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Vingegaard, Pogacar, Evenepoel, Roglic : Un quatuor, oui, mais un seul favori pour le Tour de France
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Publié 11/03/2024 à 00:07 GMT+1
Tous les candidats à la victoire finale sur le prochain Tour de France ont fait leur véritable rentrée sur des épreuves de haut niveau après Paris-Nice et Tirreno-Adriatico. Jonas Vingegaard est évidemment celui qui a le plus impressionné devant un Remco Evenepoel solide mais pas exceptionnel. Primoz Roglic inquiète un peu tandis qu'on attend Tadej Pogacar sur une course par étapes.
Gilbert : "Dès que Vingegaard a accéléré, il n'y avait plus personne"
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Jonas Vingegaard n'avait pas besoin d'écraser le peloton de Tirreno-Adriatico pour affirmer son statut de favori unique du prochain Tour de France. Avait-il besoin d'enfoncer le clou sur la 6e étape après avoir plié l'affaire sur la 5e ? C'est un autre débat et d'ailleurs il l'a réglé en résumant qu'il "aimait gagner". En revanche, le voir se balader samedi n'a fait que renforcer l'impression globale. Si demain il devait affronter Remco Evenepoel ou Primoz Roglic, qui n'ont pas gagné Paris-Nice, on l'imaginerait vainqueur assez serein.
On se trompe peut-être en levant déjà la tête vers juillet et d'ailleurs Jonas Vingegaard a tenu à donner à son succès dominical la valeur qu'il mérite : "Je suis très heureux de ce trophée. Après tout, c'est l'un des trophées les plus emblématiques que l'on puisse gagner dans le cyclisme. J'ai hâte de lui donner bientôt une belle place dans ma maison. La victoire au classement général de Tirreno - Adriatico fait partie de la liste de mes plus belles victoires".
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"Evenepoel n'a plus qu'un défaut : son problème tactique"
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Vingegaard sans rival
Le Danois ne nous en voudra pas de déjà penser à l'été en ce début du mois de mars aussi pluvieux sur la course des deux mers que sur celle au soleil. Après tout, lui-même, contrairement à Pogacar, Evenepoel ou Roglic, n'axe sa saison qu'autour de celui-ci. Tout avant doit servir cet objectif et rien n'est anticipé pour l'après puisque le résultat du Tour décidera du reste de la saison. Surtout, il ne nous en voudra pas puisqu'on le place deux têtes au-dessus des rivaux avec qui l'on peut le comparer aujourd'hui.
Avant Tirreno-Adriatico, nous nous demandions si Juan Ayuso pouvait titiller le double vainqueur du Tour de France. La route a offert une réponse nette malgré la combativité du jeune coéquipier de Tadej Pogacar chez UAE. Troisième du général, Jai Hindley navigue toujours en second rideau et on ne voit à vrai dire pas comment il pourrait être autre chose qu'un super lieutenant pour Primoz Roglic pour qui on projette un plafond de performance plus élevé.
Roglic inquiète
Oui, Roglic a déjà terminé 4e et 2e du Tour de France. Oui, il a remporté quatre fois la Vuelta. Autant d'arguments qui le placent naturellement sur l'affiche du Tour de France 2024. Mais son changement d'univers, et surtout son départ de la Visma | Lease a Bike, équipe qui fait les champions en grands tours (Roglic, Vingegaard, Kuss) posent question. Apparu plus mince que les années précédentes, il a souffert du froid sur la dernière étape d'un Paris-Nice achevé à plus de 5 minutes du vainqueur.
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Roglic en retrait : "Il a pris 20 mètres d'avance, puis il a plafonné"
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Rien d'alarmant mais rien de rassurant évidemment pour un Roglic qui doit encore prendre ses repères chez BORA-Hansgrohe. "Ma vie ne change pas vraiment si je gagne Paris-Nice, a-t-il évacué. Je veux me donner du temps pour m'adapter à tous les changements. C'est une bonne base sur laquelle construire la suite."
Et Pogacar dans tout ça ?
Personne n'imagine que Remco Evenepoel pourra concurrencer ses adversaires du Tour sur le terrain de la montagne, surtout qu'il manque encore d'entraînements en altitude en 2024. En revanche, sur Paris-Nice on guettait sa propension à forcer ses rivaux à venir sur ses terrains (tous les autres, ou presque) et à les battre. De ce côté, lui non plus n'a pas donné toutes les garanties pour sa première course par étapes en France, mais il apparaît bien plus en avance que Roglic. Surtout, il n'a, contrairement au Slovène, jamais rien lâché, ce qui confirme qu'il a la tête bien dure, ce qu'il montre dans sa communication mais aussi, et c'est tant mieux, sur le vélo.
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Gilbert : "Contrat rempli pour Evenepoel même si le contre-la-montre a un peu faussé le classement"
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Et Pogacar dans tout ça ? S'il y avait un bémol à mettre sur l'ultra-domination supposée de Vingegaard, ce serait l'absence de son meilleur ennemi sur les courses par étapes de la semaine. Sa démonstration sur les Strade Bianche a donné beaucoup d'indices sur sa forme actuelle, ce qu'il cherchera à confirmer sur le Tour de Catalogne (à suivre sur Eurosport du 18 au 24 mars). Tout autre résultat qu'une victoire sans débat serait une déception puisqu'elle sera inévitablement jugée à l'aune des performances de ses rivaux, dont celle de Jonas Vingegaard.
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