Tour de France 2026 | Le Tour du Jour : Un record de vitesse que l'on a bien du mal à s'expliquer

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Entre Vichy et Nevers, sur une étape que l'on imaginait sur le papier sans histoire, Soeren Waerenskjold a marqué l'histoire du Tour de France. A jamais, du moins jusqu'au prochain record de vitesse moyenne sur une journée, c'est le nom du Norvégien qui restera mais ce chiffre fou de 50,9 km/h, on le doit aussi, et surtout peut-être, aux quatre échappés du jour.

Record de vitesse, impuissance d'Alaphilippe et sprint décousu : le résumé

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Le fait du jour 

Nevers a effacé Blois, Soren Warenjskold a effacé Mario Cipollini. Voilà 27 ans que l'Italien, sprinteur racé et personnage à part dans le paysage du peloton, détenait le record de l'étape la plus rapide de l'histoire du Tour de France. Il a fallu attendre un quart de siècle pour qu'une étape qui ne payait pas de mine sur le papier affole les compteurs. Il n'y a pourtant eu ni vent ni course débridée ce mercredi entre Vichy et Nevers, ingrédients indispensables pour un tel record. C'est, du moins, ce que l'on pensait jusqu'à aujourd'hui et la victoire de Soeren Waerenskjold.
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Wærenskjold a lancé tôt et il a touché le gros lot : l'arrivée en vidéo

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S'il fallait expliquer les 50,9 km/h de moyenne du jour, vous nous verriez bien embêtés. Force est de constater que les quatre de tête, Anton Charmig, Mathis Le Berre, Nelson Oliveira et Julian Alaphilippe, puis trois quand ce dernier a été lâché dans la Côte de Billy-Chavannes, étaient des costauds, voire des très costauds, sans quoi le record du jour n'aurait pas été possible, qui plus est avec du vent de face, léger certes, le plus souvent ! 
Il n'a pas fallu des gros noms à l'avant pour que le peloton s'affole. Les équipes de sprinteurs ont senti le danger et si le trio a finalement été repris relativement loin de la ligne, voire des Pascal Eenkhoorn ou encore Marco Frigo s'écarter et rendre les armes a dit beaucoup de l'énorme performance réalisée par les hommes de tête. Si un record a été battu sur le Tour de France, c'est en grande partie grâce à Charmig, Le Berre, Oliveira et Alaphilippe. 
On s'était habitués, ces dernières années, à voir les records de vitesse tomber année après année sur les différents Monuments. Même chose pour le Tour que Tadej Pogacar achevait avec une vitesse moyenne toujours plus impressionnante mais ce record-là tenait bon. Jusqu'à ce mercredi et on se demande encore comment il a pu tomber. 

Le perdant du jour 

Dans cette édition 2026 où les munitions sont rares donc précieuses pour les sprinters, Jasper Philipsen a grillé une nouvelle cartouche mercredi à Nevers. Le Belge a pris la troisième place sur la ligne d'arrivée, derrière Soeren Wærenskjold et le Néerlandais Olav Kooij, lui aussi déjà lauréat de son étape depuis le grand départ de Barcelone. Sachant que Tim Merlier en a claqué deux et que Mads Pedersen a lui aussi réussi à mettre dans le mille, le temps commence à presse pour la flèche de l’équipe Alpecin – Premier Tech. 
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La palette : Kooij a tergiversé, il l'a payé

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Au moins a-t-il préservé les points de sa troisième place pour continuer à croire au maillot vert, alors qu'il avait été initialement déclassé pour une vague dans l'emballage final. Mais Philipsen est d'abord une machine à gagner. Ces quatre dernières années, il a totalisé 10 succès sur les routes du Tour et il a toujours triomphé au moins une fois par édition ces quatre dernières années. Même l'an passé, en dépit de son abandon dès la 3e étape, il avait eu le temps de rafler son bouquet (et de porter le maillot jaune). Jeudi, il jouera déjà très gros. Après cela, les occasions seront une espèce en voie de disparition pour lui… 

