Tour de France 2026 | 3e étape | "Quatrième c'est déjà bien" : Paul Seixas (Decathlon CMA-CGM) prend date pour la suite

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Depuis son arrivée sur la route du Tour de France, Paul Seixas n'a pas été épargné par les petits pépins. Ce lundi, sur la 3e étape du Tour de France, le leader de la Decathlon CMA-CGM a enfin vécu une journée sans ennuis, sans sueurs froides. Mieux encore, la pépite de 19 ans a enregistré une belle 4e place au sommet des Angles. De bon augure pour la suite.

UAE a fait le travail, Pogacar l'a terminé : le résumé de la 3e étape en vidéo

Video credit: Eurosport

Pour son premier Tour de France, Paul Seixas n'a pas connu un week-end de tout repos. Dimanche, à Barcelone, il a subi une crevaison, évité de peu une voiture et a connu un problème d'oreillette qui a occasionné un malentendu en lançant Tiesj Benoot à l'avant du peloton, alors que le Lyonnais tirait la langue après les nombreux efforts consentis en amont. Ce lundi, la journée a été bien plus tranquille pour le cadet de la Grande Boucle. "C’est sûr que c’était mieux qu’hier, je n’ai pas eu de problème aujourd’hui", a-t-il reconnu devant la presse après avoir passé la ligne.
On l'avait beaucoup vu à la caméra pour suivre ses aventures, sur la route des Pyrénées, le Français s'est fait discret. Et tant mieux. Bien au chaud dans un peloton réduit à peau de chagrin par le travail de sape des partenaires de Tadej Pogacar, le coureur de 19 ans est sorti de sa boîte au meilleur moment dans la courte dernière ascension vers la ligne d'arrivée. Bien placé par ses équipiers, la pépite a réalisé un bel effort pour aller chercher la 4e place de cette 3e étape. "Dans la montée j’étais plutôt bien, il m’en a manqué un peu pour accrocher les meilleurs, quatrième c’est déjà bien, a relativisé Paul Seixas. Je suis content, c’est un bel effort pour commencer le Tour. Je me sens bien, je suis content de la journée."

Une tranquillité à ne pas banaliser

Il ne faut pas banaliser les journées tranquilles dans la grande machine à laver qu'est le Tour de France. Malgré les quelques péripéties, le Français réussit son entrée en matière dans le grand monde de la course la plus relevée de la planète. Devant des coureurs comme Remco Evenepoel, Florian Lipowitz ou encore Juan Ayuso, la performance n'est pas à banaliser.
Sur des efforts dont on savait déjà qu'ils lui correspondaient bien, il a répondu présent. Et plus que bien. Il ne faut pas banaliser de prendre la 4e place d'une étape aussi ardue. Ce n'était pas encore de la haute-montagne, mais une belle étape avec près de 4000 m de dénivelé positif parcourue à vive allure. Un constat partagé par Julien Jurdie, directeur sportif de la formation française.
On sait que le vrai test sera au Tourmalet
"Ce n'était pas une vraie étape de montagne, mais ça nous permet de rentrer dans les reliefs petit à petit. On sait que le vrai test sera au Tourmalet dans quelques jours. Ça booste notre confiance et c'est important", a-t-il confié à RMC Sport après la ligne. Là encore, si Paul Seixas tient la dragée haute aux protagonistes principaux de la course au Tourmalet, il ne faudra pas forcément s'emballer.
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C'était au tour de Pogacar : l'arrivée de la 3e étape en vidéo

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"A 19 ans, jouer avec Remco Evenepoel, avec les autres candidats au podium, tout va bien. Après, on n'avait pas trop de doutes. Le doute que j'ai, et que beaucoup ont, c'est sur la durée. Suivre les meilleurs sur des courses d'un jour ou d'une semaine, il l'a déjà prouvé. Mais sur 15 jours, sur trois semaines, on ne sait pas", a pointé Jacky Durand, consultant Eurosport, sur le plateau des Rois de la Pédale. Il faudra attendre un peu pour avoir des réponses, mais chaque journée tranquille pour Paul Seixas est une journée en moins à savourer, une journée en moins en direction des Champs-Elysées.
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