesque transformée en procession à vive allure, Tadej Pogacar a célébré comme il l'avait fait à Bassano del Grappa sur la 20e étape du dernier Giro. D'ailleurs, on jurerait qu'il n'était pas si loin de l'Italie ce vendredi. Et ça n'a rien à voir avec ce haut rose qu'arborait Urska Zigart, sa petite amie si heureuse dans la zone d'arrivée.
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Pogacar dépose Jorgenson et claque son premier quadruplé sur le Tour
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Il y a 51 jours, Tadej Pogacar sortait d'un triomphe absolu. Rarement dans l'histoire récente un coureur avait autant dominé un grand tour. Six victoires d'étape et une avance de dix minutes (9'54'' précisément) sur son dauphin pour une démonstration totale. "Oui, mais", disait-on. Oui mais il n'avait battu "que" Daniel Felipe Martinez, Geraint Thomas, Ben O'Connor ou Antonio Tiberi. Le Tour de France, ce serait autre chose promettait-on. Vraiment ?
Quand Jonas Vingegaard n'a même pas essayé de suivre sa double accélération, on a compris que le Danois avait abdiqué comme les autres. Le maillot jaune s'est envolé, il a fait sa course sans se soucier des autres. C'est un peu l'impression qu'il donne depuis les Pyrénées. Pogacar attaque pour creuser des écarts, pour enquiller les victoires et personne ne peut rien y faire. Un peu comme sur le Tour d'Italie finalement…
A la différence près qu'en face, il n'a plus Martinez ou Thomas mais Vingegaard et Evenepoel. Le premier avait fait les meilleurs chiffres de sa vie, de son propre aveu, vers le Plateau de Beille et il avait dû lâcher plus d'une minute à son rival. Remco Evenepoel n'est pas le meilleur grimpeur du monde mais il navigue, à deux jours de Nice, à sept minutes de Pogacar.
Le grand perdant
Le suspense. En sept étapes de haute et moyenne montagne, Tadej Pogacar surtout et Jonas Vingegaard, se sont imposés à cinq reprises. L'appétit glouton du maillot jaune, qu'il ne s'agit pas de critiquer ici, a très souvent condamné les échappées et ce fut encore le cas vers Isola 2000. Au pied de la dernière ascension, Matteo Jorgenson et les autres avaient encore une chance, elle a disparu quand Pogacar a attaqué.
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Pogacar est-il trop gourmand ? "Il continue de taper sur la tête de ses adversaires… Chapeau !"
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L'image du jour
Jonas Vingegaard avait promis de tout tenter au matin de cette 19e étape qui lui allait comme un gant à la condition qu'il soit en forme. Ce ne fut pas le cas, ce que sa stratégie défensive du jour a prouvé. Après la ligne, le Danois s'est effondré, submergé par l'émotion.
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Vingegaard submergé par l'émotion à l'arrivée
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On a aimé
Les images de la Cime de la Bonnette. Si la grande bagarre n'était pas lancée à ce moment-là, voir les coureurs dans ce paysage de pierre renvoyait à une époque plus romantique du cyclisme.
Le courage de Guillaume Martin. Le leader de la Cofidis se bat, comme souvent, dans l'ombre sur ce Tour de France. Il s'est battu au sommet de la Bonnette pour basculer proche du groupe maillot jaune et revenir dans la descente. Il devrait terminer dans le Top 15 du général.
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Hors délais, Démare a terminé l'étape : "Je ne suis pas du genre à mettre pied à terre"
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On n'a pas aimé
La déception du jour va à la Visma | Lease a Bike. On espérait, pour le suspense et pour le spectacle, qu'elle tente tout quitte à perdre la 2e place de Jonas Vingegaard. Le leader n'avait pas les jambes.
On n'a pas vu les grimpeurs français dans l'échappée du jour et c'est regrettable. Romain Bardet, David Gaudu et même Guillaume Martin auraient pu s'y glisser. Le résultat final leur donne raison puisque l'échappée n'a pas gagné mais ils ne se sont pas mêlés à la lutte.
La stat : 4
Ce vendredi à Isola 2000, Tadej Pogacar a décroché sa quatrième victoire d'étape sur la seule édition 2024. Un record pour lui sur le Tour de France et un chiffre pas si courant pour un vainqueur final. S'il triomphe effectivement dimanche à Nice, "Pogi" fera aussi bien que Vincenzo Nibali en 2014 et Laurent Fignon en… 1984.
La décla : Grischa Niermann, entraîneur chez Visma | Lease a Bike (à Eurosport)
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Pourquoi la Visma a-t-elle "changé de plan" ? "Jonas n'était pas assez fort pour suivre Tadej"
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Juste pour savoir
Pogacar a-t-il pour de bon étanché sa soif de revanche envers les Visma ?
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Pogacar : "L'objectif de Visma était (devenu) l'étape… mais je l'ai prise"
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Quatorze points d'avance pour Carapaz au classement de la montagne, ça suffit pour résister à Pogacar ?
Combien seront-ils à vouloir prendre l'échappée samedi après que Pogacar a dit qu'il allait rouler "tranquille" ?
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