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Tour de France 2026 I Contrôles antidopage : Matej Mohoric dénonce un traitement de faveur pour Paul Seixas
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Mis à jour 22/07/2026 à 10:51 GMT+2
Alors que tous les coureurs du Tour de France ont fait l'objet d'un contrôle antidopage lors de la journée de repos lundi selon l'International Testing Agency (ITA), le coureur slovène Matej Mohoric (Bahrain-Victorious) a pesté concernant un possible traitement de faveur accordé à Paul Seixas. Sans le citer, il estime que le coureur français n'est pas logé à la même enseigne que les autres.
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Video credit: Eurosport
C'est le sujet dont parle tout le peloton depuis plusieurs jours maintenant. Alors que l'International Testing Agency (ITA) a lancé une grande vague de contrôles antidopage au sein des équipes engagées sur le Tour de France, certains coureurs n'ont pas apprécié les horaires de ces derniers, parfois effectués en pleine nuit.
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Dans ce communiqué mardi soir, l'ITA confirmait "qu'une vaste mission de contrôle sanguin dans le cadre du Passeport biologique de l'athlète a été menée lors de la journée de repos du Tour de France, le 20 juillet 2026." "Tous les coureurs du peloton ont été inclus dans cette mission de contrôle, qui s'inscrit dans le programme antidopage de l'ITA fondé sur le renseignement et l'évaluation des risques pour la course", ajoutait l'organisme indépendant auquel l'Union cycliste internationale (UCI) a délégué son programme antidopage en 2021.
Le coureur slovène Matej Mohoric (Bahrain-Victorious), lui, ne semble toutefois pas satisfait du traitement réservé par l'instance. Son équipe aurait en effet été contrôlée à 5h du matin ces derniers jours. "Pour nous, c’est assez désagréable. Cela réduit notre temps de repos et nous prend beaucoup d’énergie. J’ai moi-même eu un contrôle à 5 heures du matin, ce qui correspond pratiquement au milieu de la nuit, puisque nous nous couchons vers minuit en raison de la fin tardive des étapes et que nous prenons le petit-déjeuner vers 10 heures", a-t-il déploré dans un entretien accordé à Sportal.
Il serait bon d'établir certaines limites humaines
"Le fait est que l’agence qui effectue les contrôles dispose d’un budget assez important et doit, d’une certaine manière, le justifier. Je pense donc qu’il y a aussi un aspect business : ils doivent montrer qu’ils travaillent et qu’ils contrôlent afin de garantir un sport propre et équitable", a ajouté Mohoric. Avant de s'attaquer, sans le citer, à Paul Seixas et son équipe.
"Je pense donc qu'il s'agit d'une activité commerciale : ils doivent prouver qu'ils travaillent et veillent à ce que le sport reste propre et équitable. Nous payons pour le passé du cyclisme, mais malgré cela, il serait bon d'établir certaines limites humaines ou, du moins, de garantir une égalité de traitement pour tous. Nous savons en effet que ce coureur français, bien placé au classement général, n'a pas subi ce contrôle", a lâché le Slovène.
L'équipe Decathlon-CMA CGM aurait reçu la visite des inspecteurs de l'ITA peu avant 20h, lundi, jour de repos sur le tour. C'est probablement à cet horaire que Mohoric fait référence, puisque Paul Seixas a bien été testé comme tous les autres coureurs du peloton.
Plugge tape du poing sur la table
Le patron de Visma-Lease a bike Richard Plugge est de son côté revenu sur le contrôle antidopage nocturne passé par Jonas Vingegaard dimanche dernier. Si ce dernier a depuis chuté et déclaré forfait, son dirigeant a réclamé lui aussi plus d'équité.
"Il faudrait aussi prendre les autres candidats au classement général et leur appliquer les mêmes règles strictes, disons le top 10, dans le même timing, a-t-il déclaré à L'Equipe. Nous avons posé ces questions à l'ITA : pouvez-vous expliquer pourquoi un traitement différent ? Pourquoi un seul coureur (Vingegaard) contrôlé à 2 heures, apparemment un autre à 5 heures (Pogacar), et pourquoi pas le reste du top 10 ? Car si vous voulez sauvegarder l'intégrité du sport, chaque concurrent au podium devrait avoir le même traitement, à mon avis. Le but de l'antidopage est que tout le monde soit logé à la même enseigne. Et si l'ITA pense que (les contrôles de nuit) sont la meilleure façon de procéder, alors c'est que c'est bien la meilleure."
Lundi soir, le syndicat des coureurs professionnels (CPA) a notamment dénoncé les contrôles nocturnes qui "peut entraver la récupération des athlètes lors de la course la plus importante et la plus difficile du calendrier mondial et est en contradiction avec les objectifs recherchés".
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