Tour de France 2026 | Lance Armstrong : "Si Seixas n'avait pas été là, Pogacar n'aurait pas été autant hué"
Par Laurent Vergne
Mis à jour 18/07/2026 à 16:44 GMT+2
Si Paul Seixas n'est pas encore tout à fait un rival de Tadej Pogacar pour la victoire finale, le jeune Français de 19 ans s'impose déjà comme un personnage central du Tour de France, notamment pour le public français. Faut-il voir dans son arrivée une des raisons aux sifflets adressés ces derniers jours au maillot jaune slovène ? Un certain Lance Armstrong le croit, en tout cas.
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Il n'est pas le premier à vivre ça, et sans doute pas le dernier. Plus le maillot jaune est dominateur, plus il est à même de susciter une forme de lassitude, voire de rejet. Ces derniers jours, Tadej Pogacar a ainsi entendu une musique pas toujours agréable à ses oreilles. Le Slovène a parfois été hué par une partie du public français au bord des routes. Ce fut notamment le cas au Lioran, le 14 juillet, quand le leader d'UAE Emirates - XRG avait décroché, déjà, son troisième succès d'étape sur cette édition 2026.
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Dans son podcast quotidien, The Move, qu'il tient sur ce Tour en compagnie, notamment, de Bradley Wiggins ou George Hincapie, l'ancien coureur américain Lance Armstrong a avancé une théorie dans son dernier épisode. Si Pogacar est particulièrement sifflé cette année (il l'est, il est vrai, davantage que les années précédentes), ce n'est pas tant parce qu'il est archi-dominateur que parce que sa totale mainmise sur le Tour annihile les espoirs du public tricolore de voir le jeune Paul Seixas concurrencer le quadruple (et bientôt quintuple ?) vainqueur de la Grande Boucle.
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Je pense toujours à Novak Djokovic, à la force mentale qu'il a
"La multiplication des huées à l’encontre de Tadej Pogačar est sans aucun doute liée à la présence de Seixas. S'il n'avait pas été là, Pogacar n'aurait pas été autant hué", juge le Texan, qui n'imagine par ailleurs pas une seconde "Pogi" mis en difficulté d'ici l'arrivée à Paris. Au contraire : "Nous abordons maintenant la partie de la course la plus sûre pour lui. Il peut simplement tenir sa position et faire ce qu'il maîtrise le mieux dans les ascensions. Jusqu'ici, les étapes ont représenté son plus grand défi en matière de placement."
Tadej Pogacar, lui, laisse faire, dire et siffler. Il fait sa course, point barre. Il n'est d'ailleurs pas convaincu que les huées émanant de certains lui soient directement adressées. Il pairait, à l'écouter, pour tout le milieu. "Si quelqu’un me hue sur la route, en fait, il hue tout le peloton, parce qu’on ne sait jamais vraiment qui est visé, vu qu’on roule tous ensemble. Mais il y a 99 % des gens qui encouragent tout le monde", a-t-il expliqué en conférence de presse l'autre soir au Lioran.
Quand bien même, si on le vise, il ferme ses écoutilles. Pour cela, le double champion du monde en titre a un modèle, un point de repère. Il se nomme… Novak Djokovic. Le tennisman serbe, recordman des victoires en Grand Chelem, est il est vrai passé maître au fil des années dans l'art de se nourrir de cette forme d'hostilité. "Je pense toujours au tennis, à Novak Djokovic, à la force mentale qu'il a, a-t-il confié. Il a eu l'une des carrières les plus difficiles par rapport à ça, avec beaucoup de sifflets et parfois sans raison, alors qu'il est l'un des plus grands. Donc quand quelqu'un me hue, je pense à Novak Djokovic et je m'inspire de lui."
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