Tour de France 2026 I 6e étape I Pogacar, Vingegaard, Seixas, Del Toro, Evenepoel... Là, ça devient sérieux

Eurosport sur Google

Le Tour 2026 commence vraiment ici. La 6e étape promet d’être sélective pour le classement général ce jeudi, avec les ascensions du Col d’Aspin, du Col du Tourmalet et la montée finale vers Gavarnie-Gèdre dans les 80 derniers kilomètres. Un terrain propice à un coup de force d’UAE pour Tadej Pogacar. Un tracé, aussi, où Jonas Vingegaard et Paul Seixas seront particulièrement scrutés.

Avec l'enchaînement Aspin-Tourmalet, un deuxième Tour commence : le profil de la 6e étape

Video credit: Eurosport

Elle est cochée depuis le début. Même si la bataille entre les favoris avait déjà commencé depuis Barcelone. Même si ce n’est pas la première étape de montagne. Le peloton avait eu droit à un apéritif lundi sur la route des Angles. Avec au bout, une explication entre cadors à coup de secondes. Selon toute vraisemblance, l’histoire sera différente ce jeudi entre Pau et Gavarnie-Gèdre. Une route qui promet ses premières défaillances. Et le début d’une véritable sélection au classement général.
Le tracé ne laisse pas vraiment de place à un autre scénario. Il y aura 4100 m de dénivelé positif sur 186,2 kilomètres de course. Il y aura, surtout, un enchaînement terrible sur les 80 derniers kilomètres du parcours. D’abord le Col d’Aspin (1re catégorie), une ascension de 12 kilomètres à 6,5% de moyenne. Puis le premier hors-catégorie de ce Tour, le Col du Tourmalet (17,1 km à 7,3%), et son sommet à 2115 m d’altitude. Et enfin, la montée vers Gavarnie-Gèdre (18,7 km à 3,7%). Roulante, mais longue. Très longue.
C’est un petit enfer. Donc le terrain de jeu favori de l’UAE Emirates – XRG. C’est écrit.  "Dans la première partie du Tour de France, il n’y avait qu’une étape qu’on avait cochée, révélait Tim Wellens lundi, après le coup de force de l’équipe émiratie et la victoire de Tadej Pogacar aux Angles. On n’est pas encore arrivé à celle-là et on a déjà gagné deux étapes…" Un coup d’œil sur la suite du parcours jusqu’à la première journée de montagne, lundi, ne laisse que peu de place au doute. UAE voudra frapper fort.

Le grand test pour Vingegaard…

Pas forcément pour combler le retard de Pogacar sur Torstein Traeen (Uno-X Mobility), leader au classement général (7’53"). Surtout pour distancer les véritables rivaux du Slovène dans la course au maillot jaune. La stratégie est déjà connue de tous. UAE va faire rouler ses coureurs un à un pour imprimer un rythme infernal à l’avant de la course. Et à l’instant choisi, Pogi et Del Toro vont lancer un numéro de siamois déjà testé à Barcelone et aux Angles pour essorer les derniers résistants.
picture

"Vingegaard ne lâchera pas l'affaire avant la rue Lepic"

Video credit: Eurosport

Notamment celui qui est dans le même temps que Pogacar au classement général. Jonas Vingegaard a commencé fort en prenant le maillot jaune à l’issue du contre-la-montre par équipes. Son avance a fondu à Barcelone, sur la 2e étape, et dans l’ascension vers Les Angles. Deux montées où le punch du double champion du monde en titre a fait la différence. Ce n’est pas vraiment une surprise. "Dans un sprint, il est toujours très difficile de battre Tadej, concédait le Danois lundi. Au classement général, nous sommes désormais à égalité de temps. C'est une situation qui me satisfait."
Mais l’heure du premier vrai test est arrivée pour Vingegaard. Celui qui permettra vraiment d’évaluer son niveau face à Pogacar en haute montagne. Ce n’était pas le cas ces deux dernières années mais le double vainqueur du Tour (2022 et 2023) se dit plus fort que jamais en 2026. Les fortes chaleurs peuvent éventuellement lui être plus favorables qu’au Slovène. Mais cela dépendra aussi de la capacité de son équipe à endiguer les assauts d’UAE. Quand la pente va s’élever, Matteo Jorgenson, Sepp Kuss et Davide Piganzoli auront un rôle crucial à jouer pour leur leader.

… et pour Seixas

Mais le duel Pogacar-Vingegaard n’est pas vraiment une nouveauté. La grande curiosité, c’est Paul Seixas. Cette 6e étape sera un premier indicateur sur la capacité du jeune coureur français à rivaliser avec les meilleurs sur les parcours les plus difficiles. Il a déjà vécu quelques moments mouvementés sur son début de Tour, notamment à Barcelone, mais le leader de la Decathlon CMA CGM a plutôt bien tiré son épingle du jeu, notamment avec sa 4e place aux Angles.
picture

Seixas, "un bon début de Tour" avec son lot d'ennuis

Video credit: Eurosport

L’heure est venue de placer le curseur un peu plus haut. Il n’attendait que ça. "J'ai forcément hâte que ça démarre vraiment dans la montagne", admettait-il à Barcelone. Seixas n’est pas le seul. La France entière est dans le même cas à l’aube de sa première grosse étape de montagne sur son premier Tour de France. Elle aura, peut-être plus que jamais, les yeux rivés sur sa pépite de 19 ans, même si le Lyonnais a tout le temps d’écrire son histoire. Mais elle commence vraiment ici, sur la route de Gavarnie-Gèdre.
Il y aura des enseignements à tirer de la course de Seixas. De celle, aussi, de Remco Evenepoel (Red Bull – Bora-Hansgrohe), contraint à l’abandon sur les pentes du Tourmalet l’an dernier. En forme, le Belge doit crédibiliser ses ambitions en affichant de l’impact en haute montagne, comme son coéquipier allemand Florian Lipowitz. C’est aussi le cas de Juan Ayuso, leader de la Lidl-Trek et ancien d’UAE. Le jeune Espagnol sait peut-être mieux que les autres ce qui attend le peloton ce jeudi. Du très sérieux.
picture

Pogacar, Vingegaard, Seixas, Del Toro, Evenepoel... Les protagonistes attendus sur le Tourmalet lors de la 6e étape du Tour de France

Crédit: Marko Popovic


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article