Tour de France 224 | Tadej Pogacar a repris du temps à Jonas Vingegaard : "Je voulais frapper un grand coup"

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Tadej Pogacar (UAE-Emirates) a décroché ce mardi à Valloire sa douzième étape sur le Tour de France. Un superbe succès qu'il classerait bien dans son Top 5 mais qui lui a surtout permis de reprendre un bon paquet de temps à Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike). Il compte une petite minute (50'') d'avance sur le double tenant du titre après quatre étapes.

Pas de K.-O. mais un bon uppercut : le résumé de la victoire de Pogacar à Valloire

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Alors le veut-il ce maillot jaune ? Dimanche, Tadej Pogacar (UAE-Emirates) avait lâché, sous l'œil des caméras, une confidence à Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step) : il voulait créer un écart pour ne pas devenir le leader du général. S'il s'était raté, "Pogi" avait bien réussi son coup le lendemain, filant la patate chaude et dorée à Richard Carapaz. Après l'étape du Galibier, le voilà de retour en jaune mais aujourd'hui, l'ambition était ailleurs : il fallait tester Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike) et reprendre du temps si possible. Ce qu'il a fait de fort belle manière.
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Coup de feu dans le Galibier : l'attaque fulgurante de Pogacar à 20km de l'arrivée

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Pris au beau milieu d'un sacré bazar tactique dans sa tête, Tadej Pogacar n'avait d'autre choix que d'attaquer sur les pentes du Galibier. Pour savoir où il en était après un Giro remporté et une préparation à l'ombre des regards et surtout où Jonas Vingegaard se situait par rapport à lui. Au fond, tout ça ne vaut qu'à l'aune d'un rapport de force. "Pogi" pourrait être à 50% de ses moyens, si cela suffisait pour remporter le Tour, il s'en moquerait bien. A l'évidence, il est largement au-dessus de ça.

Pogacar "comme dans un rêve"

Le vent de face puissant, ainsi que des lieutenants en grande forme à l'exception d'Adam Yates, l'ont convaincu d'attendre le plus possible. "Il y avait un gros vent de face, pour rester à l'avant il faut avoir des grosses couilles comme on en a eu aujourd'hui", jubilait-il pour saluer le boulot de son équipe.
Par ce versant, le Galibier n'offre un terrain de jeu excitant qu'à l'approche de son sommet. C'est là où il a bougé avec son punch qui électrifie en un clin d'œil ses adversaires. Jonas Vingegaard a très vite réagi mais il n'a pas tenu les 800 mètres jusqu'au sommet, ce qui lui a coûté les 50 secondes, bonifications comprises, à l'arrivée.
"C'était plus ou moins le plan tactique, et je pense qu'on l'a très bien exécuté, vibrait Pogacar à l'arrivée après son 12e succès sur le Tour. C'était une étape comme dans un rêve, en plus j'ai réussi à finir en solitaire." Ce plan consistait donc à faire les huit-cents derniers mètres du Galibier à fond pour créer la moindre petite marge sur un Vingegaard peut-être plus fringuant que prévu.
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Pogacar tape un premier poing sur la table : son arrivée autoritaire à Valloire en vidéo

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"C'est incroyable, je suis vraiment très heureux. Je voulais frapper un grand coup, a encore dit un Pogacar qui évoluait quasiment à domicile pour avoir passé beaucoup de temps autour du Galibier ces dernières semaines. Il fallait que je fasse toute la différence possible dans les 500 derniers mètres." Sa descente, risquée, ainsi que son poids, supérieur de quelques kilos à celui de Vingegaard, ont fait le reste. Trente-cinq, et même trente-sept, pour le Danois, secondes sur le reste de la concurrence, auxquelles il faut ajouter les bonifications pour un pécule conséquent sur la ligne.

"Cinquante secondes ? Pas idéal"

"Cinquante secondes, ce n'est pas idéal, concède-t-on dans le clan Vingegaard par la voix de Grischa Niermann, directeur sportif. Bien sûr on espérait que Jonas puisse tenir Pogacar dans le Galibier mais ça n'a pas été le cas. Il a perdu du temps dans la montée mais aussi dans la descente." Le double tenant du titre a d'ailleurs concédé bien plus dans la descente (une trentaine de secondes) que dans la montée (huit seulement), ce qu'il a tenu à rappeler dans un sourire, notant que la "gravité" avait aidé son adversaire en arrivant sur Valloire.
"Je me disais que je pouvais gagner et reprendre du temps, mais le faire de cette manière c'est génial, commentait encore Pogacar. On a une bonne marge d'avance et je suis en super forme, mieux que l'année dernière. Je crois que ça se voit. On va continuer comme ça au jour le jour." Le voilà de retour en jaune et devant son rival au classement général, ce qui n'avait plus été le cas après une étape de montagne depuis Megève sur le Tour… 2022, à la veille de la mythique étape du Granon.
"Je suis très heureux de ma forme, de la façon dont je me sens sur le vélo", concluait un Pogacar surfant sur sa forme et sa confiance acquises au Tour d'Italie. S'ouvre désormais un pan un peu plus incertain du Tour de France, avec le chrono et les chemins blancs notamment. "La semaine va être un peu difficile. Il y a le contre la montre individuel, vous savez les scénarios peuvent s'inverser, mais j'ai confiance." Jusqu'ici, Pogacar mène aux points.
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Pogacar : "Je ne voulais pas partir trop tôt à cause du vent de face"

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