Tour de France 2026 - Lidl-Trek, l’animatrice quotidienne sur tous les fronts
Publié 11/07/2026 à 23:50 GMT+2
Depuis l’arrivée de Juan Ayuso, Lidl-Trek vise également le général du Tour de France, mais sans oublier l’ADN historique de l’équipe : jouer les étapes et être acteur tous les jours, à l’image de son autre leader, Mads Pedersen. Une exception dans un peloton de plus en plus centré autour d’un seul coureur.
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Dans un peloton toujours plus concurrentiel, venir sur le Tour de France avec deux leaders est devenu une exception. Il y a bien Uno-X Mobility (Tobias Johannessen pour le général, Soren Waerenskjold pour les sprints) et Decathlon-CGA CGM (Paul Seixas et Olav Kooij), voire Bahrain-Victorious, amenée à jouer le général avec Lenny Martinez même si ce n’était pas planifié. Mais aucune n’incarne autant ce côté polyvalent que la Lidl-Trek. Depuis 2020, la formation allemande s’est fait une habitude d’animer la Grande Boucle et ses échappées, qu’elle ait un sprinteur ou non.
Pedersen, symbole d’une philosophie
On pensait pourtant que l’arrivée cet hiver de Juan Ayuso allait changer leur manière de courir. Quand on recrute un tel coureur, troisième de la Vuelta 2022, parti d’UAE Emirates-XRG pour s’offrir une chance de briller sur les routes du Tour de France en tant que leader, on se doit de courir pour lui. De mettre toutes les chances de son côté pour qu’il monte sur le podium, l’objectif désigné. C’est pour ça qu’ils ont décidé d’emmener Mattias Skjelmose, Carlos Verona et Derek Gee-West, leurs meilleurs grimpeurs. Cela aurait pu changer leurs intentions. Cela aurait pu les inciter au calme, à rester groupé autour de leur leader au général. Beaucoup l’auraient fait. Mais pas la Lidl-Trek. Question de philosophie.
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Leader historique de l’équipe, sous contrat à vie, Mads Pedersen incarne plus que personne la formation allemande. C’est un sprinteur, mais pas un pur sprinteur. Il passe les bosses, mais n’est pas non plus un puncheur. Il sait tout faire, sans jamais être le meilleur quelque part. Mais c’est l’un des meilleurs coursiers du monde. C’est ce qui fait sa force et ce qui l’amène à se lancer aussi souvent dans des échappées. Et c’est tout Lidl-Trek qui a suivi la manière de courir de son leader. Savoir tout faire et en profiter à l’avant, voilà le credo également des Mathias Vacek, Quinn Simmons ou encore Toms Skuijns. C’est comme ça que la formation allemande a gagné la majorité de ses succès sur le Tour de France depuis 2013 et elle ne compte pas s’arrêter.
Ussel, l’une des dernières chances de mettre le chaos
Depuis le départ de ce Tour de France 2026, on les a toujours vu dans les grosses échappées. Après avoir déjà été dans les coups vers Les Angles lundi, Mads Pedersen et Quinn Simmons avaient remis ça vers Foix le lendemain, avec Vacek cette fois. Un trio infernal qui n’avait laissé aucune chance à la concurrence et que l’on devrait de nouveau retrouver ce dimanche sur la route d’Ussel. Parce que l’étape leur correspond parfaitement, même si son format raccourcit n’arrange pas Mads Pedersen. Mais elle reste à leur image : trop dur pour un pur sprinteur, trop facile pour un grimpeur, impossible à contrôler pour un peloton, mais très compliqué à gagner en solitaire. Tout ce qu’aime la Lidl-Trek. Dans sa quête d’un maillot vert qu’il aura réussi à conserver cette semaine malgré trois arrivées massives, le Danois aura en plus besoin des 55 points distribués en Corrèze. D’autant que les occasions seront rares dans cette 113e édition.
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Les échappés pourront y croire vendredi à Belfort et le jeudi de la dernière semaine, peut-être, à Orcières-Merlette. Mais avec le Ballon d’Alsace lors de la 13e étape et deux cols de 1re catégorie lors de la 18e étape, il faudra être grimpeur pour espérer s’imposer ces deux jours. Pas sûr que le Danois soit en mesure de s’y imposer. Mais ne vous y trompez pas : il sera à l’avant ces jours-ci, pour tenter, pour marquer des points au sprint intermédiaire et, s’il le peut, pour rendre la pareille à ceux qui travaillent pour lui habituellement. Car, chez Lidl-Trek, on aime mettre la pagaille dès qu’on le peut. Qu’importe à qui profite le chaos.
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