L'image du jour 

Julian Alaphilippe aura donc été un des quatre membres de l'échappée du jour. Mais le Français a aussi été le premier à lâcher prise, dans une petite côte de 4e catégorie située à 36 km de l'arrivée. Un vrai symbole de ses difficultés dans ce Tour 2026 et, plus globalement, depuis le début de la saison. Le double champion du monde a même ensuite perdu le contact avec le peloton pour terminer… dernier de l'étape à plus de sept minutes.  
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Alaphilippe distancé dans une côte de 4e catégorie

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On a aimé 

La résilience de Soeren Wærenskjold. Le Norvégien vient de signer un enchaînement assez incongru. Mardi, au Lioran, il n'avait pas été à la fête, terminant à la 175e et… dernière place de l'étape, après avoir été notamment victime d'une chute dans la descente du Puy Mary. 24 heures plus tard, c'est donc à l'autre extrémité du classement qu'on a retrouvé le sprinter de l'équipe Uno-X Mobility, vainqueur pour décrocher son premier succès sur le Tour.  
Voir Mathieu Van der Poel attaquer dès le kilomètre zéro alors qu'il venait de confier, à notre micro, qu'il allait aider Jasper Philipsen ce mercredi vers Nevers. Blague à part, qu'un coureur de sa trempe se lance dans une entreprise a priori sans avenir et qu'Alpecin-Premier Tech accepte de laisser l'un de ses hommes, et pas n'importe lequel, tenter d'aller à l'avant sur une étape promise aux sprinteurs, a quelque chose de rafraichissant. 
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Premier attaquant, première surprise : Van der Poel fait le KM0

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On n'a pas aimé 

Alors qu'on se remettait à peine de la débâcle des Bleus face à l'Espagne en demi-finale de la Coupe du monde de football, on pensait être à peu près tranquille sur le Tour de France mais il a fallu que Kévin Vauquelin, chambreur devant Remco Evenepoel il y a quelques jours, se fasse chambrer à son tour. 
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Vauquelin, le chambreur chambré : "Oui, on a le seum"

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Les quelques chutes qui ont encore émaillé cette étape. De l'extérieur, elle a pu paraître peut-être relativement calme, la vitesse mise à part, mais Juan Ayuso l'a confié : c'était l'une des journées les plus piégeuses qu'il a connues sur le Tour de France. 

Le chiffre 

Alors que nous arrivons à la mi-Tour, la Norvège est déjà le troisième pays à cumuler à la fois au moins une journée en jaune et au moins une victoire d'étape. Soeren Wærenskjold s'est donc imposé mercredi alors que son compatriote Torstein Traeen avait porté le maillot deux jours la semaine dernière.
 La Norvège rejoint ainsi le Danemark (Jonas Vingegaard en jaune, Mads Pedersen vainqueur d'étape) et la Slovénie, où Tadej Pogacar s'occupe évidemment de tout. A noter que ces trois nations comptent toutes moins de 10 coureurs engagés sur ce Tour. Comme quoi, la qualité vaut parfois mieux que la quantité.
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Le Berre a tilté : "Quand j'ai vu Van der Poel attaquer…"

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 La décla : Soeren Waerenskjold

En arrivant ici, je savais que deux ou trois sprinteurs étaient plus rapides que moi, mais qu'une victoire restait possible si je réalisais un bon sprint. Parfois, je suis très confiant et je crois en moi, mais il m'arrive souvent de me sentir épuisé et de penser qu'il est impossible de gagner. C'est fou que cela arrive aujourd'hui, après la chute d'hier. Je me sentais vraiment mal au départ, mais mon corps s'est mis en route et je me suis senti mieux dans le final grâce à l'adrénaline. 
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Wærenskjold : "Je m'attendais à voir Merlier me dépasser..."

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Juste pour savoir 

Au fait, c'était quoi, exactement, le but de l'attaque d'Alaf ? Se montrer pour se montrer ? 
Entre les températures affolantes et, maintenant, l'étape la plus rapide de l'histoire, dans quel état le peloton finir ce Tour à force ?
S'il n'avait pas gagné à Pau, il s'en voudrait à quel point Olav Kooij, de ne pas avoir suivi Cees Bol, son coéquipier qui avait senti le très bon coup ?
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Pogacar : "Je me suis chié dessus, je me voyais déjà au sol"

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