Tour de France 2026 I Les Alpes, une trilogie crescendo

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On y est ! La 18e étape du Tour de Fance jeudi, entre Voiron et Orcières-Merlette, donne le coup d’envoi d’une trilogie en forme de bouquet final dans les Alpes, avant l’arrivée dimanche à Paris. Les difficultés vont augmenter au fil des jours jusqu’à l’étape reine de samedi. Cela devrait calmer les ardeurs des favoris sur ce premier opus taillé pour les attaquants. Et pour les Français ?

La montagne de retour (avant du très lourd) : le profil de la 18e étape

Video credit: Eurosport

Elle est source de débat par excellence. La trilogie ne met jamais tout le monde d’accord au cinéma. Chacun y va de son argument pour valoriser tel ou tel épisode. Peut-être que les organisateurs du Tour de France avaient cette idée en tête au moment de dessiner celle qui déterminera l’issue de cette édition. Ils n’ont pas pris trop de risque sur le cadre en choisissant les Alpes. Et trois parcours dont le niveau de difficulté va évoluer crescendo. Le scénario est en place. Mais l’histoire appartient aux coureurs.
Ils ont déjà une idée de l’épilogue. Dantesque. Samedi, il y aura trois cols hors-catégorie (la Croix de Fer, le Galibier et le Sarenne) et un de première catégorie (le Télégraphe) sur la route d’un retour au sommet de l’Alpe d’Huez. La veille, ils auront déjà gravi l’ascension mythique où sera jugée l’arrivée d’une étape un peu moins indigeste, mais quand même très consistante avec l’enchaînement Col Bayard (2e cat.) et Col du Noyer (1re cat.) en début de tracé, et le Col d’Ornon (2e cat.) avant la montée de l’Alpe d’Huez.
De quoi encourager les favoris à s’économiser autant que possible sur le premier opus de ce triptyque. Il ne faut jurer de rien avec ce glouton de Tadej Pogacar (UAE Emirates – XRG). Mais a priori, le Slovène a des raisons de préserver des équipiers déjà éprouvés en prévision de vendredi et samedi. La stratégie ne devrait pas être bien différente pour les candidats à une lutte beaucoup plus indécise, celle qui concerne le podium, entre Remco Evenepoel (Red Bull-Bora-hansgrohe), Isaac del Toro (UAE Emirates – XRG), Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) et éventuellement Juan Ayuso (Lidl-Trek).
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La montagne de retour (avant du très lourd) : le profil de la 18e étape

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Alors, le premier opus jeudi, entre Voiron et Orcières-Merlette, annonce une petite explication entre attaquants. Le contexte y est favorable, le tracé aussi. Avec cinq ascensions répertoriées, dont deux de première catégorie, la côte d'Engins (11,4 km à 5,4%) et la montée finale vers Orcières-Merlette (7,1 km à 6,7%), pour un dénivelé total de 3.900 m, les échappés devraient s’en donner à cœur joie sous la bienveillance des favoris, trop ravis de ne pas avoir à contrôler la course sur un tel terrain.

"Savoir grimper pour exister sur cette étape"

C’était justement le plan des organisateurs. "Ce sera une échappée de ‘costauds’ parce que dès le kilomètre 20, on monte la côte d'Engins pour aller chercher le plateau du Vercors. Ça devrait faire le tri dans le peloton pour laisser partir des bons grimpeurs, a prévenu Thierry Gouvenou, le responsable du parcours, auprès de l’AFP. Après, on est sur la route Napoléon. Je ne pense pas que les leaders vont se livrer dans le final lorsqu'on sait ce qui les attend les deux derniers jours. En revanche il faudra savoir grimper pour exister sur cette étape."
Dans le genre, il y a des candidats. Difficile de ne pas penser à Richard Carapaz (EF Education-EasyPost). L’Equatorien a fait forte impression sur ce Tour de France et pourrait enfin concrétiser si les favoris le laissent enfin aller au bout de son initiative. Mais il fera face à une forte concurrence dans tous les cas de figure. A commencer par celle de la Visma I Lease a bike. L’abandon de Jonas Vingegaard leur laisse le champ libre pour viser la victoire d’étape. Les abeilles ont des atouts à faire valoir sur ce tracé avec Sepp Kuss, Davide Piganzoli et Matteo Jorgenson.
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L'Alpe d'Huez par Sarenne, 5 450 mètres de D+ : le profil de la 20e étape

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Pour eux, c’est certainement la dernière occasion d’exister avant l’explication finale dans les hauteurs du classement général. Les Français sont toujours dans le même cas. C’est peut-être la dernière opportunité pour les Tricolores de ne pas repartir bredouilles de ce Tour de France. Si Seixas et Lenny Martinez (Bahrain-Victorious) devraient rester sage, si Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) visera plus probablement l’Alpe d’Huez vendredi, Kévin Vauqelin (Netcompany Ineos) devrait en revanche avoir des fourmis dans les jambes. Il a trop tourné autour sur ce Tour où il a joué de malchance pour qu’il en soit autrement.
Il y a ces protagonistes auxquels on pense ou ceux qui auront à cœur de surprendre. Quels qu’ils soient, ils animeront un premier épisode à suspense dans cette trilogie alpestre. Les deux suivants s’annoncent différents mais offriront aussi leur dose d’émotions. Le tout va déterminer la fin de ce Tour de France. Avec le spectacle tant espéré par les organisateurs ? C’est désormais aux coureurs d’en décider. 
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