Tour de France 2026 | 16e étape | Le chrono après le Plateau de Solaison... C'est le Remco show !
Par Laurent Vergne
Mis à jour 21/07/2026 à 18:57 GMT+2
Le jour de la fête nationale en Belgique, Remco Evenepoel a offert un vrai feu d'artifice lors du contre-la-montre entre Evian et Thonon-les-Bains. Dans la foulée de son succès au Plateau de Solaison, le Flamand confirme sa superbe forme et sa nouvelle dimension. Reste maintenant à offrir un bouquet final dans la dernière ligne droite de ce Tour 2026. Peut-il mettre la pression sur Pogacar ?
Comment Pogacar a évité la chute dans le virage où Lipowitz est tombé
Video credit: Eurosport
Le fait du jour
Cette fois, pas de débat. Pas de "oui, mais". Pas de cadeau tombé du ciel ou de la main de Tadej Pogacar. Remco Evenepoel, sur son terrain de jeu favori, a gagné à la pédale mardi. Le meilleur rouleur du monde a été le plus fort sur les bords du lac Léman. D'un bout à l'autre, il a été aux commandes, dès le sommet de la côte de deuxième catégorie, avant de consolider dans la descente puis sur le plat final. Les deux derniers jours de course vont sans aucun doute compter pour le Belge de 26 ans, vainqueur coup sur coup devant Pogacar dans des registres différents.
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Le voilà désormais très confortablement installé à la deuxième place du classement général. Avec deux minutes quarante de marge sur Paul Seixas, Evenepoel a pris une très sérieuse option pour le podium, son objectif initial. Doit-il le revoir à la hausse ? Lui qui, jusqu'ici, refusait de regarder devant lui pour se concentrer uniquement sur ce qu'il y avait derrière, peut-il changer de point de vue et d'horizon ? Pas sûr, ou en tout cas il ne le clamera pas devant micros et caméras. Mais si le Tour a un incontestable patron, il a aujourd'hui un tout aussi net dauphin.
"Je ne vais pas soudainement me mettre à rêver de remporter le Tour", avait souri le leader de la Red Bull – Bora Hansgrohe lundi lors de la journée de repos. Rien de neuf, donc. Probablement à raison. Il a repris 28 secondes à Tadej Pogacar. Trop peu pour mettre le Slovène véritablement sous pression avant la dernière ligne droite montagneuse de cette édition 2026. Il lui aurait sans doute fallu trois fois son pécule du jour pour que l'illusion d'un véritable duel puisse prendre corps. Il n'empêche qu'Evenepoel vient de prendre une dimension qu'on ne lui avait encore jamais connu sur la Grande Boucle. Et ça, c'est déjà une vraie victoire.
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Seixas devant Del Toro, Evenepoel au-dessus du lot : l'arrivée des favoris
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Le grand perdant : Florian Lipowitz
L'hécatombe continue sur les hauteurs du classement général et il est triste de voir la course au podium s'éclaircir de cette manière. Dimanche, Jonas Vingegaard avait pris un trottoir, chuté et quitté la course, la clavicule en vrac. Mardi, c'est Florian Lipowitz qui s'est retrouvé au tapis, lui aussi piégé dans un virage droite, alors qu'il pointait au 3e rang provisoire du chrono au dernier pointage intermédiaire. L'Allemand ne s'en est pas relevé, lui non plus. En deux étapes et 48 heures, nous avons donc perdu des membres du podium final 2025 : Vingegaard (2e) et Lipowitz (3e). Que Tadej Pogacar soit sur ses gardes…
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Un virage mal négocié et Lipowitz a lourdement chuté
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L'image du jour
S'il ne fallait retenir qu'une image ce mardi, ce serait évidemment la chute de Florian Lipowitz mais il est déjà notre grand perdant. Pour éviter de trop tirer sur l'ambulance, nous avons choisi de plutôt garder le retard de Thymen Arensman à l'allumage. Quand le chrono a fini de s'égrener, le Néerlandais n'était pas là. Ce sont dix secondes qu'il a lâchées dès la rampe de lancement, la différence entre une 7e et une 6e place à l'arrivée de l'étape pour lui.
