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Tour de France 2026 | Les débats du Tour : La 2e place de Vingegaard est-elle en danger ? Quelle parade contre UAE ? Merlier intouchable ?
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Mis à jour 15/07/2026 à 11:02 GMT+2
Ce mardi vers le Lioran, Jonas Vingegaard a lâché un peu de temps à ses rivaux pour la deuxième place du Tour de France 2026. Cette dernière est-elle un peu plus en danger que ce que l'on pensait ? Existe-t-il une parade contre UAE et Tadej Pogacar ? Enfin, Tim Merlier est-il intouchable au sprint alors qu'on attend un emballage massif à Nevers mercredi sur la 11e étape ? Les débats du Tour.
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La 2e place de Vingegaard est-elle en danger ?
Vincent Brégevin
C’est quelque chose que je n’aurais pas envisagé. Mais la lecture du classement à l’instant T impose un constat. Jonas Vingegaard reste le meilleur des autres, mais il n’a pas réduit l’écart avec Tadej Pogacar comme il l’espérait. Et la marge qu’il avait sur les autres têtes d’affiche s’est considérablement réduite. Remco Evenepoel est à 30 secondes. Juan Ayuso et Paul Seixas sont à moins d’une minute. C’est difficile de dire que sa deuxième place n’est pas menacée dans ces conditions.
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Il faut relativiser le constat. Si le Danois a perdu du temps au Lioran, ce n’est pas parce qu’il est moins fort que les trois coureurs que je viens de citer. Ce sont des circonstances de course, parce qu’il a roulé pour limiter la casse avec Pogacar et il a payé ses efforts dans le final. Vingegaard a aussi montré à Gavarnie-Gèdre qu’il semblait un cran au-dessus des autres concurrents au podium en haute montagne. Mais pour moi, le classement général après l’étape du Lioran ne doit pas être négligé pour autant. Il reste le dauphin de Pogacar. Mais c’est un dauphin contesté.
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Jean-Baptiste Duluc
Le voir perdre 12'' dans les pentes finales du Lioran pourrait paraître inquiétant, mais il ne faut pas oublier qu’il avait été le seul à rouler, avec Remco Evenepoel en chasse derrière en solitaire, à la poursuite de Tadej Pogacar. Le Danois de la Visma | Lease a Bike a juste beaucoup plus donné que ses compagnons, avares en relais, et il l’a payé au sprint. Rien d’inquiétant donc, comme pour sa 2e place.
La différence en haute montagne entre Vingegaard et les autres est telle qu’il n’a pas vraiment à s’en faire. On l’a vu au Tourmalet, le Danois était deux fois plus près de Pogacar que Seixas, Lipowitz et Del Toro ne l’étaient de lui. C’est dire sa marge théorique sur la concurrence pour la 2e place. Bien sûr, la fatigue du Giro pourrait rebattre légèrement les cartes, mais je ne m’en fais pas pour le Danois. Si besoin, la 20e étape avec ses trois cols hors-catégorie lui permettra de faire la différence. Derrière Pogacar mais bien devant Evenepoel et compagnie.
Existe-t-il une parade contre UAE ?
Jean-Baptiste Duluc
Un miracle ? Plus sérieusement, la tâche parait désormais impossible, si la formation émiratie en a décidé autrement. C’est un fait, assez désespérant certes, mais c’est un fait indiscutable. Et chercher une solution revient à chercher comment provoquer l’impossible. Les équipiers de Pogacar sont si forts qu’ils condamnent quasi systématiquement les échappées. Quasi, car dimanche a quand même donné une piste, aussi maigre soit-elle.
