Tour de France 2026 - "J'ai repensé à l'an dernier" : l'étape des Champs-Elysées, Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech) la voulait tellement
Mis à jour 26/07/2026 à 22:55 GMT+2
Absent du premier passage par Montmartre l’an dernier après son abandon, Mathieu Van der Poel rêvait depuis un an de gagner sur les Champs-Elysées. Comme souvent, le Néerlandais y a ajouté la dramaturgie et la manière, au terme d’une chevauchée avec Tadej Pogacar, pour s’offrir l’une des plus belles victoires de sa carrière.
Grandiose Van der Poel : revivez son finish à couper le souffle
Video credit: Eurosport
Il ne se souvenait peut-être pas que son père avait été battu au sprint sur les Champs-Élysées par le maillot jaune, mais cette victoire, il est probable que Mathieu Van der Poel ne l’oublie jamais. Gagner la dernière étape du Tour de France, c’est marquer l’histoire, assurément. Triompher de cette manière, au bout du suspense, après un dernier tour à couteaux tirés en résistant de justesse aux sprinteurs, c’est tout simplement grandiose. Surtout après un nouveau duel avec son grand rival du printemps, Tadej Pogacar, sur la route d’un 5e Tour de France historique. Sans doute le plus facile. Mais même le Slovène d’UAE Emirates XRG a dû s’incliner face à l’abnégation de Van der Poel.
"C'est un rêve, avouait après la ligne le Néerlandais d’Alpecin-Premier Tech. Je suis très heureux. Il reste quelques courses que je veux gagner au cours de ma carrière, et celle-ci [aux Champs-Élysées] en faisait partie. J'y pensais déjà l'année dernière quand j'étais malade et que je devais regarder l'étape à la télévision. C'était extrêmement difficile de se retrouver aux avant-postes avec le meilleur coureur du peloton. Tout mon respect pour Tadej [Pogacar]. J'ai vraiment cru qu'on allait se faire rattraper". Tout le monde y a cru. Le maillot jaune l’a été, d’ailleurs. Mais pas Van der Poel. C’est que le champion du monde de Glasgow en 2023 était porté par un esprit de revanche qui l’a sublimé, encore un peu plus qu’il ne le fait tout seul habituellement.
Ce doublé va rester gravé pour un long moment
"Dans les cinq cents derniers mètres, j'ai repensé à l’an dernier et j'ai tout donné pour résister, raconte-t-il. J'ai poussé au maximum. J'attendais qu'une roue surgisse pour me dépasser, mais cela n'est pas arrivé. J’ai finalement aperçu un pneu Pirelli à mes côtés, mais, heureusement, c'était celui de Jasper". Et même son sprinteur belge n’a pas pu le remonter, sans doute plus par respect pour celui qui s’est tant dépouillé pour lui sur ce Tour de France que par manque de jambes. "Mathieu a déjà fait tellement pour moi dans le passé, c'est plus qu'un champion, c'est un ami, assure Jasper Philipsen. Tout ce qu'il me donne à moi et à l'équipe montre à quel point il est désintéressé. Ce doublé va rester gravé pour un long moment". Surtout la victoire de Mathieu Van der Poel.
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Van der Poel, exténué et soulagé : "J'ai vu un pneu Pirelli… et c'était celui de Jasper !"
Video credit: Eurosport
Le Néerlandais s’est arraché plus que jamais sur les Champs-Élysées et c’est aussi pour ça qu’il est tant aimé, partout. Il donne le sentiment d’être humain après ses succès, comme s’il allait au bout de lui-même, ce qui a sans doute été le cas ce dimanche, vu son état d’épuisement une fois la ligne franchie. "Nous avons une expression en néerlandais : il faut puiser l'énergie au plus profond de soi, jusqu'au bout des orteils, expliquait Van der Poel. Je ne sais pas d'où est venue l'énergie aujourd'hui, mais certainement pas des orteils !". Il n’en fallait pas moins pour triompher sur les Champs-Élysées et s’offrir, sans doute, la plus belle victoire de sa carrière sur le Tour de France. La plus folle en tout cas.
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