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Arensman a été le plus rapide… mais il n'a pas pris la tête : son départ en retard
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On a aimé
Paul Seixas. Comme d'habitude, a-t-on envie de dire. Le benjamin du Tour continue de relever défi après défi avec une épatante facilité. Comment allait-il passer le cap de la troisième semaine ? Nous verrons dans les dernières étapes de montagne, mais pour ce qui est du chrono, il n'a absolument pas fléchi, rendant à nouveau une copie remarquable avec la 4e place de l'étape, qui reste également la sienne au général. Mais il n'est qu'à 20 secondes du podium.
Le bon chrono de Bruno Armirail. Son leader Jonas Vingegaard hors-jeu, le Français avait annoncé vouloir faire le chrono à fond, ce qui n'aurait pas été le cas en présence du Danois. Résultat, une probante 8e place à l'arrivée, à moins de deux minutes de Remco Evenepoel, alors que le Top 5 de ce chrono a été trusté par les ténors du classement général.
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Meilleur dans la montée, Armirail a résisté à la fusée Tarling
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On n'a pas aimé
Voir un nouveau "favori" du Tour disparaître sur chute. La densité du niveau derrière Pogacar constituait une des caractéristiques de ce Tour, mais cet élément est en train de voler en éclat. Espérons vraiment que la liste s'arrête à Jonas Vingegaard et Florian Lipowitz et n'aille pas au-delà. Deux, ça suffit...
Faut-il se plaindre de voir un des adversaires de Paul Seixas au général perdre encore du temps ? Du point de vue du suspense, la nouvelle contre-performance de Juan Ayuso sur le chrono et après le Plateau de Solaison, n'est pas une bonne nouvelle. Bon rouleur, l'Espagnol est passé à côté de son chrono. Le voilà à 2'31'' d'Isaac Del Toro, dernier homme sur le podium, à 2'11'' de Paul Seixas.
Que ce contre-la-montre ne soit pas plus long. Remco Evenepoel est sans doute d'accord avec nous, au passage. C'est l'unique chrono individuel du Tour et il est regrettable que cet exercice, historiquement déterminant dans l'histoire de l'épreuve, soit réduit à ce point à la portion congrue. Il pèse trop peu sur le destin du Tour. Dommage.
La décla : Remco Evenepoel
Ce qui m'embête, c'est l'abandon de Florian Lipowitz. Il va me manquer dans cette troisième semaine.
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Evenepoel : "Lipowitz va me manquer lors de cette troisième semaine"
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La stat : 41
Pour la Belgique, c'était le 14 juillet ! La fête nationale belge est célébrée le 21 juillet, une semaine après celle des Français. C'était donc le bon jour pour gagner pour Remco Evenepoel. Une jolie cerise sur son gros gâteau, et une grande première pour le cyclisme belge depuis 1985. Il y a 41 ans, Rudy Matthijs s'était imposé au sprint sur les Champs-Elysées. Un succès de prestige qui, jusqu'à ce mardi, était donc le dernier triomphe belge un 21 juillet sur le Tour.
Juste pour savoir
. Deux fois deuxième deux étapes de suite, c'est la crise pour Pogacar, non ?
. Remco dit ne pas y croire du tout, mais faut-il vraiment le croire ?
. Le duel Del Toro – Seixas pour la troisième place n'est-il pas LE grand suspense de cette dernière semaine ?
. À moins que ce ne soit celui entre les deux Lidl – Trek, Juan Ayuso (5e) et Mattias Skjelmose pour la 5e place ?
. Y aura-t-il plus de monde que ça mercredi dans le "virage" Baudin ?
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Baudin se fait un petit kif en attendant "son" virage mercredi
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