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L'attaque phénoménale de Pogacar, qui avale Carapaz
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Sur la route d’Ussel, UAE Emirates-XRG a roulé derrière l’échappée, elle a essayé de revenir, de contrôler et de gagner au sprint avec Del Toro, comme elle l'a avoué après l’étape. Mais ils se sont cassé les dents sur les coureurs de tête et ont fini par renoncer loin de l’arrivée. De quoi donner de l’espoir au peloton ? Oui et non. Car ceux qui les ont fait céder, ce sont Mathieu Van der Poel, Thomas Pidcock ou encore Tobias Johannessen. Bref, des stars du peloton pour une fois dans le monde des échappées. S’il faut cela pour battre les UAE Emirates-XRG, cela n’arrivera décidément pas souvent…
Christophe Gaudot
Jean-Baptiste a raison, il n'existe quasiment aucune parade à la domination de l'équipe UAE Emirates-XRG. Non seulement car elle possède le meilleur coureur du monde mais aussi parce qu'à son contact, ses équipiers deviennent eux aussi incroyablement forts. S'appeler Mathieu Van der Poel est une bonne parade mais même lui souffre le plus souvent pour mettre à mal les plans émiratis. Je ne sais pas si ce serait efficace mais je pense qu'il faut que les adversaires d'UAE inventent des nouvelles choses.
Prenez Richard Carapaz sur la 10e étape ce mardi. Je sais, il n'a pas gagné et loin s'en est fallu mais l'Equatorien a patiemment attendu son heure et son attaque a ressemblé à une excellente idée vers le Lioran. Aujourd'hui, et c'est la même chose sur les étapes promises aux sprinteurs, on essaye d'attaquer au début et, parfois, à la fin de l'étape. Pour épuiser les équipiers de Pogacar, il faudrait, peut-être, rendre les étapes un peu plus folles, un peu moins lisibles. Renoncer quand l'écart ne grimpe pas, relancer dès qu'une ouverture s'ouvre. Et ce quatre, six, huit ou dix fois. Dans un scénario classique, UAE et Pogacar sont intouchables, évidemment.
Merlier est-il intouchable au sprint ?
Christophe Gaudot
Sur ce Tour de France ? Je pense que oui. Olav Kooij a bien fait de saisir l'occasion sur le premier sprint massif, à Pau car pour le reste, je vois Tim Merlier tellement au-dessus qu'il me paraît vraiment compliqué de l'imaginer battu. Même très mal placé, comme à Bergerac, le Belge a réussi à remonter ses adversaires un à un pour s'imposer. C'est dire la marge qu'il a autant physique que mentale.
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Les sprinteurs de retour aux affaires à Nevers ? Le profil de la 11e étape
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Si Jasper Philipsen était au top de sa forme, je n'aurais pas le même avis mais je trouve le vainqueur de Milan-Sanremo 2024 un brin en dessous, notamment du côté de la tête. C'est pourquoi j'ai mentionné l'avantage psychologique un peu plus haut. Un Philipsen en confiance aurait dû remporter la 8e étape. Et si ses adversaires auraient pu légitimement compter sur la fatigue, je rappellerai que les trois prochains sprints prévus sont programmés avant les grandes étapes alpestres.
Vincent Brégevin
Les trois premières étapes de plat ont livré un verdict difficilement discutable. Tim Merlier a montré qu’il était le meilleur sprinteur sur ce Tour de France. Sa troisième place à Pau ressemblait à une bonne performance dans un final chaotique où il avait perdu ses lanceurs. Il a affiché sa supériorité à Bordeaux. Et surtout à Bergerac où, enfermé deux fois, il a signé une victoire assez légendaire au bout d’un sprint de 450 mètres. En l’état, il y a lui et les autres.
De là à dire qu’il est intouchable, il y a un pas que je n’ose pas encore franchir. Même si ça dépend beaucoup des jambes de Jasper Philipsen. Et de sa capacité à surmonter sa crise de confiance. À Bordeaux et Bergerac, le Belge n’a pas su faire fructifier le travail de ses lanceurs, notamment Mathieu Van der Poel, et cela a pesé sur son mental. C’est l’histoire de sa première semaine. Pas forcément celle de la deuxième. Mais c’est à lui de l’écrire. Et pour cela, il faudra battre Merlier.
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Plan d'équipe raté, enfermé nulle part : comment Merlier a réussi l'impossible
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