Tour de France 2026 | "C'est toute l'équipe qui est récompensée" : les larmes du staff, la réponse de Tadej Pogacar

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Tadej Pogacar voulait sa victoire au sommet de l'Alpe d'Huez pour laisser derrière les difficultés rencontrées par son équipe ces derniers jours. Touchée par un virus, et par l'abandon de Brandon McNulty, l'équipe UAE Emirates-XRG n'était pas au mieux. Le Slovène s'est chargé d'éloigner les nuages, au grand bonheur de ses directeurs sportifs qui n'ont pu retenir leurs larmes.

Record et démonstation de force: le résumé de l'irrésistible ascension de Pogacar dans l'Alpe d'Huez

Video credit: Eurosport

Ces derniers jours, on annonçait une équipe UAE Emirates-XRG affaiblie. Au bord du précipice après les maladies d'Adam Yates, de Tim Wellens, l'abandon de Brandon McNulty jeudi sur la route d'Orcières-Merlette, la formation du leader du Tour de France a plus que tenu la route sur le chemin de l'Alpe d'Huez vendredi. Grâce à des précautions, à un isolement de Tadej Pogacar, le Slovène semble être passé entre les gouttes. En témoigne sa performance supersonique pour s'offrir sa cinquième victoire sur ce Tour de France, au sommet de l'Alpe d'Huez, le record de Marco Pantani à la clé.
Un sommet mythique qui manquait à sa collection pléthorique. Mais lui n'avait cure du mythe des 21 virages, ou alors très peu, s'il a voulu aller chercher la victoire et écoeurer l'échappée de trois devant, c'était avant tout pour récompenser son équipe. "Merci à tous mes coéquipiers, parce qu'ils ont vraiment roulé fort. A la fin, je faisais la course pour mes coéquipiers, je suis très content de gagner", a déclaré le vainqueur du jour.

UAE a contrôlé, "Pogi" a fini le travail

Après avoir été mis à mal ces derniers jours, les Emiratis ont géré d'une main de maître toute la journée. D'abord Florian Vermeersch, puis Nils Pollitt ont contrôlé la course et c'est Felix Grossschartner qui a mis le coup de boost nécessaire dans le col d'Ornon pour ramener l'échappée à 3 minutes. Un écart suffisant pour qu'il soit bouché par le Slovène seul, dans l'ascension finale. "Je savais déjà que dans l'ascension d'avant  (le col d'Ornon, NDLR), il fallait qu'on y aille à fond parce que l'échappée était très forte. On est allé très vite toute la journée. Dès les premiers kilomètres, je savais que j'avais de bonnes jambes", a-t-il encore raconté.
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Pogacar : "Les échappés ont un petit peu joué entre eux, ça m'a aidé à les rattraper"

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L'un des symboles de cette renaissance de l'équipe UAE Emirates-XRG, c'est Adam Yates. Le Britannique, présent dans l'échappée, s'est relevé et a pu donner un petit coup de patte au Slovène lancé dans sa folle escapade. "Adam m'a donné un bon coup de boost, il est de retour après des jours, notamment au chrono où il avait été très mal. J'étais super content d'être dans sa roue pendant quelques kilomètres", a exagéré le Slovène qui n'est pas resté plus de deux kilomètres dans la roue de son lieutenant.
Je ne sais pas pourquoi ils sont aussi émus
A l'arrivée, il a pris le temps de célébrer comme il se doit son premier succès dans la station iséroise, avec ses directeurs sportifs Matxin Fernandez, ainsi que Andrej Hauptman qui ont fondu en larmes à l'arrivée. Certainement le soulagement après quelques journées de doutes où ses coureurs ont été touchés par un virus persistant. A la grande incompréhension de "Pogi" qui ne semblait pas comprendre les raisons de ces larmes. "Je ne sais pas pourquoi ils sont aussi émus. Je ne comprends pas. Je ne pleure pas souvent. J'imagine que ça représente beaucoup pour l'équipe. (... ) Quand on gagne, c'est toute l'équipe qui est récompensée et les émotions surgissent", a-t-il confié devant la presse.
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La démonstration de force : l'arrivée en solitaire de Pogacar au sommet de l'Alpe d'Huez

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Désormais, plus que deux étapes avant de le voir remporter son cinquième Tour de France. A commencer avec l'étape reine, samedi, qui finira à l'Alpe d'Huez par le terrible col de Sarenne et la possibilité de s'offrir un doublé historique. "On verra demain, on ira à notre propre rythme, selon notre plan. On s'en fiche du reste. On fera de notre mieux", a-t-il tempéré.
Le gros objectif de cette 20e étape sera de favoriser le destin d'Isaac Del Toro, toujours sur le podium du Tour et le maillot blanc sur les épaules. "On va s'assurer qu'Isaac soit là pour se battre pour le podium et le maillot blanc", a assuré le patron. Paul Seixas est prévenu. Pour monter sur le podium, il faudra passer sur le corps de "Pogi" qui a bien envie d'être accompagné du Mexicain sur la boîte dimanche sur les Champs-Elysées.
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Del Toro y Pogacar

Crédit: Getty Images


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